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Agent maritime: Se regrouper pour survivre

Par L'Economiste | Edition N°:2169 Le 12/12/2005 | Partager

. Trop forte atomicité des prestataires. Le chiffre d’affaires annuel varie entre 1 et 20 millions de dirhamsC’est un homme de terrain, selon les uns, une sorte de plaque tournante, selon les autres. L’agent maritime est connu pour être un maillon important dans la chaîne de transport. Sa tâche ne se limite pas aux formalités administratives. Il se charge également des modalités opérationnelles requises pour l’escale d’un navire, travaille en étroite collaboration avec plusieurs instances: police des frontières, douane, etc. Outre les besoins du navire, une bonne partie de son activité dépend des marchandises chargées ou déchargées. C’est lui qui spécifie les possibilités de transbordement permettant aux chargeurs de réserver des conteneurs ou une cargaison sur un navire. Il noue aussi de multiples contacts avec les opérateurs de terminaux ou les manutentionnaires chargés du chargement et du déchargement. L’agent maritime est également responsable du règlement des frais et des taxes portuaires pour le compte de l’armateur. Il a aussi un rôle commercial important. «Il cherche du fret pour le compte de l’armateur, il est le trait d’union entre le transporteur et le chargeur et s’occupe aussi du démarchage du chargeur et de la négociation», précise Abdelaziz Mantrach, président de l’Association professionnelle des agents maritimes, consignataires de navires et courtiers d’affrètement au Maroc (APRAM).La profession qui se caractérise par une multitude de petites structures va devoir faire face à l’arrivée de grands groupes. Elle doit se préparer à saisir les nouvelles opportunités offertes par l’ouverture de l’économie et par les accords de libre-échange. Une étude réalisée récemment par Imagof Partners(1) relève qu’une des principales caractéristiques de cette activité est la grande diversité entre les entreprises au niveau de la taille, de la répartition de la clientèle et de la répartition par mode de fret. Les agences maritimes dont l’effectif approche les 100 salariés consignent entre 100 et 200 navires par an et disposent de filiales dans les autres ports. En revanche, celles qui comptent 20 à 50 salariés consignent entre 20 et 80 navires par an alors que celles qui disposent de moins de 10 salariés consignent entre 10 et 40 navires par an. Pour tenir le coup, des rapprochements permettraient de disposer de structures ayant une taille critique. L’atomicité de l’activité est une menace réelle pour la profession. «Le développement du trafic maritime et sa complexité à l’avenir vont nécessiter des opérateurs un encadrement humain qualifié, et des moyens financiers importants».Les prévisions de trafic maritime établissent que, d’ici 2010, les tonnages évolueront faiblement au niveau des ports de Casablanca, Mohammédia et Jorf Lasfar. En revanche, des opportunités seront à saisir au niveau de Tanger, Laâyoune et Nador qui connaîtront une évolution favorable. Les partenariats avec les grands groupes internationaux et la spécialisation sont également recommandés. La spécialisation peut s’effectuer «par produit ou par type de trafic ou encore en essayant de se rattacher de façon exclusive des armateurs étrangers qui viennent régulièrement au Maroc». La diversification des services offerts par les agents maritimes est également conseillée. Ils pourraient ainsi s’élargir au courtage maritime et la logistique (transit, transport, entreposage dans les zones franches). Aujourd’hui, l’activité est très inégalitaire. Certains réalisent beaucoup de tonnage alors que d’autres se contentent de très petits. En témoigne le chiffre d’affaires annuel qui varie entre 1 et 20 millions de dirhams. L’activité connaît une rude concurrence. Des sociétés vont jusqu’à brader les prix. L’étude parle de recours à des moyens illégaux (commissions occultes) pour augmenter le chiffre d’affaires. Face à ce phénomène, la qualité est reléguée au second plan. Elle est souvent «sacrifiée au profit du prix surtout par les armateurs étrangers qui viennent occasionnellement au Maroc».


Corruption

L’unicité de la manutention au niveau des ports est vivement saluée par les opérateurs. La réforme de l’Odep permettra aussi aux agents maritimes de profiter d’une meilleure compétitivité des ports et d’élargir leur activité en soumissionnant à des autorisations ou des concessions. Parmi les activités qui seront soumises à autorisation figurent le pilotage, le remorquage, le magasinage, l’entreposage, l’exploitation des terre-pleins des hangars et des autres installations portuaires, l’exploitation de l’outillage privé et toute activité connexe au service des navires, des marchandises et/ou des passagers. Le régime de la concession s’appliquera à la gestion du port, à l’exploitation de terminaux et de quais, l’exploitation de l’outillage portuaire privé et à la manutention portuaire. Par ailleurs, la sécurité dans les ports et le problème des clandestins sont les deux fléaux qui persistent. Les armateurs ayant des clandestins à bord subissent un double préjudice: des pénalités qui peuvent atteindre jusqu’à 5.000 euros (près de 54.000 dirhams) et l’immobilisation du navire pendant plusieurs jours. L’étude réalisée par Imagof Partners cite aussi le cas d’agents maritimes qui se sont plaints «de la persistance de la corruption dans les ports». Ce qui augmente le coût des prestations et affaiblit la compétitivité des ports marocains. Khadija MASMOUDI--------------------------------------------------------(1) Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’Apram, l’Agence nationale de la promotion des PME et le projet Taahil Al Mokawalat dans le cadre de la coopération technique maroco-allemande.

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