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Emploi & Carrière
La prime ne s’offre plus, elle se mérite

Par L'Economiste | Edition N°:2169 Le 12/12/2005 | Partager

. Les candidats attachent plus d’importance au fixe. L’évaluation par objectifs a de plus en plus d’adeptes Le salaire mensuel n’est plus la seule source de revenu pour un cadre. Aujourd’hui, des compléments de salaire, que sont les primes et le treizième mois permettent d’avoir en sus l’équivalent de plusieurs mois de salaire. Ces deux composantes ne revêtent, toutefois, pas la même importance aux yeux du candidat à l’embauche. «Lors du recrutement, les candidats attachent plus d’importance au salaire fixe qui comprend le 13e mois voire le 14e. Ils le négocient puisqu’il s’agit d’un acquis contrairement aux primes qui demeurent volatiles», explique Hamid El Othmani, directeur de LMS ORH. Le top management demeure l’exception à cette règle. Les dirigeants d’entreprises négocient dès le départ des primes qui peuvent représenter entre 30 et 40% de leur salaire annuel. Confinée, au départ, aux multinationales, «la pratique du 13e mois connaît aujourd’hui beaucoup de succès auprès des entreprises modernes et structurées. Le 14e n’est, en revanche, pas très courant», déclare El Othmani. Les banques qui, par le passé accordaient à certains cadres un 16e mois ont abandonné cette pratique. «Les mois de salaire supplémentaires ont été intégrés aux revenus fixes. Ceci permet une meilleure répartition des revenus sur toute l’année», avance Abdelmalek Bendriss, directeur des ressources humaines à la BMCI. Le système des primes qui trouve également de plus en plus d’adeptes parmi les chefs d’entreprises s’est davantage professionnalisé. «Il y a encore quelques années, les entreprises accordaient des primes de rendement et de performance qui étaient de véritables privilèges. Aujourd’hui, le système est plus transparent», déclare le directeur de LMS. Le recours à une méthode d’évaluation des performances est de plus en plus pratiqué par les grandes entreprises. Il s’agit de fixer des objectifs et de motiver le personnel pour les atteindre moyennant des primes. «La réalisation des objectifs est appréciée sur la base de critères quantitatifs, mais l’appréciation générale entre également en compte», estime Belcadi Karim, directeur général de Schneider Electric. Le directeur de LMS avance, quant à lui, trois facteurs qui conditionnent l’octroi de la prime et déterminent sa valeur. «Il y a la performance de la structure, celle de l’individu et, enfin, son comportement (sa relation avec le client)». Cette formule résume le «management by objectives», qui a fait ses preuves aux Etats-Unis et en Europe. Le raisonnement par objectifs a le mérite d’introduire un élément d’objectivité dans l’octroi des primes et réduit, par ricochet, les réclamations des employés. «Il est normal que l’octroi des primes soulève parfois des contestations. Mais quand l’entreprise dispose d’un système d’évaluation précis et transparent, la réaction de l’employé est souvent édulcorée», précise le DRH.


Les Finances: Championnes des primes

Au sein de l’Administration marocaine, le ministère des Finances a un régime privilégié de primes qui fait beaucoup d’envieux parmi les fonctionnaires des autres administrations. Il s’agit des fameuses primes de masse prélevées sur les pénalités. Elles se calculent en fonction de l’échelle et du nombre des échelons sans tenir compte du mérite. Il en résulte des disparités entre fonctionnaires du ministère et leurs homologues dans d’autres départements, qui peuvent aller du simple au double. Ainsi un chef de division aux Finances a le même salaire mensuel que le directeur central dans un autre département! Morad EL KHEZZARI

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