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Auditeurs: Charité bien ordonnée…

Par L'Economiste | Edition N°:2691 Le 14/01/2008 | Partager

C’est un durcissement de plus dans la régulation du commissariat aux comptes en Europe. Les cabinets d’audit qui assurent des missions auprès d’entités dites d’intérêt public devront publier un rapport de transparence à partir du 30 juin 2008. C’est l’application de la 8e directive sur le contrôle légal des comptes. Gendarmes de la transparence des sociétés qu’elles auditent, les cabinets d’audit doivent s’appliquer désormais à eux-mêmes, ce qu’ils prêchent auprès de leurs clients. Charité bien ordonnée commence par soi-même, dit l’adage. Cette échéance fait déjà «trembler» une profession qui n’en finit pas de se voir imposer de nouvelles contraintes année après année. Au fait, que contiendra ce fameux rapport de transparence? La structure juridique du cabinet et de son capital social, la structure de gouvernance, le système de contrôle qualité ainsi qu’une liste des entreprises auditées, le chiffre d’affaires ou encore, la base de rémunération des associés. La check-list comprend aussi des éléments tels que les mandats de commissariat aux comptes, les pratiques d’indépendance, etc. Qu’adviendra-t-il en cas d’écarts relevés entre le contenu du rapport et un contrôle qualité diligenté par les autorités de régulations ? La dissuasion appliquée par les régulateurs américains est la publicité sur ces non-conformités, une éventualité qui fait bondir les professionnels de l’audit. Pourtant, il est fort probable que les autorités de régulation européennes dont la H3C française emboîtent le pas à leur homologue américaine.La profession marocaine a tout intérêt à observer cette évolution si elle veut rester dans la course de la globalisation. Même si pour l’instant, elle reste sous l’autorégulation, la contagion sera inévitable, peut-être pas pour tout de suite. Mais cette éventualité n’est pas une vue d’esprit. Au ministère des Finances, à la Direction des entreprises publiques et de la privatisation notamment, les responsables ont toujours affirmé que le minimum réglementaire était les normes et directives européennes.

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