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Insertion des jeunes diplômés: Premier couac

Par L'Economiste | Edition N°:2683 Le 31/12/2007 | Partager

. Le ministère des Finances s’est opposé à tout réajustement du programme Idmaj . Les objectifs en termes d’insertion maintenusLA montagne a accouché d’une souris. Les deux leviers du programme gouvernemental pour la promotion de l’emploi des jeunes ne connaîtront pas de refonte globale. Les mesures d’incitation envisagées pour redynamiser Idmaj, le programme formation-insertion et Moukawalati, celui de création des petites entreprises, ont calé face au veto du ministère des Finances. Le plus étonnant est que la Primature depuis laquelle était pilotée ce programme, n’a pas bronché. La première disposition concerne la suppression du délai d’inscription de 6 mois à l’Anapec, condition essentielle pour l’exonération de l’IR sur le salaire des candidats embauchés (plafonné à 6.000 DH bruts). La mesure aurait permis de traiter le flux de personnes à la recherche d’un emploi et non le stock de chômeurs. Elle aurait également facilité l’insertion des nouveaux diplômés puisqu’il s’agira toujours d’une première expérience. Par rapport à Moukawalati, programme de création de petites entreprises, l’éligibilité ne concerne que les diplômés au-delà du bac. L’idée était de l’élargir même aux sans diplôme. La mesure a été proposée mais rejetée par les Finances. Idem pour l’intégration du canal du microcrédit dans le financement des projets Moukawalati. Il était question d’offrir un sous-produit allant de 100.000 à 300.000 DH, mais la mesure n’a pas été retenue. L’extension des exonérations fiscales aux bacheliers a également été rejetée sous réserve que, pour de tels profils, les salaires octroyés sont bas. Cet «échec» à faire passer ces mesures retarderait certainement la dynamisation de ces programmes. D’autant plus que le Conseil supérieur de l’emploi a maintenu les mêmes objectifs en termes de création d’emploi que ceux affichés par l’ancien gouvernement. S’il est vrai que Idmaj a cartonné et a besoin de quelques réajustements, Moukawalati est un quasi-échec et n’a pas atteint les objectifs fixés. Idmaj a permis l’intégration de 32.880 jeunes en 2006 et, pendant les dix premiers mois de 2007, 36.175 jeunes ont été placés, sachant que 40.000 insertions sont attendues pour cette année. Quant à Moukawalati, elle a réussi à créer 600 entreprises seulement, alors que les objectifs sont plus ambitieux: la création de 30.000 petites entreprises, générant 90.000 emplois à l’horizon 2008. Face à ce «blocage», des réajustements passeront via l’amendement de la loi sur la formation-insertion. En tout cas, le Conseil d’administration de l’Anapec a retenu certaines résolutions dans ce sens. Par rapport à Moukawalati, une étude d’évaluation des différents programmes est annoncée. Et ce, même si un bilan en bonne et due forme a été réalisé et les points de blocages identifiés. Mais le gouvernement semble «friand» de rapports. Pourtant, c’est connu, les principaux points d’achoppements sont relatifs au financement. Les banques, même si elles disposent de la garantie de l’Etat, hésitent encore a accordé leur «confiance» aux petits porteurs de projets. Parmi les recommandations entérinées par le dernier Conseil d’administration de l’Anapec, l’allégement des procédures figure en bonne place. De même, les résolutions sur la sensibilisation et la communication sur ces programmes. Par ailleurs, les syndicats feront leur entrée au Conseil de l’Anapec de manière à se mettre aux normes internationales. Cette mesure nécessitera également l’amendement de la loi régissant l’Anapec et permettrait à l’UGTM, syndicat proche de l’Istiqlal, de mieux se positionner au niveau de cet établissement dont c’est le fief. Khadija MASMOUDI

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