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Centres de langues: L’offre se diversifie

Par L'Economiste | Edition N°:1939 Le 17/01/2005 | Partager

. Formations à la carte. Plus de 30 centres rien qu’à Casablanca . L’allemand, l’italien, le berbère: des marchés encore faiblesVous voulez parler italien, chinois, japonais ou berbère? Il suffit de vous adresser à un centre spécialisé dans l’enseignement des langues. Il existe à Casablanca une offre diversifiée en la matière. Certains se contentent d’enseigner une seule langue, d’autres en proposent plusieurs. Plusieurs centres sont spécialisés dans l’enseignement de l’anglais, très demandé. BPEC propose l’anglais général et commercial, mais la majeure partie de sa clientèle est constituée de professionnels désirant maîtriser l’anglais commercial. English First, pour sa part, est une franchise suédoise, qui offre également des programmes séparés d’anglais général et d’anglais commercial. «Cette franchise fait partie du plus grand réseau d’enseignement privé au monde, avec 300 centres dans plus de 44 pays différents et dont la maison mère bénéficie de 40 ans d’expérience dans l’enseignement des langues», assure Nada Biaz, directeur général du centre. Parmi les 600 stagiaires du centre, la moitié environ sont des étudiants et l’autre moitié des professionnels. BPEC, comme English First préparent à différents examens tels que le TOEFL, le TOEIC… Ils offrent des cours inter et intra-entreprises, des séjours linguistiques, des cours particuliers… En fait, ils s’adaptent aux besoins de leur clientèle (en termes d’horaires, de lieu). Le British Council, rattaché à la Grande-Bretagne, et l’American language Center (également connu sous le nom de Dar America) reçoivent un appui de leurs gouvernements respectifs. Eux aussi proposent des modules «anglais des affaires». Ils reçoivent autant de professionnels que de jeunes et très jeunes. «Nous offrons aux étudiants un apprentissage d’anglais créatif et moderne et leur apportons une information crédible sur les opportunités d’études et de bourses au Royaume-Uni», explique Rachel Watkinson, responsable pédagogique au British Council.Comme l’indique David Neuses, directeur de Dar America, plus l’apprenant est jeune, plus il apprend vite. «A partir de 15 ans, les capacités d’apprentissage s’amenuisent. Lorsque nous dépassons la trentaine ou la quarantaine, l’apprentissage des langues devient vraiment difficile. Pour y arriver, il faut être très tenace!». Un enseignement à la carteA noter aussi que l’institut Cervantès propose un enseignement de la langue espagnole et le Goethe institut enseigne l’allemand. D’autres centres ont fait le choix de la diversité. Eux proposent non seulement l’anglais mais aussi l’espagnol, l’italien, l’allemand, l’arabe, le français, le berbère…Calliope par exemple propose des enseignements de langue à la carte. Si quelqu’un désire apprendre le japonais, ce centre pourra lui offrir immédiatement des cours dans cette langue. Ses contacts avec des enseignants de différentes nationalités lui permettent de proposer un large éventail de langues en fonction des besoins. «Nous nous adaptons à la demande. C’est le client qui choisit le lieu qui lui convient ainsi que les horaires qu’il préfère», nous assure le DG de ce centre, Amine Debbagh.Le centre Pluriel, lui, s’est limité à l’enseignement de trois langues: le français, l’anglais et l’espagnol. 45% de sa clientèle apprennent le français, 45% l’anglais et les 10% restants l’espagnol. «Les autres langues, comme l’allemand, l’italien ou le berbère, constituent des marchés trop petits et pas rentables», affirme Khalil Mgharfaoui, directeur général du centre. La plupart de ces centres ont ouvert leurs portes au cours des dix dernières années. Certains ont acquis très vite une bonne notoriété et d’autres se battent pour faire leur place sur le marché. En fait, il est difficile de les compter car ils ne figurent pas tous sur l’annuaire mais d’après les opérateurs interrogés, il y en aurait une trentaine à Casablanca. Quelques-uns sont dirigés par des universitaires spécialisés en linguistique, d’autres par des lauréats de grandes écoles de commerce, de management ou de finances. Ces profils ont chacun leurs points forts et faibles. Ce sont les docteurs en langues ou linguistique ayant de l’expérience en management qui réussissent le mieux, selon Mgharfaoui. En tout état de cause, la qualité reste fondamentale. Les professionnels interrogés sont unanimes pour dire que ce qui compte, c’est le niveau et les aptitudes pédagogiques de l’enseignant, les supports pédagogiques utilisés (livres, cassettes, CD-Rom…) et enfin la méthode utilisée. Les responsables des centres de langues en sont conscients: Beaucoup de clients préfèrent les «natives», c’est-à-dire ceux qui enseignent leur langue maternelle. Ils estiment que c’est le meilleur moyen pour maîtriser l’accent. Mais ces profils ne sont pas toujours faciles à repérer et à recruter. Et d’autre part, il existe sur le marché beaucoup d’enseignants marocains qui ont de l’expérience au niveau pédagogique, et qui maîtrisent parfaitement les langues. «De plus, les Marocains connaissent les habitudes et la culture des participants, ce qui facilite les échanges et la communication», explique Mgharfaoui. Neuses, confirme en précisant que parmi les meilleurs enseignants du centre américain, figurent des Marocains. «Les Marocains apprennent généralement très vite les langues étrangères et sont doués», nous dit aussi Youness Bellatif, directeur général du cabinet de conseil et de recrutement Convergence Conseil. Ceci dit, certains centres préfèrent recruter exclusivement des professeurs dont la langue maternelle est celle qu’ils vont enseigner. C’est le cas par exemple du British Council, où la totalité des enseignants sont d’origine anglo-saxonne. Chez English First, 60% des enseignants sont des «natives». «Nous recevons beaucoup de directeurs généraux ou de cadres supérieurs qui exigent des enseignants dont la langue maternelle est l’anglais», affirme Biaz. . Les DG exigent «les natives»Par ailleurs, les responsables que nous avons interrogés disent veiller à recruter des enseignants hautement qualifiés et bénéficiant d’expérience dans l’apprentissage des langues. Côté supports pédagogiques, beaucoup de centres utilisent non seulement les livres, mais aussi les cassettes audio, les cassettes vidéo et le multimédia.English First propose même un programme d’apprentissage en ligne qu’il a lui-même développé: EF Digital. A l’American language center, l’enseignement est renforcé par l’apprentissage de chansons en anglais, la visualisation et l’écoute de clips de musique ou de films. Pour ce qui est de la méthode pédagogique, tous les professionnels interrogés bannissent catégoriquement la méthode de l’apprentissage à sens unique, c’est-à-dire celle où le professeur parle pendant toute la séance et les étudiants qui prennent des notes pour tout réciter le jour de l’examen. Désormais, les méthodes utilisées dans les centres de langues sont basées sur la communication. «Le rôle de l’enseignant consiste à animer le cours en donnant la parole à chacun des étudiants sur des thèmes divers. Les candidats sont amenés à réfléchir continuellement, à donner leur opinion, à s’exprimer et partager leurs idées», explique David Neuses. Très souvent, le travail se fait par groupes de deux. La plupart des classes ne dépassent pas les douze participants. Si les classes sont surchargées, elles deviennent difficiles à gérer et l’efficacité de la méthode peut en prendre un coup. Les tarifs varient entre 1.000 et 2.000 DH par module, qui peut durer entre 30 et 35 heures de cours.


Où se fournissent les centres?

La librairie Calliope à Casablanca est la seule librairie spécialisée dans l’apprentissage des langues étrangères. Elle dispose d’un large choix d’ouvrages, outils audiovisuels, dans les principales langues étrangères enseignées au Maroc. Une gamme variée de romans en diverses langues sont proposés, ainsi que des CD-Roms et des jeux éducatifs pour enfants et adultes. C’est dans cette librairie que s’approvisionnent beaucoup de centres de langues. Pour la langue anglaise, il existe aussi une société qui importe et distribue localement des ouvrages en anglais sur des sujets très divers (marketing, finances, communication…). Il s’agit d’Exchanges & communication SA. Cette société importe les stocks en fonction des commandes qu’elle reçoit et travaille beaucoup avec les écoles d’enseignement supérieur en anglais comme Al Akhawayne à Ifrane ou Moroccan School of Hight Studies à Casablanca. Les délais de livraison varient entre une semaine et six mois. Les prix dépendent du transport utilisé, lui-même fonction de l’urgence de la commande, affirme William Lyndall Mills, président de la société.


Témoignage: Cas des Brasseries du Maroc

. Dans certaines fonctions, l’anglais est exigéMême dans certains grands groupes marocains, l’anglais prend une grande importance. C’est ce que nous explique Latifa Nakkouch, responsable Organisation et Développement des ressources humaines au groupe des Brasseries du Maroc. «Lors des entretiens d’embauche, ce sont bien sûr les compétences techniques et managériales qui priment. Mais pour certaines fonctions, nous faisons attention à la langue». C’est le cas par exemple des fonctions d’achat à l’import, où les négociations se font avec des partenaires internationaux. Les ingénieurs doivent communiquer régulièrement avec des conseillers pour mettre à niveau les process industriels aux normes internationales. Enfin, les responsables de l’export doivent également maîtriser la langue pour communiquer avec les clients étrangers. Dans toutes ces fonctions, il est nécessaire de maîtriser l’anglais écrit et parlé. Le groupe des Brasseries du Maroc encourage vivement ses collaborateurs à perfectionner leur anglais. D’ailleurs, le volet perfectionnement des langues est important dans le budget de formation. «Dans certains cas, les collaborateurs suivent les cours chez les organismes de langues les plus proches de leurs domiciles, le soir après le travail. Il y a un certain nombre d’organismes avec lesquels nous avons l’habitude de travailler», précise Nakkouch. “Nous constituons des groupes au sein de l’entreprise et ce sont des cours intraentreprise”, ajoute-t-elle. Des cours particuliers sont offerts aux cadres dirigeants et aux cadres supérieurs. Même les assistantes de direction doivent pouvoir connaître l’objet d’un courrier en anglais, juger son importance, son urgence de traitement pour communiquer cela à son directeur. En règle générale, l’apprentissage des langues est considéré comme un facteur d’épanouissement personnel et d’ouverture d’esprit des individus. Nadia BELKHAYAT

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