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    Avalanche de plaintes contre Delphi

    Par L'Economiste | Edition N°:2487 Le 19/03/2007 | Partager

    . 420 salariés licenciés saisissent individuellement le tribunal C’est une mode que l’on croyait révolue: une grève sans préavis, du matériel endommagé et le tout se soldant par un licenciement collectif. Comment la situation à Delphi (société américaine de composants automobiles installés à Tanger) s’était-elle embrasée et transformée en conflit collectif ? Et pourquoi saisir le tribunal au lieu de suivre la procédure de réconciliation prévue par le code du travail?Le cas de Delphi est révélateur du manque de maturité des organisations syndicales mais aussi de l’inapplicabilité des textes de loi, faute de mécanismes d’application. Au lieu de la procédure prévue dans le code du travail, le dossier est transféré au tribunal. Ce qui risque tout simplement de compliquer la tâche. A Delphi, un simple dossier revendicatif s’est transformé en conflit collectif et s’est soldé par le licenciement de près de 420 personnes. Le 28 novembre 2006, l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM) a déposé un cahier revendicatif auprès de la Délégation régionale du travail à Tanger. Le syndicat de mouvance islamiste, protestait contre «le non-octroi du bulletin de paie, les exactions auxquelles sont exposés les ouvriers et l’indemnité du jour de l’Aïd». Un premier rendez-vous avec l’employeur a été fixé pour le 4 décembre mais reporté au 8 à la demande de la direction. Le jour même de la réunion, deux ouvriers sont licenciés, dont un est membre du bureau syndical, pour faute grave. Deux autres ont écopé de sanctions. Ce qui a provoqué un tollé et s’est soldé par une grève d’une partie du personnel, soit près de 500 sur 4.200 salariés que compte l’entreprise. L’inspection du travail qui a joué au médiateur n’a pas réussi à concilier rapidement les deux parties, celles-ci campant sur leurs positions respectives. Le syndicat exige la réintégration des ouvriers licenciés et l’abandon des sanctions à l’encontre des deux autres. Une condition rejetée par le management de Delphi qui a même rallongée la liste des licenciements à une centaine en raison des «dégâts causés sur le matériel». C’est du moins ce que relève une source proche du dossier. Une semaine plus tard, soit le 15 décembre 2006, la commission provinciale de conciliation tient une réunion, laquelle s’est soldée par un échec. L’entreprise ayant refusé d’appliquer d’autres sanctions que le licenciement. Le dossier a par la suite atterri devant la commission nationale de conciliation et d’enquête (le 16 janvier). Mais là aussi, aucun compromis n’a été trouvé.Dans le code du travail, la procédure prévoit le recours volontaire à l’arbitrage en cas d’échec de la commission provinciale et de la commission nationale de conciliation. L’arbitre devant être choisi sur une liste établie par arrêté du ministre de l’Emploi. Or, cette liste n’existe pas et n’a jamais été élaborée. Ce qui remet en cause toute la procédure prévue dans le code du travail. Dans le cas de Delphi, le conflit collectif se transforme en conflits individuels puisque le tribunal devra trancher sur chaque cas.


    Légèreté de l’UNTM

    Aux revendications de l’UNTM, Delphi a précisé que si les bulletins de paie n’ont pas été remis à temps, c’est uniquement en raison d’un problème technique auquel l’entreprise a été confrontée et qui a été dépassé. Elle a également précisé qu’elle ne pouvait pas se concerter avec chaque employé sur le travail le jour de l’Aïd. Dans le PV de la réunion de la commission provinciale, il est également précisé que l’entreprise a affirmé avoir affiché une annonce après concertation avec les délégués du personnel. En somme, l’origine du conflit est «légère». Ce qui soulève des interrogations sur la légèreté avec laquelle l’UNTM gère les conflits. Khadija MASMOUDI

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