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Coaching: Comment séparer le bon grain de l’ivraie?

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. Le métier se cherche une voie de professionnalisation . Les résistances (justifiées) sont essentiellement d’ordre culturelPRATIQUE désormais intégrée à la gestion des ressources humaines, le coaching ne constitue plus un luxe pour les chefs d’entreprise dans les pays développés. Au Maroc, on n’en est pas encore là. Malgré l’ébullition de l’offre, la pratique usuelle du coaching au sein des entreprises n’est pas pour demain. Le frein au développement de la pratique n’est pas dans l’absence des besoins. Bien au contraire, l’ouverture de l’entreprise marocaine sur le marché international l’oblige à améliorer le rendement de ses ressources humaines afin de gagner en compétitivité. «Le besoin existe réellement sauf qu’il faut jouer sur la mentalité des dirigeants pour que le coaching puisse occuper la place qu’il mérite», explique Patrick Barrau, directeur général de Maroc Devenir. Ce dernier met en cause ce qu’il appelle des «apprentis sorciers» qui ont surfé sur cette vague pour arnaquer des chefs d’entreprise. Tout ce que le marché comptait jadis en consultants RH, même parfois sans expertise, s’est reconverti au coaching. Ce qui ne fait que compliquer la compréhension et accroître la méfiance envers un métier qui a du mal à gagner en crédibilité. Mais le facteur culturel reste le plus grand frein au développement de cette pratique. Le paternalisme pèse encore de tout son poids dans le management des PME, ce qui rend difficile le processus de modernisation des méthodes de gestion des ressources humaines. «La plupart des chefs d’entreprise préfèrent l’approche autocratique, c’est pourquoi ils sont peu portés sur le développement de leurs ressources humaines», constate Nadia Cathomen, coach et directrice associée du cabinet Maroc Devenir. Seules les grandes entreprises échappent à cette tendance et demeurent de ce fait les principaux clients des cabinets de coaching. Néanmoins, un début de changement est amorcé par la formation d’une pépinière de coachs professionnels qui servira de locomotive pour la conscientisation sur l’importance du coaching mais aussi pour l’alimentation du marché en experts. Une expérience-pilote est menée par l’Ecole Hassania des travaux publics qui a mis en place un programme de mastère expert-coach en 2004. Le master est un diplôme de formation continue à caractère professionnel décerné à des praticiens qui souhaitent exercer une fonction opérationnelle en entreprise ou dans un établissement public. La complexité de la fonction de coach explique la grande sélectivité de la formation. En plus d’un niveau minimum bac+4, le candidat doit justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans. Mais au-delà du parcours professionnel, c’est la motivation du candidat qui conditionne son admission au programme. Une formation plus poussée baptisée «master coach-pro» sera lancée en février 2007. Elle se propose de former des coachs qui pourront recevoir la certification internationale.


Le bénévolat

LE master expert-coach présente une originalité. Ses lauréats ont le devoir de mettre leur expertise gratuitement au service d’une organisation non gouvernementale ou d’un projet sociétal. L’objectif selon les responsables du programme est de contribuer au développement du pays tout en s’entraînant au coaching. Depuis le démarrage du mastère, SOS Village d’enfants ou l’association des handicapés ont bénéficié de l’apport de la première et la deuxième promotion dans le développement des valeurs de travail d’équipe (team building) et d’amélioration des compétences personnelles.Morad EL KHEZZARI

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