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Emploi & Carrière
Allemagne: Forte pression pour un retour aux 40 heures

Par L'Economiste | Edition N°:1819 Le 26/07/2004 | Partager

. La liste des entreprises favorables s’allonge . Le gouvernement veut faire passer le temps de travail des fonctionnaires de 38,5 à 40 heuresLe nombre d’entreprises allemandes cherchant à allonger le temps de travail continue à grandir: le voyagiste allemand Thomas Cook va réintroduire la semaine de 40 heures, tandis que la principale chaîne de grands magasins, Karstadt, demande 42 heures. Chez Thomas Cook, détenu à parité par le groupe de distribution KarstadtQuelle et par la compagnie aérienne Lufthansa, un accord a été signé prévoyant le passage pendant un an, avec option d’une année supplémentaire, de 38,5 heures de travail par semaine à 40 heures. Et ce en raison des difficultés financières de l’entreprise, a indiqué jeudi le syndicat de branche Verdi.Seule compensation prévue: les heures supplémentaires travaillées seront inscrites dans un compte-temps et rémunérées au tarif normal (sans les primes d’heures supplémentaires) lorsque le voyagiste aura renoué avec les bénéfices. Au cours de son dernier exercice fiscal écoulé, le groupe a essuyé une perte nette de 251 millions d’euros. Les magasins Karstadt, filiale de KarstadtQuelle, font également pression en ce sens et réclament à leurs 47.000 salariés le retour à la semaine de 40 ou 42 heures, sans compensation. “Il est nécessaire d’allonger le temps de travail hebdomadaire”, a déclaré leur patron Helmut Merkel dans une interview au quotidien régional WAZ.Actuellement, le temps de travail moyen dans les magasins se situe entre 37 et 38 heures. En échange, l’entreprise fait miroiter une réduction d’un plan de suppression de 4.000 emplois d’ici 2006.Karstadt et Thomas Cook s’engouffrent à leur tour dans une brèche ouverte récemment par le groupe Siemens qui a obtenu le passage sans compensation salariale de 35 à 40 heures dans deux sites, en échange de l’abandon d’un projet de délocalisation en Hongrie. Sur la liste aussi, le fabricant de matériel de chauffage Viessmann, le géant agroalimentaire suisse Nestlé, les équipementiers automobiles Continental et Bosch, qui vient par ailleurs de conclure un accord en ce sens en France, ayant fait grand bruit, ou encore le conglomérat MAN.Dans le cas de MAN, le comité d’entreprise a toutefois rejeté jeudi 22 juillet tout retour aux 40 heures, accusant la direction d’avoir “considérablement fragilisé la paix sociale dans l’entreprise” par ses revendications.En parallèle, chez le constructeur automobile DaimlerChrysler, un conflit social a éclaté à propos d’un plan d’économies de 500 millions d’euros de la direction, qui menace, faute d’accord, de supprimer 6.000 emplois sur son principal site Mercedes en Allemagne.La pression en faveur de l’allongement du temps de travail ne provient pas seulement du secteur privé. Le gouvernement veut faire passer le temps de travail des fonctionnaires fédéraux de 38,5 à 40 heures à partir d’octobre, tandis que plusieurs Etats régionaux ont entrepris de porter la semaine de travail de leur fonction publique à plus de 40 heures, comme la Bavière et la Hesse. Une voie que la compagnie publique des chemins de fer Deutsche Bahn voudrait aussi emprunter.(AFP)

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