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    La mondialisation passe l’action syndicale en pertes et profits

    Par L'Economiste | Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

    . Le Maroc critiqué pour les abus dans les zones franches . 145 personnes tuées dans le monde en 2004, selon le rapport de la CISLComme à l’accoutumée, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) dresse un bilan alarmant de la répression. En 2004, 145 personnes ont été assassinées dans le monde, soit 16 de plus par rapport à 2003. Par ailleurs, plus de 700 agressions violentes ont été enregistrées, à l’encontre de syndicalistes ainsi que près de 500 cas de menaces de mort.Dans son rapport annuel, l’organisation dénonce les effets de la mondialisation et l’ingérence des pouvoirs publics dans les activités des syndicats. Elle épingle plusieurs pays, notamment la Colombie, le Belarus, la Birmanie, le Cambodge, la Chine, la République dominicaine, Haïti, l’Iran, le Nigeria, les Philippines, la Turquie, le Venezuela et le Zimbabwe.Le Maroc a été cité dans ce rapport qui dénonce «des abus » contre les travailleurs, commis par les sociétés implantées dans les zones franches. Ces endroits ne sont pas seulement des zones exemptées d’impôts mais aussi des «zones franches syndicales».Du Maroc, c’est l’UMT qui transmet les «violations» de la liberté syndicale aux membres de cette organisation mondiale, qui couvre 145 millions de travailleurs.Par région, le continent américain détient le nombre le plus élevé d’assassinats et menaces de mort contre les défenseurs des droits des salariés. L’Asie-Pacifique, quant à elle, compte le plus de syndicalistes derrière les barreaux. Une fois de plus, la Colombie apparaît comme le pays le plus «dangereux» pour cette catégorie d’employés, avec 99 assassinats et des centaines de menaces de mort. Le rapport fait état de quinze autres assassinats dans d’autres pays d’Amérique latine.Au Moyen-Orient où les syndicats sont totalement interdits dans certains pays, onze travailleurs ont été tués au motif de leurs activités syndicales. Sept d’entre eux ont été battus au cours d’un seul incident au Liban quand l’armée a tiré à balles réelles contre des personnes qui participaient à une manifestation syndicale, accuse la CISL. En Europe, la situation est dans l’ensemble moins dramatique. Les autorités de plusieurs ex-Etats soviétiques cherchent activement à prendre le contrôle des syndicats.Outre la Colombie, plusieurs autres pays sont particulièrement épinglés dans le rapport de cette année, notamment le Belarus, la Birmanie, le Cambodge, la Chine, la République dominicaine, Haïti, l’Iran, le Nigeria, les Philippines, la Turquie, le Venezuela et le Zimbabwe.Pour leur part, les pays nordiques, avec leurs solides traditions syndicales, sont absents du rapport. «La force des économies de ces pays sur les marchés mondiaux montre que le respect des droits des travailleurs peut être un fondement de réussite économique et une pierre angulaire de la démocratie», conclut l’organisation.


    Zones franches ou zones «désyndicalisées»?

    Les travailleurs des zones franches d’exportation (ZFE) du monde, en majorité des femmes, continuent de subir une âpre répression antisyndicale, précise la CISL. En Namibie, des chiens policiers ont été utilisés pour mettre au pas les travailleurs d’une usine textile à capitaux malaisiens, dans laquelle les infractions aux droits syndicaux sont légion; une des employées a été sauvagement mordue au cours de la manifestation. Le rapport inclut des cas de violation dans les ZFE aux Fidji, en Inde, aux Philippines et au SriLanka. Au Bangladesh, des travailleuses qui essayaient de former un syndicat dans une fabrique de vêtements ont reçu des menaces de mort du gérant, lequel a ensuite recruté des malfrats pour tabasser ces femmes, dont 25 ont été grièvement blessées. Sur le continent américain, des travailleurs de ZFE en Haïti, au Nicaragua et dans plusieurs autres pays sont également privés d’exercer des activités syndicales. Nadia DREF

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