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Echos d’ailleurs

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Discrimination: Les cartons jaunes de la HaldeLa Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) en France a rendu son rapport annuel sur les pratiques des grandes entreprises (250 au total), avec un message fort: la lutte contre la discrimination avance lentement. Une majorité n’a pas mis en place de plans d’actions formalisés, ou quand c’est le cas, n’utilise pas de système d’évaluation globale. La Halde assène donc que l’engagement des entreprises en la matière auprès du grand public manque de crédibilité. Elle les encourage à se pencher sur les discriminations autant à l’embauche que pendant les évolutions de carrière. Car il est encore impossible pour les minorités d’accéder aux postes de responsabilité. Les discriminations liées à l’âge et aux origines ethniques ne font pas encore l’objet d’accords d’entreprise comme c’est le cas pour l’intégration des handicapés et l’égalité homme-femme. Pourtant, la Halde souligne bien que c’est l’ensemble des discriminations qui doit être considéré et non pas telle ou telle spécifiquement. Car toutes découlent du même mécanisme, basé sur l’ignorance, le déni et les préjugés. . Les jeunes diplômés ont le vent en poupeSelon une étude de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres), 3 jeunes diplômés sur 4 obtiennent un emploi moins d’un an après avoir obtenu leur diplôme. Ils étaient 3 sur 5 il y a un an. La direction de l’Apec se réjouit que le marché soit «vraiment très bon» et ne dépende pas d’un contexte franco-français. «Les entreprises qui vont embaucher les jeunes diplômés font une part importante de leur chiffre d’affaires en dehors de l’Hexagone». Les diplômés de l’IUFM sont les mieux lotis, puisque 9 sur 10 trouvent un emploi. Les secteurs de l’informatique, de la santé et de l’action sociale sont également porteurs. Pourtant, on ne peut que constater la persistance de quelques inégalités, entre grandes écoles et universités, en défaveur de ces dernières. 6 étudiants sur 10 trouvent un débouché contre 8 sur 10 parmi les grandes écoles. Les deux sphères sont aussi inégalitaires côté salaires, puisqu’un diplômé d’université aura un salaire moyen de 24.000 euros, contre 30.000 pour quelqu’un issu d’une grande école. . Chômage: Des chiffres (encore) contradictoiresLa controverse sur les chiffres du chômage continue de plus bel en France. Après les statistiques mensuelles du ministère de l’Emploi qui indiquaient une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi, voici celles d’Eurostat (office européen des statistiques), qui montrent que le taux de chômage s’est réduit de 0,1 point entre juillet et août. Or, le gouvernement suspend la publication de chiffres mensuels, et les chiffres de l’Office statistique européen deviennent les seuls disponibles… Les différences avec les chiffres du gouvernement s’expliquent par la méthode employée. Quand ce dernier recense simplement l’ensemble des chômeurs inscrits sur les fichiers de l’ANPE, Eurostat ajuste les données administratives fournies par l’ANPE (nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans ses fichiers à la fin du mois) à partir des résultats de l’enquête-emploi de l’Insee publiés à titre provisoire jusqu’à mi-novembre.. La rémunération des cadres de plus en plus complexeL’enquête réalisée par Mercer 2007 sur le salaire des cadres a rendu son verdict: les cadres gagneront plus en 2008 (+3%) tout comme cette année. Mais il reste des disparités entre les fonctions. Le marketing se porte très bien, puisqu’un directeur du marketing affichera la plus forte hausse pour atteindre entre 112.000 et 138.000 euros brut par an, hors primes. C’est toute la filière des commerciaux qui profite d’une raréfaction des profils pour voir ses rémunérations s’envoler. Les fonctions achats sont également bien loties. A l’inverse des ressources humaines et des familles dites «qualité» et «recherche et développement», qui stagnent. Chez Mercer, on met aussi en exergue la hausse constante de la part variable de la rémunération, et on note que les rémunérations type participation ou intéressement sont des outils de fidélisation. Ce qui n’ira pas sans une certaine forme de complexité, si l’on ajoute la popularité attendue des avantages en nature type mutuelles et retraites. On s’oriente vers une modification du système traditionnel de santé, qui va laisser de plus en plus de place aux assurances privées. Que vont donc pouvoir proposer les entreprises. D’ailleurs, Mercer avance plus volontiers le terme de «package global de rétribution» plutôt que salaire ou rémunération. . Le fantasme des cadres «zéro défaut»Les entreprises à la recherche du cadre parfait ne lui offrent plus seulement une formation continue pour des classiques mises à niveau techniques (initiation au logiciel Powerpoint, aux nouvelles normes comptables…). Elles proposent désormais dans leur catalogue des formations: entraînement physique, développement de la mémoire, gestion du stress et des émotions, sans oublier le fameux «développement personnel». Selon le sociologue Jean-Pierre Le Goff, auteur de plusieurs ouvrages sur le monde du travail, il existe un fantasme bien ancré dans l’entreprise moderne, celui de la performance totale: «C’est le mythe du cadre “zéro défaut”, qui renvoie à la représentation de la réussite dans la société aujourd’hui. Cette vision a un côté très narcissique, ce qui explique pourquoi elle rencontre un écho chez certains cadres, pas forcément les meilleurs d’ailleurs ». Mais, ce brouillage des frontières entre vie privée et vie professionnelle pose problème. Les risques de dérives, voire de dérapages, sont loin d’être exclus. . Une petite entreprise sur dix n’arrive pas à recruterC’est le constat effectué par l’enquête de l’Observatoire CSA-Tous pour l’emploi. Précisément, chez 10% des 2,4 millions de TPE en France, près de deux offres d’emplois n’ont pas été pourvues ces six derniers mois. Dans 67% des cas, cela est dû à une pénurie de candidats au profil recherché. Pour 28% de ces TPE, l’ANPE s’est montré inefficace dans le recrutement. Au total, ce sont donc 408.000 emplois dans des structures d’emplois de moins de 20 salariés qui sont à pourvoir.

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