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Formation continue: On ne lésine plus sur les moyens

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. Les formations techniques sont les plus prisées. Les entreprises investissent davantage dans ce créneauLa formation continue est très répandue dans les entreprises. C’est l’un des aspects GRH le plus développé au Maroc. Les contrats spéciaux de formation y sont pour quelque chose. Reste à savoir si la formation choisie participe réellement à l’amélioration des performances ou bien est-ce seulement une obligation comme le cas de certaines entreprises certifiées ISO, qui font la formation pour la formation sans objectif préétabli, ni orientation. Selon le concept de gestion des compétences, la formation est un passage obligé pour l’évolution des métiers. Chaque entreprise qui se respecte doit disposer d’un plan de formation qui peut être annuel ou pluriannuel. Celui-ci est élaboré à partir de l’analyse des besoins réels, de manière à améliorer les performances individuelles et collectives. Vu que la notion de gestion des compétences est un nouveau concept pour les entreprises marocaines, la plupart tombent dans l’improvisation. Pour identifier leurs besoins ponctuels, elles s’appuient sur l’entretien d’appréciation des performances. Mais tel qu’il est déployé, ce système n’est pas toujours fiable. Les besoins sont-ils recensés après une analyse des compétences à développer ou les évaluateurs se contentent-ils de demander à leurs collaborateurs d’enregistrer leurs souhaits en matière de formation?En général, les filiales des multinationales font les choses dans les règles de l’art. “Le plan de formations contient des formations verticales pointues, répondant à des besoins techniques ainsi que des formations horizontales telles que le management, la communication, les langues, etc. L’ensemble des formations tourne autour du savoir-faire, du savoir-être et du savoir faire faire”, précise Mohammed Benouarrek, DRH d’une multinationale. Et d’ajouter que “la durée, le timing et le nombre de formations par personne sont bien étudiés et dosés par rapport à la charge et la conjoncture”.La formation aux métiers de base ou formation technique est la forme la plus prisée. Viennent ensuite les formations managériales destinées aux cadres, une priorité des firmes internationales qui privilégient également les stages à l’étranger. En dernier lieu, arrive la formation à distance “e-learning”, qui se développe de plus en plus et permet un suivi de la formation au-delà des horaires du travail. Les entreprises se tournent souvent vers des prestataires privés. Les critères de choix avancés étant la qualité des thèmes proposés, le programme, l’animation, les supports et outils pédagogiques déployés. Sont également pris en compte l’expertise et l’expérience des formateurs proposés, le coût ainsi que les références reconnues du prestataire.Pour certaines grandes structures, elles créent des centres de formation internes pour des raisons de recherche d’efficacité (cas du groupe Akwa). La majorité du personnel bénéficie des actions de formation (ouvriers et managers), chacun selon les besoins identifiés et les écarts analysés. La généralisation de ces actions a fait augmenter les budgets. Les entreprises qui cherchent à s’affirmer davantage et à se professionnaliser, ne lésinent plus sur les moyens. Elles débloquent d’énormes ressources. Même les établissements publics en sont conscients. Citons à ce titre Barid Al-Maghrib (Poste Maroc) et même le ministère des Finances qui consacre en moyenne 2% de la masse salariale à la formation.Pour mesurer le retour sur investissement, sur l’amélioration du travail et l’atteinte des objectifs préalablement établis, certaines entreprises procèdent à l’évaluation d’impact. “Cette évaluation se fait en deux étapes: au moment de la formation via des questionnaires ou dans le cadre d’enquête d’évaluation d’impact auprès des supérieurs hiérarchiques et des bénéficiaires. Néanmoins, l’évaluation d’impact est à voir avant tout dans le degré de satisfaction de nos usagers et partenaires”, souligne Abdessamih Mahmoud, chef du service de la Formation continue au ministère des Finances.Côté rémunération, les employés formés s’attendent souvent à une récompense ou une promotion. “Les augmentations de salaires chez nous sont liées à la performance et non à la formation, certificats ou diplôme. La compétence est récompensée seulement si elle se traduit par la performance”, note Mohammed Benouarrek. Pour les fonctionnaires, c’est une autre paire de manches. La formation est un plus pour le parcours professionnel d’abord par les formations donnant droit au reclassement, et autorisées par l’administration lorsqu’elles répondent à des besoins dûment identifiés. Pour le ministère des Finances, elle constitue un élément important dans l’évaluation des candidats lors des appels à candidature pour les postes de responsabilité.


CSF: Les démarches prennent plus de temps

Le nouveau manuel de procédures des contrats spéciaux de formation (CSF) est en cours de finalisation. Les représentants de l’Office de formation professionnelle et de la promotion du travail et le ministère de tutelle se sont réunis jeudi 1er décembre à Casablanca pour y apporter les dernières retouches.Après les déboires des CSF, l’OFPPT a durci le contrôle. Désormais, la vérification de l’éligibilité des entreprises s’effectue au niveau de la CNSS, qui perçoit la taxe de formation professionnelle. Et ce afin d’éviter que des structures fantômes postulent aux remboursements de frais de formation fictifs (cf. www.leconomiste.com). Désormais, les employés de l’Office passent au crible les documents et justificatifs fournis par les entreprises. Ces documents doivent être parfaitement lisibles, car à la moindre erreur ou rature, il faudra refaire toute la paperasse. Ce qui rend souvent la procédure plus longue.Pour plus de transparence, d’autres services seront bientôt mis à la disposition des entrepreneurs, notamment un numéro économique et un nouveau portail Web qui offre un accès direct aux dossiers des CSF (csf.ofppt.org.ma).Nadia DREF

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