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Intermédiaires d’assurance: Fini les vieilles habitudes

Par L'Economiste | Edition N°:2126 Le 10/10/2005 | Partager

. Les agents ne peuvent plus travailler avec plusieurs compagnies. Il n’est plus possible de s’appuyer sur des crédits client Pendant des années, ils se sont appuyés sur leur entourage et le bouche-à-oreille pour gonfler leur portefeuille client. Le code des assurances a changé complètement l’environnement des courtiers et des agents généraux d’assurance. Ils adoptent aujourd’hui une approche commerciale plus agressive et il n’est pas rare de les croiser au Service des mines tentant de persuader un automobiliste de souscrire une police d’assurance. Certains vont plus loin en faisant du porte-à-porte. Les intermédiaires d’assurance ont été contraints à de nouveaux réflexes dans leur quotidien. Les agents sont des mandataires des compagnies alors que les courtiers indépendants n’obéissent qu’aux desiderata de leurs clients. Mais dans la pratique, la frontière entre les deux catégories est aussi mince que le chas d’une aiguille. En effet, il est courant que des agents se mettent dans la peau des courtiers en traitant avec plusieurs compagnies à la fois. «Cela a engendré une anarchie telle qu’il était difficile de savoir si un agent X relève de la compagnie Y ou Z», explique une source à Wafa Assurance. Le code des assurances a mis fin à ce genre de pratiques en modifiant la réglementation du rôle de l’intermédiaire d’assurance. Ce dernier supporte de nouvelles contraintes que Mohamed Bennis, agent général de RMA-Wataniya, qualifie d’«entraves à l’exercice de la profession». Désormais, l’agent ne peut plus travailler qu’avec la compagnie mandatrice. Cette dernière peut, toutefois, l’autoriser à collaborer avec une autre société qui offre des prestations différentes. Mais cette faculté ne serait que de la «poudre aux yeux» parce qu’elle est assortie de conditions draconiennes. «Les compagnies ne sont pas compétitives pour que leurs agents leur soient fidèles», constate Mohamed Bennis. Les intermédiaires doivent aussi affronter une redoutable concurrence des banques via lesquelles transite le gros des ventes de produits d’assurance vie. Le code autorise les établissements bancaires à placer des risques des assurances de personnes, de l’assistance et de l’assurance-crédit. Mais selon les professionnels, la contrainte la plus pesante est celle qui les assujettit à reverser les primes dans un délai ne dépassant pas un mois aux compagnies. Auparavant, l’agent pouvait différer le reversement du montant de la police d’assurance, ce qui lui permettait d’accorder des facilités de paiement à la clientèle. La profession en a même fait le principal argument de vente, au point de reléguer au second rang sa mission première, le conseil au client. Mais les conséquences étaient fâcheuses pour les compagnies qui se retrouvaient avec d’importantes créances impayées à la fin de chaque exercice. Le plus dur sera de convaincre les entreprises qu’il n’est plus possible de concéder le crédit client parce que le crédit fournisseur dont bénéficient les intermédiaires est plafonné à 30 jours. En cas de non-paiement des primes à la compagnie ou inobservation des dispositions du code, l’intermédiaire court le risque d’un retrait d’agrément. Avant d’en arriver là, le ministre envoie des avertissements au contrevenant le poussant à régler ses dus dans les plus brefs délais. Mais généralement, la compagnie tente de récupérer son argent à l’amiable en accordant à l’agent débiteur des facilités de paiement ou en sollicitant la médiation de la Fédération des intermédiaires d’assurance.


Que la licence d’université!

L’accès à la profession est, aujourd’hui, conditionné par l’obtention d’une licence délivrée par une université publique marocaine ou un diplôme équivalent. Cette condition est considérée dans la profession comme une aberration. «Cette exigence écarte les diplômés des écoles privées et ouvre la porte aux lauréats des universités, quelle que soit leur spécialité». Ceci pose le problème de l’adéquation entre le type de formation et la nature de la profession. Comment un licencié en Charia ou en physique pourrait évoluer dans le secteur de l’assurance? C’est pourquoi la Fédération des intermédiaires d’assurance négocie avec le ministère des Finances afin de revoir cette disposition». Pour être éligible, le candidat doit, en outre, justifier d’un stage de 6 mois au minimum dans un organisme d’un intermédiaire d’assurance.


Examen annuel

La formation porte sur les techniques des assurances et de vente. L’examen, qui se déroule généralement à la fin du mois de septembre, est organisé par le Comité consultatif des assurances (CCA). Il consiste en un entretien oral devant un jury composé de deux spécialistes assurance risque divers, un spécialiste de l’assurance maritime ainsi que d’un représentant de l’administration. Les admis sont tenus de présenter un second dossier au ministère pour obtenir l’agrément. Il comprend, entre autres, une police d’assurance et une inscription au Registre du commerce. Pour se présenter à l’examen d’accès à la profession, le candidat doit être parrainé par une compagnie d’assurance qui doit lui assurer une formation et déposer son dossier de candidature à la direction des Assurances du ministère des Finances. Morad EL KHEZZARI

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