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Big-bang dans la profession d’agents de voyage

Par L'Economiste | Edition N°:2141 Le 31/10/2005 | Partager

. Suppression de la commission par les compagnies aériennes . Les voyagistes vont se faire rémunérer sur leur «valeur ajoutée», c’est-à-dire, le conseilAGENT de voyage ou agent de billetterie? La suppression du système de commissionnement sur la billetterie du transport aérien qui s’applique à partir de ce mardi 1er novembre est un véritable big-bang pour la distribution des voyages. A partir de demain, les agences ne recevront plus de commission de compagnies aériennes. La mesure annoncée par la RAM depuis l’été dernier sera suivie par toutes les compagnies européennes. Mais, selon nos informations, les transporteurs du Golfe -Emirates et Qatar Airways- ainsi que Tunis Air et Turkish Airlines vont rester au vieux «modèle» de commission. La prestation fournie par les agences de voyages sera dorénavant rémunérée par des frais supportés par le client final. Royal Air Maroc a diffusé une grille de frais de services valable trois ans, qui servira de référence au réseau de distribution, chaque agence gardant sa liberté commerciale. Depuis l’institution de la centralisation du recouvrement en 1998, l’avènement de la «commission zéro» est le changement le plus radical qu’ait connu la profession. Cette évolution va contraindre les voyagistes à se réorienter vers le conseil à la clientèle, une prestation qu’elles auraient dû faire depuis des années au lieu de se contenter pour certains d’être des «agents de comptoir». C’est presque «Katerina», commente un professionnel qui prédit une fermeture en cascade des petites agences qui ne vivent que par la vente des titres de transport. Les professionnels casablancais ne s’y sont pas trompés. Ils travaillent sur un projet de reconversion des agences monoproduit. Des centaines de TPE (toutes petites entreprises) qui forment le gros du secteur sont menacées dans leur survie. Ce qui est sûr, c’est que l’assainissement laissera des dégâts. Sur tout le Maroc, on recenserait 500 PME dans la distribution de voyages (le chiffre diffère selon les sources, certaines parlent de 460, d’autres de 370), certaines n’apparaissant qu’à l’occasion de la Omra et du pèlerinage. Pour les grandes structures type Carlson WagonLits, Holidays Services, KTI Voyages, S’Tours, Atlas Voyages… le nouveau système est du pain bénit. Au contraire de petites, les grandes devraient amortir le choc de la commission zéro sans problème grâce à leur portefeuille diversifié. Par ailleurs, elles drainent de gros volumes de clientèle d’entreprises qui voyagent en classe affaires. C’est sur ce segment de clientèle que les frais de service sont aussi les plus élevés.Les conditions d’accès à la profession. Pour être âgé de 23 ans au moins, présenter des garanties de moralité et de crédibilité, ne pas être frappé par une des incapacités d’exercer suite à une condamnation judiciaire ferme de plus de trois mois et six avec sursis, n’avoir pas fait l’objet d’une procédure de liquidation judiciaire.Il faut également justifier de garanties financières en versant une caution d’un montant de 200.000 dirhams à la Caisse de dépôt et de gestion en plus d’une assurance en responsabilité civile. Un peu comme un fonds de garantie, cette caution sert à indemniser des tiers en cas d’incident ou d’incapacité de l’agence de voyages à respecter ses engagements auprès des prestataires de ses clients. Elle est, en principe, récupérable après fermeture définitive de l’agence. Mais, en pratique, il est très difficile, voire impossible, à se la faire rembourser. Il est exigé une batterie de documents dont les quitus fiscal et social que peu d’entités sont capables d’obtenir. Elles ont du mal à prouver leur régularité vis-à-vis des Impôts et des organismes sociaux. La profession a proposé que cette caution en espèces soit remplacée par une caution bancaire, pour l’instant sans succès.Au niveau des capacités professionnelles, l’exigence minimale est le diplôme du deuxième cycle d’un établissement supérieur en tourisme ou d’un diplôme équivalent, assorti d’une expérience de deux ans dans une agence de voyages. A défaut, un diplôme de premier cycle complété par une expérience de quatre ans, ou avoir été pendant sept ans, directeur technique ou commercial d’une agence.


Cinq mois de dialogue de sourd

- Les propositions de la RAM aux voyagistesSuppression de la commission à partir du 1er novembre. La compagnie s’est montrée inflexible sur la date et a rejeté toute idée de report du changement du mode de rémunération de la distribution.2 millions de dirhams pour accompagner le basculement technique des agences et la formation des agents.Maintien d’une commission de 1% pour garder le statut de mandataire de la compagnie tel qu’exigé par la réglementation IATA (Association internationale des transporteurs aériens).Royal Air Maroc va prendre en charge les frais de service facturés par Amadeus aux agences de voyages, soit à peu près 1,5 million de dirhams.La compagnie a exigé l’abandon de l’action en justice lancée en octobre 2002 lorsque les compagnies aériennes avaient décidé de commun accord de baisser la commission sur la billetterie.- Les contre-propositions de la professionReport de l’entrée en vigueur du nouveau modèle économique de 6 à 12 mois. Requête rejetée par Royal Air Maroc.Pour la «mise à niveau» de petites et moyennes structures, la Fédération des agences de voyages avaient demandé quatre fois le budget (8 millions de dirhams) que la RAM était prête à débourser. Maintien d’une commission de 2% pendant un an pour les agences dont le chiffre d’affaires est inférieur à 3 millions de dirhams. Nouveau refus.Abashi SHAMAMBA

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