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Emploi & Carrière
La formation professionnelle tourne à plein régime
Entretien avec Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. 100.000 nouveaux inscrits dans les établissements de l’Office en cette rentrée* L’Economiste: - On reproche au système de formation professionnelle de maintenir des cursus inadaptés aux besoins des entreprises et de manquer de réactivité, voire d’être «une usine à gaz». Quelle est votre analyse ? - Larbi Bencheikh: Ce sont des propos qui étonnent. De l’avis même des professionnels qui sont associés à toutes les actions que nous menons pour améliorer la qualité de nos formations, les profils que nous mettons sur le marché répondent à une réelle attente des entreprises. Tout n’est pas parfait certes, mais les efforts accomplis sont reconnus. La meilleure preuve en est le taux d’insertion de jeunes issus de la formation professionnelle sur le marché de l’emploi. Au moins 60% décrochent un emploi dès les premiers mois de leur sortie de nos instituts.Cette recherche d’une adaptation permanente à la demande des entreprises se matérialise par la présence des professionnels à plusieurs niveaux de décision au niveau de notre institution, au conseil d’administration et au comité de gestion, aux comités de direction conjoints organisés régulièrement avec les associations professionnelles, en passant par les comités de gestion des établissements (CGE). Ceux-ci interviennent dans tout le processus, depuis la sélection des candidats et l’élaboration des programmes jusqu’à la validation des acquis des stagiaires. Par ailleurs, je tiens à rappeler que nous procédons de façon continue à la réingénierie de nos formations en fonction de deux critères essentiels: l’évolution technologique des métiers et les exigences de l’économie, et ce, par la création de filières adaptées et de nouveaux modes de formation et même la suppression des métiers devenus obsolètes. De 200 filières en 2004, nous sommes passés cette année à 170 dont plusieurs ont été restructurées sur la base d’études d’ingénierie de formation.* Quels sont les changements majeurs qui interviendront dans l’offre de l’Office cette rentrée et les objectifs que vous vous fixez? - L’année 2006/2007 est celle de la concrétisation de la quatrième et avant-dernière tranche de la commande gouvernementale dont nous sommes investis depuis trois ans, avec l’admission en formation de plus de 140.000 stagiaires, dont 100.000 en première année, contre 30.000 seulement en 2001/2002. Cette évolution portera le taux de réalisation de ce programme à 80%, avec 314.000 stagiaires formés. L’objectif des 400.000 jeunes formés à l’horizon 2007/2008 sera donc atteint, voire dépassé. Pour faire face à cette affluence, nous avons augmenté nos capacités en créant 27 nouveaux établissements, dont 8 dédiés au tourisme et 4 aux nouvelles technologies. Notre réseau passe ainsi de 185 entités en 2002/2003 à 245 cette année, soit une progression de 33%. Par ailleurs, cette année sera marquée par la poursuite de la démarche qualité que nous nous sommes imposés depuis 2003. Cette démarche nous a permis de mettre en place une nouvelle approche pour le recrutement et la formation de nos formateurs, en l’occurrence les Centres de développements des compétences (CDC) ciblant les secteurs prioritaires de l’économie. Ainsi, cette rentrée voit le démarrage du Centre de tourisme à Marrakech. Nous avons également mis en place un nouveau système d’évaluation des acquis des stagiaires, équipé nos établissements en matériel en tenant compte des évolutions technologiques que connaissent les métiers. Autre grand chantier cette année pour l’amélioration de la qualité de nos formations: le lancement du schéma directeur national de la formation professionnelle, sur la base des résultats des schémas directeurs régionaux que nous avons réalisés. * Quels sont les domaines où s’expriment les nouveaux besoins de la part des entreprises ? - Notre approche consiste à anticiper des besoins des professionnels. Il s’agit d’être proactif par rapport à l’évolution économique et d’impliquer systématiquement les professionnels à toute l’action de l’OFPPT pour le renforcement des ressources humaines. Tourisme, automobile, transport, agro-alimentaire, NTI, BTP, aéronautique, offshoring, voilà des secteurs qui sont aujourd’hui prioritaires en raison de leur caractère stratégique dans la politique de développement de notre pays. Quatre grands établissements de formation dédiés aux nouvelles technologies seront opérationnels cette année à Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech, afin de répondre à la demande croissante en ressources qualifiées dans ces secteurs. Huit autres consacrés aux métiers du tourisme, dont un Centre de développement des compétences (CDC) ouvriront également dans les régions à fort potentiel touristique, plus particulièrement dans les zones concernées par le Plan Azur. Nous avons également mis en place un complexe de formation aux métiers de l’offshoring et des technologies de l’information pour satisfaire les besoins en ressources humaines exigées dans le cadre de l’offre offshore Maroc. De même, pour répondre aux besoins croissants en ressources qualifiées qui découlent de la dynamique dans les infrastructures, l’OFPPT a mis en chantier, en partenariat avec la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP), l’institut spécialisé des métiers du bâtiment et des travaux publics, le premier du genre en Afrique. Opérationnel à partir de 2007-2008, cet établissement coûtera près de 100 millions de dirhams. Par ailleurs, la croissance que connaît l’industrie aéronautique au Maroc a amené l’OFPPT à préparer des cursus adaptés aux besoins des industriels, lesquels sont fortement impliqués dans le processus. Dans cette perspective, l’OFPPT s’imprègne de l’expertise internationale et s’associe à ce grand opérateur de formation qu’est RAM Academy. Le président de Royal Air Maroc a spontanément mis les ressources de son groupe à notre disposition. Je lui en sais gré particulièrement.


. Où en êtes-vous dans le traitement des dossiers des entreprises et quel est l’état des relations avec les professionnels de la formation continue?Larbi Bencheikh: Je profite de cette question pour vous informer que l’OFPPT exécute une décision du conseil d’administration consistant à assainir les dossiers de financement. Nous avons commencé par saisir les entreprises concernées pour accélérer les traitements de leurs dossiers et nous devrions assainir définitivement la situation pendant les mois de septembre et octobre 2006.La balle est dans le camp des entreprises qui doivent retourner les dossiers munis des pièces justificatives. A ce propos, il est à signaler que les entreprises ont été relancées pour présenter ces dossiers dans les délais.Quant aux relations avec les opérateurs de formation continue, je les qualifie de professionnelles et bonnes, étant donné que l’OFPPT œuvre pour que le secteur soit organisé à l’instar des secteurs de l’ingénierie dans notre pays, en prévoyant un système de qualification et de classification. La proposition a été déjà faite au comité central des CSF, où siègent le secrétariat d’Etat chargé de la Formation professionnelle, la CGEM et l’UMT. Le projet avance et devrait être finalisé dans les prochains mois.

Les CSF ne profitent qu’aux grands? Une idée fausse!

Ce sont les PME qui tirent le plus profit du système. Deux explications à cela. Primo, toutes les réformes ont été élaborées pour les y encourager, en mettant l’accent sur le principe de mutualisation de la taxe de la formation professionnelle (TFP). Secundo, la dernière réforme de janvier 2006 par exemple a renforcé cette mesure en limitant les financements des grandes entreprises à 50% de leur contribution à la taxe de formation professionnelle, déclarée quand celle-ci dépasse les 3 millions de dirhams. Une PME peut en revanche prétendre à des financements allant jusqu’à 300 000 dirhams, avec un taux de 70% quand il s’agit d’une action de formation planifiée. La formule des formations groupées permet notamment aux PME de bénéficier de formations financées à hauteur de 90% selon une procédure automatique de tiers payant, et ce, hors plafond de l’entreprise. Le nombre d’entreprises qui ont eu accès au système des CSF à ce jour pour l’année 2006 dépasse déjà celui de 2005. Sur les trois derniers exercices, 80% des entreprises qui ont eu accès aux CSF sont des PME sachant que nous appelons PME toute entreprise qui paie moins de 200 000 dirhams de TFP par an. Par conséquent, il serait erroné de dire que les PME ne profitent pas du système des CSF, conclut le DG de l’OFPPT. Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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