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    Intérim, un exercice sous haute surveillance

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Les intérimaires se chargent de la gestion des affaires courantes. Double signature pour les chèques Faire un break, couper les ponts avec le boulot, c’est possible mais à condition de régler quelques menus détails avant le départ. Partir en vacances suppose une bonne organisation pour ne pas entraver la bonne marche des services: suivi des dossiers, contrats avec les clients, prise de décision… Dans les entreprises où l’organisation est rodée, aucun problème ne se pose. Elles sont généralement dotées de manuels de procédures qui prévoient les «remplaçants» durant les vacances où pour n’importe quelle absence. Dans d’autres, les procédures ne sont pas formalisées et l’intérim est assuré soit par le n-1 ou par un collaborateur du même niveau. Mais c’est surtout le remplacement du manager qui pose problème. Ce dernier refuse généralement de partager le pouvoir et de déléguer les tâches et responsabilités. L’idéal est qu’il puisse s’absenter sans être dérangé par ses collaborateurs. Or, dans les PME, la réalité est tout autre. La déconcentration du pouvoir est pratiquée dans les grandes structures et encore, pas toujours. Entre l’organigramme et la réalité du terrain il peut y avoir un gap. Hamid El Otmani, directeur LMS Organisation et Ressources humaines, estime que «si la question de l’opportunité de la délégation était posée, beaucoup de managers répondraient que dès qu’un collaborateur démontre ses capacités d’assumer des responsabilités, la suite logique est de les lui confier. Mais cette relation de cause à effet n’est pas toujours la règle».L’exercice de la délégation de pouvoir ne s’improvise pas. Il se prépare, se décide et se gère. Cette préparation passe par l’évaluation de l’opportunité de la délégation dans le cadre d’une déconcentration de pouvoirs. Le manager se chargera de l’évaluation et du contrôle. Sur le terrain, l’intérimaire reçoit ainsi une délégation de pouvoir mais limitées à la gestion des affaires courantes. Par exemple, la double signature est exigée pour les chèques dépassant un certain montant et les décisions ne peuvent être prise à son initiative. «Un remplaçant est investi du pouvoir qu’on lui a délégué et qui a été parfaitement explicité par écrit. Ce pouvoir peut être partie ou totalité de celui de son supérieur hiérarchique», affirme El Otmani.Pendant son absence, le chef doit également veiller à garantir un bon climat au niveau de son entreprise. Cela veut dire, entre autres, que le remplaçant doit être accepté par ses collègues. Il doit justifier d’une autorité naturelle, de compétences managériales et d’une expertise technique. «Il faut analyser les motivations des possibles remplaçants et éviter les profils trop fougueux et imprévisibles. Il y a lieu également de ne pas tenter l’aventure en désignant des profils méconnus ou donnant lieu à controverse», conseille El Otmani. Généralement, le manager se fait remplacer par son adjoint ou par son plus proche collaborateur. Il s’agit en principe de personnes qui agissent dans le respect des politiques et procédures en vigueur dans l’entreprise. D’ailleurs, cet exercice est l’occasion pour le manager de tester le potentiel des collaborateurs de l’échelon inférieur en les mettant en situation. Pierre Jalin, directeur général de Cetelem, reste joignable par ses collaborateurs même quand, «il est à l’autre bout du monde». En son absence, le refinancement ou le déblocage de fonds passe par la double signature. A ses collaborateurs, il délègue plusieurs tâches et se charge du suivi et du contrôle. En l’absence de l’un d’entre eux, les dossiers sont généralement dispatchés entre les autres collaborateurs. A Equatorial Coca-Cola Bottling Compagny (présente dans 13 pays et emploie 3.000 personnes au Maroc), les responsables demeurent également joignables. «Ce qui permet d’avoir un feed-back par rapport aux décisions à prendre», soutient Mohamed Soubhi, directeur des Ressources humaines. Avant de s’absenter, le titulaire du poste désigne lui-même son remplaçant et en avise sa hiérarchie. A la Production, le directeur du site nomme chaque semaine un groupe de personnes. Il s’agit en fait de permanences puisque la machine tourne sept jours sur sept. A la Samir, l’intérim est assuré par un responsable du même grade. Ce qui permet de «s’ouvrir sur d’autres départements». Le nom de l’intérimaire est généralement visé par la direction générale. Les responsables sont également joignables et les dossiers délicats attendent le retour du titulaire du poste. Khadija MASMOUDI

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