×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Emploi & Carrière
    Avis d’expert
    La génération «zapping» arrive

    Par L'Economiste | Edition N°:2482 Le 12/03/2007 | Partager

    Quel que soit le taux du turnover, l’entreprise doit analyser les causes des départs. Ceux-ci ont un coût et, dans un contexte de rareté des compétences, les entreprises doivent mettre en place une gestion des ressources humaines dynamique. Analyses de Bastien Billion, consultant senior à Capital Consulting, et d’Abdel-Ilah Jennane, directeur de IRH. Quand s’inquiéter Tout dépend du secteur, de la catégorie des collaborateurs, de la stratégie et de la conjoncture du marché de l’emploi de certains métiers. Bastien Billion, consultant senior à Capital Consulting, estime qu’un turnover est nécessaire pour une entreprise. Il faut, selon lui, s’inquiéter quand il est très faible. Un turnover de 20% dans les centres d’appels est jugé problématique, mais ce sont des métiers qui, de par leur nature, engendrent un turnover élevé comparativement à l’industrie par exemple.Sur le terrain, l’on assiste à un changement de modèle. La culture de la mobilité est en train de gagner les salariés marocains. La génération «zapping» arrive sur le marché du travail et duplique ce comportement aussi dans ses choix professionnels, explique Abdel-Ilah Jennane, directeur de IRH. . Le seuil acceptableLà aussi tout dépend. Les avis des experts divergent. Abdel-Ilah Jennane parle d’un un seuil de 20 et 35%. Ce qui signifie que l’ancienneté moyenne dans l’entreprise est entre 3 à 5 ans, soit la durée nécessaire à un collaborateur pour prendre pleinement possession de son poste. En revanche, Bastien Billion avance un seuil de 4 et 6%. «En dessous et au-dessus, il faut se poser des questions». Le point sur lequel les deux experts s’accordent est la nécessité de bâtir un plan d’action. Ce qui suppose une analyse fine pour identifier la catégorie de métier la plus touchée. . Les secteurs exposés Certains secteurs très dynamiques sont touchés: centres d’appels, tourisme, NTI, banques, immobilier, soit ceux qui connaissent un développement important. Dans ces secteurs, on constate une pénurie de compétences. Pour autant, il ne faut pas «céder au vent de panique, lorsqu’un effet de mode déclenche des démissions à répétition dans un secteur ou une fonction donnés». . Impact sur le cadre En fait, il existe deux écoles. Le CV à la française est valorisé par le nombre de promotions réalisées ou obtenues dans la même structure et la fidélité à l’entreprise est considérée comme un élément de performance et d’engagement.Quant au CV américain, il est valorisé par la multiplication et la diversité des expériences. La mobilité est considérée comme un élément normal dans un parcours professionnel. Ce qui explique peut-être aussi que le taux de chômage américain a été historiquement et systématiquement en dessous de ceux qu’à connus l’Europe, indique Abdel-Ilah Jennane.Généralement, un cadre doit changer de poste (en interne) tous les 3 à 5 années. Le changement d’entreprise permet, quant à lui, d’enrichir les compétences. Mais en changer régulièrement risque de se retourner contre la personne.Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc