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Emploi & Carrière
France/Insertion des chômeurs
Tout un Grenelle, à… Grenoble

Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

. La révision des dispositifs d’insertion est à l’ordre du jour. Cela concerne 3,5 millions de bénéficiaires des minima sociaux L’INSERTION a son Grenelle. Le coup d’envoi a été donné vendredi, à Grenoble , par Martin Hirsch, le Haut-commissaire aux Solidarités actives. Les partenaires sociaux ont six mois pour rendre leur copie. L’objectif est une refonte des dispositifs d’insertion et d’aides sociales.C’est le débat libre et ouvert qui doit prévaloir. Toutefois, le président Nicolas Sarkozy, comme à l’accoutumée, a déjà donné le la le 2 octobre à Dijon lors de son opération séduction auprès du Medef. Il avait alors affiché son intention de «mettre le paquet» pour «bousculer» le modèle social, affirmant notamment refuser une «politique d’assistanat généralisé». Plusieurs pistes seront explorées, certaines expérimentées déjà, comme le RSA, «revenu de solidarité active» lancé dans une quarantaine de départements, qui permet un retour à l’emploi de bénéficiaires de minima sociaux sans perte de revenus, grâce à un complément versé par les départements ou l’Etat. Le RSA concerne aujourd’hui Rmistes et bénéficiaires de l’API (parent isolé), mais, pour le gouvernement, il appelle à terme à une réforme globale des minima sociaux, dont bénéficient 3,5 millions de personnes. «Je ne suis pas d’accord pour acheter la bonne conscience de la société à coups d’allocations», avait lancé à Dijon le chef de l’Etat, qui avait précédemment estimé qu’il «ne devrait pas y avoir de minima sociaux sans contrepartie d’une activité minimum». Chose qui n’est pas du goût de tout le monde. Ainsi, l’Uniopss (associations du secteur socio-sanitaire) s’interroge sur le risque «d’une solidarité à deux vitesses à l’égard des pauvres», avec la mise à l’écart de ceux qui ne sont pas en capacité de travailler.L’autre piste consiste à regarder de près les contrats de travail mis en place au fil des années pour remettre en selle des personnes qui ne peuvent accéder à des emplois classiques. Ces contrats, qui se déclinent en une dizaine de formules (contrat initiative emploi, contrat d’accès à l’emploi, contrat d’avenir notamment), sont encadrés par des règles strictes de volume de travail, nature de contrat, durée d’aide à l’employeur. Le chef de l’Etat souhaite la mise en place d’un «contrat unique d’insertion» fusionnant tous les contrats existants, et valable dans le public comme le privé. Alors que la pauvreté en France ne baisse plus depuis 2000, le gouvernement table sur cette réforme pour diminuer d’un tiers en cinq ans le nombre de pauvres: ils étaient 7,1 millions en 2005 à vivre avec moins de 817 euros (10.000 dirhams) par mois.


Contrats aidés

LES contrats aidés sont un moyen d’aider des personnes à prendre ou reprendre pied sur le marché du travail. Ils sont utilisés dans le monde associatif, social ou scolaire, et dans une moindre mesure dans le secteur privé, une aubaine pour l’employeur, entreprise, mairie, lycée ou maison de retraite, puisque le contrat est financé en grande partie par l’argent public. La prise en charge varie de 31,5 à 90% du coût du salaire et des cotisations. Quatre contrats aidés existent aujourd’hui: contrat d’insertion-Revenu minimum d’activité (CI-RMA) et contrat initiative emploi (CIE) pour le privé; contrat d’avenir (CA) et contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) dans le public ou le parapublic. Ces contrats sont presque toujours à temps partiel, le plus souvent à durée déterminée, et en moyenne inférieure à un an (hors renouvellement) en 2006. Les bénéficiaires ne sont pas comptés comme chômeurs. Une formation ou un accompagnement par un tuteur est normalement prévue mais n’est pas systématique.Synthèse L’Economiste

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