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La formation continue fait des adeptes mais…

Par L'Economiste | Edition N°:1725 Le 15/03/2004 | Partager

. 3% seulement des entreprises y recourent . Budget des CSF: 190 millions de DH cette annéeLes entreprises qui recourent aux contrats spéciaux de formation ont jusqu'au 31 mars pour déposer leurs dossiers de remboursement. Pour 2003, 160.000 salariés ont bénéficié de formations remboursées par l'OFPPT (Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail). Un chiffre appelé à augmenter en attendant la clôture des dépôts de dossiers. C'est ce qu'a affirmé Hafid Kamal, directeur de la Formation en cours d'emploi à l'OFPPT(1). Selon l'Office, les CSF (contrats spéciaux de formation) sont en progression depuis plusieurs années. Ils consistent à rembourser 70% des frais de formations planifiées et 40% de celles non planifiées. “Cela montre que l'entreprise marocaine est de plus en plus sensibilisée à la formation”, esti me Hafid Kamal. Autre preuve de cet engouement pour la formation continue, le nombre de cabinets, qui est passé de 60 en 1996 à plus de 600 aujourd'hui. L'enveloppe budgétaire des CSF ne cesse d'augmenter elle aussi. De 150 millions de DH en 2002, elle est passée à 175 millions en 2003 et 190 millions cette année. Elle sera portée à 300 millions en 2007. L'OFPPT affirme qu'il s'efforce de faciliter les procédures administratives aux entreprises bénéficiaires des CSF. Ainsi, les délais d'instruction et de paiement se sont améliorés ces dernières années, assure Hafid Kamal, sans fournir de chiffres. Et pourtant, beaucoup reste à faire. Le taux de pénétration de la formation continue est d'environ 3%, ce qui est encore trop faible. Seulement 2.000 entreprises sur les 60.000 déclarées à la CNSS recourent à la formation continue. “Dans certains pays qui ont compris que le capital humain est la véritable richesse, comme la Corée du Sud par exemple, ce taux atteint les 40%”, souligne Hafid Kamal. Cela a contribué à faire de ce pays la sixième puissance mondiale en un temps record. Autre situation à changer: ce sont surtout les grandes entreprises qui forment leurs collaborateurs alors que le système des CSF vise d'abord les PME. D'ailleurs, “le remboursement au profit de la PME peut atteindre 350.000 DH en plus des frais d'ingénierie, de la formation sectorielle et de l'alphabétisation fonctionnelle”, explique Abdelkrim Lghali, chef de la division des CSF au sein de l'Office. Par ailleurs, les inégalités régionales persistent, regrette le directeur de la Formation en cours d'emploi. C'est de l'axe Casablanca-Rabat que proviennent 70% des dossiers traités. Les autres régions restent malheureusement marginalisées, notamment par manque d'informations.Autre constat: ce sont les personnes les plus formées qui continuent à se former. Les formations génériques sont ainsi privilégiées. A l'inverse, celles qui permettent le transfert technologique ne sont pas suffisamment développées.


Certification ISO

L'Office prévoit davantage d'actions de sensibilisation en direction des entreprises. Il entend également professionnaliser le processus de formation, simplifier et fluidifier de plus en plus les mécanismes de soutien. Il est aussi prévu de mettre en place un système d'évaluation et d'observation de la formation. Dans ce cadre, l'OFPPT compte faire certifier ISO son dispositif de formation. En outre, l'Office reste convaincu que les prochaines années seront propices à la formation, d'autant plus que le code du travail donne droit à chaque salarié à deux jours par an de congés formation.N.B.------------------------------------------------------- (1) C'était lors d'une présentation du système des CSF organisée par la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc jeudi 4 mars.

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