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L’alphabétisation en entreprise: Tout le monde y gagne

Par L'Economiste | Edition N°:1948 Le 31/01/2005 | Partager

. Implication de l’encadrement interne. Les tarifs tournent autour de 400 DH la séance. L’alphabétisation buissonnière existe aussiBeaucoup d’entreprises opérant dans l’industrie ou les services ont entamé ou continuent de mener des opérations d’alphabétisation pour leurs employés. Objectif: améliorer le niveau des ressources humaines, afin de mieux faire face à la mondialisation. L’alphabétisation en entreprise peut être fonctionnelle ou générale. Elle est fonctionnelle lorsqu’il s’agit d’une formation professionnelle spécifique qui donne aux personnes analphabètes un apprentissage linguistique minimal destiné à améliorer leur productivité et leur rentabilité. Elle est générale lorsque l’apprentissage concerne la langue proprement dite (lecture, écriture). Dans ce dernier cas, il s’agit d’une action citoyenne. Très souvent, les entreprises commencent par une alphabétisation générale puis poursuivent avec la fonctionnelle. En tout état de cause, l’objectif est double: rentabilité et citoyenneté Pour Jean-Marc Patissout, DRH adjoint de Lydec, en charge du développement: «L’alphabétisation est une forme de participation réelle, de la responsabilité sociale de l’entreprise». Dans une opération d’alphabétisation, tout le monde est gagnant: l’ouvrier qui, pour la première fois de sa vie, pourra remplir lui-même ses documents administratifs, lire les noms des rues…Et l’entreprise, puisqu’elle aura enfin des employés qui savent lire et écrire rapports et notes de service. Très souvent, l’entreprise qui entame ce processus d’alphabétisation le fait dans le cadre de sa politique de certification qualité. L’opération n’est pas aisée. Il faut une adhésion complète des bénéficiaires, ainsi que du top management. La communication autour du projet est très importante, à toutes les étapes du processus. «Beaucoup de salariés sont gênés de se déclarer analphabètes auprès de leur employeur, car ils peuvent craindre que cette information soit mal interprétée. Il faut impérativement les mettre en confiance, en leur expliquant les objectifs de cette action», explique encore Jean-Marc Patissout. Avant de commencer une action d’alphabétisation, il faut d’abord connaître le nombre de personnes qui en ont besoin. Chez Lydec, le taux d’analphabétisme au sein du personnel a été établi entre 35 et 55% pour l’exécution et entre 25 et 35% pour les chefs d’équipe. Il faut aussi déterminer la langue que l’on va enseigner aux ouvriers (l’arabe ou le français). Certaines entreprises commencent par l’arabe et enchaînent avec le français. D’autres commencent par le français. Tout dépend de la motivation des ouvriers pour telle ou telle langue, de leurs besoins et de ceux de l’entreprise. En tout cas, d’après Nizar Zyat, responsable du centre de langues la Résidence et fort d’une longue expérience dans le domaine, il n’y a pas de problème à ce niveau-là. Il est possible d’enseigner l’une des langues, celle que l’on préfère. Autre point à déterminer: le nombre d’heures d’alphabétisation à accorder aux employés. D’après les normes de l’Unesco, il faut un minimum de 1.200 heures de cours, soit près de huit ans, à raison de deux séances hebdomadaires, d’une heure trente chacune. Dans la réalité, très peu d’entreprises respectent cette règle, notamment pour des raisons budgétaires. En moyenne, les entreprises optent pour un forfait de 200 ou 300 heures, ce qui fait environ un an et demi ou deux ans d’apprentissage, la plupart du temps sur la base de trois heures de cours par semaine. Beaucoup d’entreprises font appel à des centres de langues spécialisés dans l’alphabétisation des adultes. Certaines font appel aussi à leurs ressources internes. D’autres réalisent un mixage des deux. Le Groupe Brasseries du Maroc, par exemple, a fait appel à un centre spécialisé, mais en plus, a opté pour le tutorat ou parrainage. A travers cette formule, «chaque apprenant est soutenu et suivi par un cadre, ce qui consolide les sentiments de solidarité entre collègues et contribue au développement de la culture d’entreprise», explique Latifa Nakkouch, responsable Organisation et développement des ressources humaines au sein du groupe. La Centrale Laitière a également fait appel à un centre spécialisé. Et en plus, des cadres de l’entreprise ont été sélectionnés pour assurer l’enseignement transversal (sur les produits et l’organisation de l’entreprise). Pour favoriser le succès de l’opération, les chargés du projet doivent veiller à ce que les animateurs soient expérimentés et efficaces, qu’ils soient capables de motiver les apprenants en leur donnant envie de persévérer dans une tâche qui n’est pas facile, de toute évidence.Après l’opération d’alphabétisation, les entreprises performantes et organisées mettent en place des actions de suivi. L’impact de l’opération est soumis à des évaluations régulières. Chez le Groupe Brasseries du Maroc, des séminaires ont été organisés pour les ouvriers qui ont été alphabétisés, en vue de développer leur connaissance de l’entreprise, ses valeurs et les impératifs du contexte économique dans lequel elle opère.


L’OFPPT ne rembourse pas les frais d’ingénierie

Les tarifs varient entre 250 et 400 DH l’heure pour un groupe de 10 à 15 personnes. L’Institut français de Casablanca la facture 400 DH, Language Tower 250 à 300 DH et le groupe La Résidence 350 à 400 DH. L’OFPPT rembourse une partie des frais engagés, avec un plafond de 2.000 DH par personne (soit 200 heures). Mais l’Office ne rembourse pas les frais d’ingénierie (méthodes d’apprentissage, audits, suivis…) et ceux-ci coûtent parfois très cher. Citons le cas de la Centrale Laitière qui a confié à un organisme français (l’IPTR) l’ingénierie de son action d’alphabétisation. Dans cette entreprise, des outils très sérieux de suivi de l’animateur, des apprenants, des taux de présence ont été mis en place, avec points forts et points faibles. Nadia BELKHAYAT

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