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L'administration avare de formation continue

Par L'Economiste | Edition N°:1740 Le 05/04/2004 | Partager

. 15 ministères y consacrent moins de 0,5% de la masse salariale. Les entreprises publiques à prendre en exempleLa grande réforme de la Fonction publique attendra encore. Le projet de loi qui vise la modernisation de l'administration est toujours à l'étude, nous indique-t-on auprès du ministère de la Modernisation des Secteurs publics. Néanmoins, avec les quatre projets de décrets qui ont été approuvés en Conseil de Gouvernement jeudi dernier, c'est un premier jalon qui vient d'être posé sur le long chemin de la mise à niveau de la vieille dame (cf. notre édition du 2 avril 2004, www.leconomiste.com). Et ce n'est pas le moindre, car sur les quatre textes adoptés, trois concernent directement les fonctionnaires et agents de l'Etat, soit une population de 680.000 personnes environ.L'idée de gérer cette population à la manière des entreprises privées, en tout cas celles qui peuvent se targuer de pratiquer une vraie GRH, n'est pas nouvelle. Elle a longtemps circulé depuis que la Banque Mondiale et d'autres instances internationales ont diagnostiqué les points faibles de notre administration, poussant à une réforme globale. Celle-ci passe inéluctablement par la valorisation des RH, donc aussi par la formation continue, une pratique encore peu ancrée chez nous, même dans le secteur privé. «Dans la Fonction publique, il n'existe pas une politique de formation continue claire et bien ficelée», relève le ministère. Il est vrai que des administrations et entreprises publiques ont développé des programmes ambitieux et soutenus et acquis un savoir-faire, mais beaucoup encore ne lui accordent qu'un intérêt mineur. En témoignent les budgets qui lui sont alloués. Ces derniers représentent moins de 0,5% de la masse salariale, souligne le ministère de la Modernisation des Secteurs publics dans la note de présentation du projet de décret sur l'organisation de la formation continue des fonctionnaires et agents de l'Etat. C'est le cas de 15 ministères sur les 35 que compte le gouvernement. Ce taux est jugé très faible, comparé à celui des établissements publics qui, à l'instar des pays développés, consacrent environ 5% de leur masse salariale à la formation continue. Aussi, le projet de décret met-il l'accent sur la nécessité d'élaborer une stratégie nationale de formation continue et de développer une ingénierie en la matière afin d'éviter le gaspillage d'énergie et de moyens. Le tout est de faire de la formation continue un véritable instrument de préparation au changement. D'ailleurs, le projet de texte propose la création d'une commission spécialisée au sein du ministère de la Modernisation des Secteurs publics à laquelle prendront part les directeurs des ressources humaines des différentes administrations.


L'entretien d'évaluation fait son entrée

A côté du barème de notation qui est modifié (www.leconomiste.com), les fonctionnaires auront droit pour leur évaluation à un entretien avec leur supérieur hiérarchique. Cette démarche est d'ailleurs préconisée par les gourous du management et les cabinets conseil. L'appréciation du chef doit se fonder sur les critères retenus pour la notation(1), la note elle-même et les compétences professionnelles du fonctionnaire liées aux missions qui lui sont attribuées. L'évolution professionnelle tant en matière de promotion que de mobilité est également à prendre en compte.A l'issue de l'entretien, le supérieur hiérarchique est tenu d'établir un rapport précisant éventuellement les besoins de réadaptation ou de mobilité du fonctionnaire et le cas échéant, s'il le mérite, une titularisation ou promotion.--------------------------------------------(1) Accomplissement des tâches dévolues, productivité, compétence et sens de l'organisation, engagement professionnel et efforts d'innovation et de recherche.Khadija EL HASSANI

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