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Emploi & Carrière
La pression sur les talents s’accentuera en 2008

Par L'Economiste | Edition N°:2683 Le 31/12/2007 | Partager

. Commerciaux et ingénieurs, les profils les plus recherchés. Salaires attractifs et intéressement pour fidéliser les équipesC’est à qui offrira mieux et plus. La course aux talents va s’intensifier en 2008. Les entreprises déploient de nouveaux moyens pour séduire les cadres devenus «mercenaires». Un sondage effectué par L’Economiste révèle que les ingénieurs, les techniciens et les commerciaux sont les profils les plus recherchés sur le marché de l’emploi en 2008. Les compétences pour les fonctions-support, contrôle de gestion finance et marketing, arrivent également en tête des priorités des employeurs sondés. Les entreprises privilégient les bac+4 et bac+5 avec un penchant pour les diplômés de grandes écoles. Sur certains profils, la concurrence est telle que les entreprises ont préféré l’anonymat. C’est le cas de multinationales opérant dans l’industrie et dans les technologies de l’information. Elles comptent recruter des ingénieurs, des techniciens, des gestionnaires et des financiers. Ce qui suppose qu’elles sont pour la plupart en phase de croissance. D’autres, en raison d’un turnover important, se retrouvent dans l’obligation de remplacer les partants. Une entreprise spécialisée dans le domaine des technologies compte embaucher une soixantaine de techniciens. Quel que soit le secteur, les entreprises privilégient les personnes avec au moins une première expérience. Les jeunes diplômés risquent donc de se retrouver enfermés dans un cercle vicieux: pour être recruté, il faut une expérience professionnelle, mais pour disposer d’une expérience, il faut se faire embaucher... Reste la solution Anapec. Mais, là aussi, il faudra s’inscrire et attendre 6 mois avant de pouvoir bénéficier des différents programmes mis en place. Dans un marché de l’emploi de plus en plus sous pression, les employeurs sont dans une logique «d’innovation» en termes d’avantages et d’intéressements: rémunération attrayante, plans de formation, mobilité au niveau national et à l’international, des projets et missions à mener…Différentes formules seront mises en place pour les cadres et techniciens en 2008. Dans l’électronique, les entreprises cartonnent sur le marché local et à l’export. Ce qui se traduit par une forte demande en compétence et des stratégies de motivations «compétitives». Nexans par exemple recrutera 30 personnes, essentiellement des ingénieurs et des commerciaux. «Il y a une forte demande sur les profils qui se traduit par une pression sur les salaires. Nous comptons offrir une rémunération attrayante, un cadre de travail intéressant, des projets et des missions avec des objectifs précis et un rôle qui évolue», affirme Abdellah Chenguiti, directeur des ressources humaines. Les plans de carrière sont de moins en moins pris en compte par les entreprises car elles n’ont pas de visibilité sur le long terme, concède le responsable de Nexans. Les cadres sont d’abord à la recherche d’opportunités, il faut leur proposer des projets à mener et une visibilité à moyen terme, conclut Abdellah Chenguiti. Dans l’ameublement, les affaires sont à l’image du boom de l’immobilier. Richbond renforcera ses équipes en régions. La société est à la recherche d’ingénieurs et de commerciaux. Bouchra Hakam, DRH du groupe, insiste sur l’expérience des candidats. L’entreprise est prête à dégager les moyens qu’il faut pour attirer les meilleurs, confie-t-elle. Richbond met également en avant les formations qu’elle offre et la responsabilisation sur des missions précises. Véolia recrutera des cadres techniques en 2008. Elle embauchera 30 à 50 personnes. Salim Naji, son DRH, explique que «l’entreprise dispose d’un éventail de primes et avantages ainsi que d’une mobilité au Maroc et à l’étranger à même de séduire les compétences».  «Nous avons notre propre campus et offrons de bons cursus, et les évolutions de carrière sont rapides, compte tenu de l’évolution des métiers », poursuit-il. Pour les cadres supérieurs, une formation à Véolia Academy est également assurée. Le secteur bancaire connaît également un véritable «boom». Avec les ouvertures d’agences et les projets à l’international, les banques embauchent à tour de bras. A elle seule, BMCE Bank recrutera 500 collaborateurs pour différents postes: front office agence et des experts au niveau de certains métiers. La banque recherche des bac + 5 et des ingénieurs, révèle Mikael Naciri, DRH du groupe. En plus des avantages liés à la convention collective, BMCE Bank a mis en place une politique RH volontariste pour fidéliser ses compétences, insiste le DRH. Eramedic prévoit également de renforcer son staff de commerciaux. Cette entreprise, la première à avoir décroché le label CGEM, a mis en place toute une stratégie de fidélisation. Rémunération attractive, formation appropriée et mesures d’accompagnement pour assurer l’intégration des nouvelles recrues aux valeurs et au projet de l’entreprise. «Il faut développer l’autonomie, la responsabilité et l’esprit d’initiative ainsi que le sentiment d’appartenance pour les nouvelles recrues», précise Rachid Belkahia, son directeur général. Eramedic puise ses collaborateurs parmi les lauréats de l’enseignement supérieur après une fine sélection. Somafaco, entreprise opérant dans le conditionnement de produits alimentaires, prévoit de recruter des ingénieurs et des techniciens. Mobilité, avantages sociaux et rémunération sont autant d’éléments sur lesquels l’entreprise joue pour retenir ses collaborateurs. Le secteur des assurances affiche également des taux de croissance importants. Les compagnies se livrent une concurrence acharnée et sont dans une logique de croissance. Axa Assurance Maroc par exemple augmentera ses effectifs en 2008. L’assureur embauchera des régleurs de sinistre, des actuaires, des informaticiens et des organisateurs. Le minimum demandé est un bac+4 avec un à deux ans d’expérience. Mais, pour certains postes, l’assureur préfère prendre des personnes qu’il forme lui-même. «Les gens ont besoin de considération. Nous avons en place une gestion individualisée et une bonne communication interne», affirme Malika Youssoufine, directrice des ressources humaines. L’esprit d’équipe, la visibilité sur la carrière, les primes de rendement et les augmentations au mérite…, l’entreprise a mis en place tout un arsenal de motivations pour ses collaborateurs.


Des techniciens et des ingénieurs pour les BTP

La conjoncture est également favorable dans les BTP. Les différents chantiers et les grands travaux d’infrastructure entraînent de nouveaux besoins chez les cimentiers. A fin septembre 2007, ils ont écoulé plus de 8,5 millions de tonnes sur le marché local. Durant les huit premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de la profession a même progressé de 15% par rapport à la même période de l’année dernière, et les prévisions pour 2008 sont optimistes. Dans ce secteur, Lafarge Maroc, qui double la capacité de production de Tetouan II, prévoit d’embaucher 40 techniciens ainsi que des bac+ 5 et des ingénieurs. Toute une réflexion est en cours sur la fidélisation des salariés. L’entreprise envisagerait même de mettre en place de nouvelles formes d’intéressement. «C’est un sujet sensible, nous disposons de plusieurs leviers: une rémunération compétitive, des avantages en nature, un développement et des possibilités de carrière intéressantes.» Fénie Brossette, spécialisée dans le matériel et fournitures pour l’industrie et le BTP, augmentera également ses effectifs. Des mécaniciens bac+2, des électromécaniciens et des électriciens y seront embauchés. Abderrahman El Azhari, son DRH, affirme aussi que «l’entreprise renforcera son équipe de commerciaux et de managers, des bac+4 et bac +5 pour l’ensemble». Pour garder ses compétences, elle a développé toute une «artillerie» de motivations.Khadija MASMOUDI

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