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Prévision et travail d’équipe: Le duo gagnant

Par L'Economiste | Edition N°:1935 Le 10/01/2005 | Partager

. Sur 12.000 appels quotidiens, seuls 2.000 relèvent d’une urgence. Les agents sont aussi sollicités pour des opérations payantesEn mission, rien ne sert de se précipiter. Une détermination sans précipitation est de mise. Le plus souvent, lorsqu’une personne compose le 15, c’est pour solliciter les secours. Mais sur 12.000 appels que reçoivent les agents de la Protection civile, seuls 2.000 sont des appels effectifs de secours. Le reste est constitué d’appels malveillants et de demandes variées sans aucune urgence. Pour faire entendre sa demande et que des intervenants arrivent dans les plus brefs délais, le premier maillon de la chaîne est le centre de traitement de l’alerte (CTA). En dix minutes -l’objectif à atteindre- les secours doivent partir. Une fois sur place, “c’est un réel travail d’équipe où chacun sait ce qu’il a à faire, et où une grande solidarité doit être observée pour optimiser l’efficacité de l’intervention. Cette efficacité est le fruit d’une organisation en amont, assure Abderrahim Kabbaj. En effet, pour mieux combattre et prévenir les risques, les agents s’entraînent et se prêtent à de nombreux exercices de simulation. “Mais, insiste le commandant, rien ne vaut une bonne prévision pour dominer le risque”.Le rôle des agents de la Protection civile consiste en “la protection des personnes, des biens et de l’environnement en toute circonstance”. Cette notion de protection est très vaste. Elle comprend aussi bien les secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistres notamment les incendies ou de catastrophes et leur évacuation vers les hôpitaux que la préparation des mesures de sauvegarde, l’organisation et la coordination des moyens et dispositions de prévention et de sauvegarde des biens, patrimoine et environnement. Leur intervention comprend aussi la coordination et la gestion de la lutte antiacridienne. Ils sont aussi membres actifs de différentes commissions (circulation routière, construction…). Les agents de la Protection civile interviennent ainsi à tous les niveaux d’un projet de construction. Ils doivent effectuer des visites de contrôle sur le terrain avant la mise en exploitation du bâtiment et l’ouverture au public, ainsi que des visites régulières des systèmes de sécurité. Ils peuvent aussi être sollicités pour des opérations non urgentes (consulting et expertises diverses par exemple). Celles-ci sont payantes et permettent d’alimenter le fonds spécial de soutien et de promotion de la Protection civile. Créé en 1997, celui-ci permet d’équiper les casernes en matériel et engins nécessaires ainsi qu’à la construction de casernes. Le montant cumulé en 2003 s’élève à quelque 65,48 millions de dirhams. Le recrutement dans la Protection civile se fait par voie de concours. Celui-ci, organisé chaque année, est ouvert à deux types de candidats. D’une part, les titulaires d’un baccalauréat scientifique ou diplômés de l’OFPPT (niveau bac scientifique +deux ans dans un ITA) qui sont recrutés au grade de sous-officier. Et d’autre part, les titulaires d’une licence scientifique intégrés en tant qu’officiers. Depuis la suppression des échelles 1 à 4, dans lesquelles sont classés les hommes de troupe, ce sont les deux niveaux de formation qui sont acceptés. A l’issue du concours, les nouvelles recrues bénéficient d’une formation initiale de deux ans dont deux mois «sous les tentes» avec instruction paramilitaire. Une formation continue sera dispensée aux agents tout au long de leur carrière. Celle-ci inclut aussi des interventions de spécialistes dans le cadre d’échanges et coopération avec des pays étrangers (France, Allemagne, Tunisie, Mali…) et différents organismes (Odep, Onda, …). La rémunération des agents de la Protection civile suit la même grille de rémunération que celle des fonctionnaires de l’Etat.


Une journée type

Comme pour tout professionnel du risque, les journées se suivent mais ne se ressemblent pas dans une caserne. De la plus grande accalmie aux appels multiples, des demandes de secours pour interventions hors compétence aux demandes les plus simples et les plus classiques. Au centre de secours, la journée d’une équipe commence à 7 heures du matin. Elle se poursuit jusqu’au lendemain à la même heure, explique Abderrahim Kabbaj, commandant régional de Casablanca. Après la levée des couleurs, les agents entament une séance d’entraînement (course à pied et séances d’éducation physique). Celle-ci est suivie de manœuvre de garde. Après la visite médicale, les agents ont droit à un cours de secourisme qui est ensuite suivi de la “corvée” avec entretien du matériel. En l’absence d’interventions, l’après-midi se poursuit presque de la même façon que la matinée. En effet, les agents ont droit à des cours théoriques. Et la séance sportive sera consacrée à des exercices collectifs. L’appel d’extinction des lumières se fait à 21 heures. Mais cela ne veut pas dire pour autant une baisse de la vigilance. Les agents de la Protection civile savent très bien qu’à tout moment, un appel peut se faire. Khadija EL HASSANI

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