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    Le nouveau schéma des études doctorales fin prêt

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . Application programmée à la rentrée 2007/2008. Bourses d’études, insertion dans le monde du travail, les encadrants… les grands axes de la réforme. Trois ans maximum pour achever la thèseAprès le L et le M, c’est autour du D. Le projet de réforme des études doctorales est finalisé. La commission en charge du dossier a tenu sa dernière réunion la semaine dernière et les résultats seront présentés à Habid El Malki, ministre de l’Education nationale durant les prochains jours. En tout, le projet a nécessité près de deux ans de travaux.Cette réforme, qui sera introduite en septembre 2008, date qui coïncide avec la sortie des premiers diplômés des masters, constitue la troisième étape de l’implémentation du système LMD (licence-master – doctorat), introduit par la réforme de l’Enseignement supérieur. Elle tentera de remédier aux lacunes du programme des unités de formation et de recherche (UFR). Ce dernier se caractérise par l’expansion des UFR. Rien que pour 2005, on compte ; 804 UFR. Sur ce total, 50 concernent le DESS; 250, le DESA; et 500, le doctorat (soit le double des DESA). Autrement dit, favoriser les diplômes professionnalisants est un objectif qui n’a pas été atteint. Aujourd’hui, ce système a montré ses limites. A côté du problème de «personnalisation» des UFR au point où chaque «professeur avait sa propre unité de formation », l’on assiste au blocage des thèses. A cela s’ajoutent des thématiques souvent en décalage avec le monde économique. Des lacunes auxquelles le nouveau système doctoral tentera de remédier. Cette réforme permettra de s’aligner sur le régime en vigueur en Europe, régime issu de l’Accord de Bologne. Dans cette vision, l’étudiant devra jouer un rôle actif. «Le doctorant devra concevoir son projet de recherche, le monter et le réaliser. Il en devient l’acteur, le réalisateur et le metteur en scène», explique Hafid Boutaleb, président de l’Université Mohammed-V/Agdal de Rabat.Quant à l’encadrant, il devra jouer son véritable rôle de conseiller et non plus d’accompagnateur passif comme cela a été parfois le cas par le passé. Les rapports entre les deux seront régis par une charte des thèses qui délimitera les droits et obligations de chacune des deux parties. Une attention particulière sera accordée aux délais. Plus questions de tolérer des thèses qui traînent des années. La durée moyenne de préparation sera fixée à 3 ans. Dès la fin de la seconde année, l’échéance de la soutenance devra être discutée. La prolongation des travaux au-delà de trois ans sera possible mais exceptionnelle. Pour cela, le doctorant et le directeur de thèse devraient soumettre un rapport sur l’avancement des travaux et les raisons du retard au président de l’université, qui décidera. «La prolongation, si elle est accordée, ne pourrait dépasser une année. Deux ans, ce serait la grande exception», précise Boutaleb. . Un enseignant pour 40 doctorantsPour éviter les blocages, une procédure de médiation, en cas de conflit entre les deux partie, sera également mise en place, et un directeur de thèse ne pourra encadrer plus de 5 personnes simultanément. Une limite qui a été fixée à la suite des constats dressés: dans le système des UFR, il a été relevé qu’un professeur pouvait encadrer jusqu’à 40 doctorants, une aberration à l’origine de retards importants dans le suivi des travaux de recherche et des soutenances.Dans la réforme, un intérêt particulier est accordé à la situation financière des étudiants. Un système de bourses, sera mis en place. Ce n’est pas l’unique source de financement envisagée. L’on compte également recourir aux contrats avec les secteurs privé et public. En France, par exemple, les entreprises financent des recherches en contrepartie de l’exclusivité des résultats. Ce système a déjà démarré dans certaines universités et de grandes écoles d’ingénieurs.   Les vacations seront également encouragées. C’est d’ailleurs une pratique courante dans les universités où, par exemple, les modules informatiques sont assurés par des doctorants. Elles sont amenées à se développer, surtout avec l’insuffisance du nombre d’enseignants après les départs volontaires. En fait, c’est au directeur de thèse de proposer un mode de financement. Il devrait le soumettre avec le projet de thèse pour validation. Dernier axe de cette réforme: préparer les futurs docteurs au monde du travail. Le problème des diplômés chômeurs a servi de leçon. Pour éviter cet écueil, les doctorants devront accomplir un volume de 200 heures dans des modules spéciaux en communication, gestion, langues etc. Ces formations feront l’objet d’une attestation qui sera par la suite délivrée au doctorant. Dans tous les cas, ce dernier sera tenu de se conformer à un cahier des charges. Il sera tenu d’assister aux conférences et séminaires proposés par l’établissement dont il relève. Des «doctoriales», journées dédiées à des rencontres avec les employeurs, seront également organisées pour faciliter les contacts. Voilà beaucoup de bonnes intentions; le défi est d’arriver à les concrétiser. Par ailleurs, le nouveau système sera organisé de manière à créer des synergies entre les différents départements d’une même école ou faculté. Plus question de travailler en «autarcie». La coordination entre les départements créera des synergies. «Elle permettra d’optimiser le rendement de la recherche et d’améliorer les conditions de travail et de fonctionnement », promet Mohamed Barkaoui, président de l’Université Hassan-II/Aïn Chock de Casablanca. La commission qui a travaillé sur la réforme propose que les études doctorales soient gérées par un collège des études doctorales logé au sein des présidences des universités. Ces entités seraient chapeautés par les vice-présidents d’université. Ces collèges géreraient les centres d’études doctorales au niveau des établissements. Dirigés par les directeurs d’écoles d’ingénieurs ou par les vice-doyens des facultés, ces centres vont regrouper différents départements de manière à unifier les travaux de recherche au niveau d’un même établissement. Ce qui permettra non seulement de mutualiser les moyens mais aussi d’avoir une meilleure visibilité de la politique scientifique de l’établissement. Khadija MASMOUDI

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