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L’anglais, un “must” dans le monde du business

Par L'Economiste | Edition N°:1939 Le 17/01/2005 | Partager

. Et un bon argument pour séduire les recruteurs. La motivation, meilleur stimulant L’anglais est devenu la langue des affaires partout dans le monde et au Maroc. Dans un contexte de mondialisation, l’anglais devient donc incontournable dans beaucoup de secteurs et il va le devenir un peu plus au cours des décennies à venir.Après avoir réalisé une petite enquête auprès de plusieurs responsables des ressources humaines et consultants, L’Economiste a constaté l’importance de cette langue, en particulier dans les multinationales. C’est ce que nous explique Youness Bellatif, directeur général du cabinet conseil Convergence Conseil. “Les multinationales utilisent des normes de gestion internationales où l’utilisation de l’anglais est quotidienne et systématique. Même les entreprises françaises et espagnoles utilisent cette langue dans la pratique quotidienne de leurs activités”. A un certain niveau de carrière, l’anglais est un “must”. Il est en effet difficile d’imaginer un directeur ou un manager promu à certaines responsabilités et ne sachant pas parfaitement parler l’anglais. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que beaucoup de multinationales offrent des opportunités d’expatriation aux cadres marocains. Ce qui fait qu’ils doivent être prêts à partir dans des pays où l’anglais sera leur seul vecteur de communication. “C’est l’anglais qui reste la langue prédominante dans les négociations internationales”, affirme également Assia Aïouch, directeur général du cabinet optimum Conseil. De ce fait, à compétences égales, les multinationales vont systématiquement privilégier le candidat qui maîtrise l’anglais, nous assure Youness Bellatif. Pour Mohamed Benouarrek, DRH chez Novartis, même si le niveau de maîtrise de l’anglais varie d’un poste à l’autre et d’un niveau hiérarchique à l’autre, il y a une tendance vers l’officialisation de l’anglais, qui devient un prérequis, un minimum exigé pour tous. Avant, l’anglais était notamment exigé pour les postes de DG, de marketicien, de responsable commercial. Aujourd’hui, “cette condition se généralise à tous les postes. Les financiers, les magasiniers, les médecins, etc., tout le monde doit connaître l’anglais”. C’est ce que confirme Zakaria Rbii, DRH chez Kraft Foods. “Chez nous, l’anglais est obligatoire. Il fait même partie des trois compétences techniques dites générales, à côté de la bureautique et de la gestion de projets”. Et d’expliquer que la majorité des rapports internes à l’entreprise et ceux avec la maison mère sont réalisés en anglais, de même que les réunions du comité de direction et celles avec l’encadrement. “90% de nos cadres parlent l’anglais et 10% ont un niveau de compréhension suffisant”, constate-t-il. Au recrutement, beaucoup de multinationales imposent des entretiens non seulement en français mais aussi en anglais, afin d’évaluer le niveau du candidat. Certaines entreprises exigent même certains diplômes de langues comme le TOEIC par exemple, afin de mesurer l’aisance du candidat dans la langue. . Cours de perfectionnement“Un niveau très faible en anglais peut être un handicap au recrutement. Mais nous pouvons des fois faire un compromis si le niveau d’anglais est moyen et que le candidat a un bon potentiel. Car nous pouvons lui offrir des formations de perfectionnement en anglais”, explique Rbii. C’est ce que nous affirment toutes les personnes que nous avons interrogées. En effet, les responsables de formation prévoient toujours un budget pour l’enseignement des langues. Et il est fait appel à des centres spécialisés pour des cours intra ou interentreprises. Les formules sont multiples et varient selon les besoins. En tout cas, les centres de langues s’adaptent aux besoins des entreprises et viennent en cas de besoin chez l’entreprise entre midi et deux heures ou le soir. Pour certains cadres supérieurs ou directeurs généraux, des cours particuliers sont donnés. C’est très souvent l’anglais commercial qui est enseigné. Dans certains cas, ce sont les cadres qui sont envoyés dans des centres de langue. En général, on peut trouver diverses formules au sein d’une même entreprise. Pour sélectionner les centres de langues, plusieurs paramètres sont pris en compte, généralement: sa renommée, la qualité des enseignants, les supports pédagogiques utilisés et la méthodologie suivie. “Il faut que les cours soient basés sur des cercles de communication”, insiste le DRH de Novartis. A noter que ce sont les gens qui ont une motivation personnelle pour apprendre l’anglais qui font des progrès rapidement. Ceux qui apprennent la langue par obligation ou contraints par leur chef hiérarchique ou leur entreprise n’obtiennent généralement aucun résultat. Conclusion: tout est question de motivation!


Le mandarin ne risque pas de détrôner l’anglais

Même si les Chinois constituent aujourd’hui une population qui a dépassé les 1,3 milliard, il ne faut pas s’inquiéter. Les langues parlées en Chine ne risquent pas de détrôner l’anglais dans le monde des affaires. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord: même si le mandarin reste la plus utilisée, il n’existe pas une langue en Chine mais, plusieurs. Il serait donc difficile d’apprendre toutes les langues de ce pays. Par ailleurs, les Chinois eux-mêmes s’adaptent et parlent l’anglais quand ils font des affaires. C’est la deuxième langue du pays. En Chine, des professeurs auraient même loué des terrains de foot pour enseigner l’anglais en plein air, au plus grand nombre de personnes, et, paraît-il, ces séances auraient un succès fou!


Pas d’arabe, mais le berbère, oui !

Il est très rare que l’arabe soit enseigné dans les centres de langues. Et pour cause, la demande est faible. En fait, cette langue est très peu utilisée dans le monde des affaires. Les Marocains utilisent l’anglais lorsqu’ils parlent affaires avec des Moyen-Orientaux, parce qu’ils ne maîtrisent pas en arabe certains mots techniques, qu’ils connaissent en anglais.Au contraire, le berbère peut s’avérer un atout non négligeable lors des recrutements et dans certains domaines d’activité. Par exemple, les candidats commerciaux qui travaillent dans le secteur de la grande consommation. Si dans leur travail ils doivent travailler avec des épiceries, des grandes et moyennes surfaces, le berbère peut être très utile. Nadia BELKHAYAT

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