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    «Nous voulons rester fonctionnaires de l’Etat»
    Rencontre avec Mohamed Najib Sejaa, secrétaire général du syndicat du tourisme affilié à la CDT

    Par L'Economiste | Edition N°:2560 Le 02/07/2007 | Partager

    . L’Economiste: Pourquoi refusez-vous d’être transféré sous l’égide de l’OFPPT?- Mohamed Najib Sejja: Au ministère du Tourisme, nous revendiquons une formation unique. Ce cadre nous assure le professionnalisme de la formation dispensée. L’OFPPT opte pour une formation rapide qui vise le quantitatif plutôt que le qualitatif. A l’Office de la formation professionnelle, l’initiation est le nom donné à la méthode employée. On ne devient pas cuisinier car on a pratiqué 6 mois en cuisine! C’est insuffisant! C’est oublier que les employeurs préfèrent un apprenti sans diplôme qu’ils formeront pour un salaire médiocre qu’un élève sorti de l’Office qui exigera l’équivalent d’un Smic. En outre, la valeur historique est très importante. . Pourquoi ne pas accepter les garanties sociales du ministère du Tourisme?- L’OFPPT est en train de faire une campagne de propagande. La vérité, c’est qu’il gère le domaine avec un esprit entrepreneurial. Une augmentation de salaire entre 0 et 400% nous a été promise. Mais on sait très bien que le statut interne de l’Office donne 15 attributions au directeur de l’OFPPT. C’est la porte ouverte aux mesures autoritaires. Nous ne croyons pas aux promesses de l’Office. Je travaille au ministère du Tourisme depuis longtemps, je suis parvenu dans la Fonction publique à l’échellon 10. A l’OFPPT, le tableau d’échelle varie entre 1 et 30. Mon expérience équivaut à la catégorie 17,18. Mais comme l’Office me considérera comme une nouvelle recrue, je serais maintenu au niveau 16. Pour atteindre ce que j’ai déjà accumulé au ministère, je devrais attendre 8 ans. . Pourtant, une hausse de 30% des salaires est annoncée si le transfert s’effectue?- Si ce paradis existe, pourquoi, nous autres fonctionnaires, le refuserions-nous?! Je ne connais aucun collègue qui voudrait rester dans la misère de la Fonction publique. A choisir, je préfère la garantie d’un travail d’Etat. . Mais avez-vous quelque chose à proposer?- Oui. Nous avons proposé une approche différente au Premier ministre, Driss Jettou. L’idée est de créer des centres régionaux de tourisme. Soit des écoles hôtelières dont la gestion serait assurée par les formateurs eux-mêmes. Il nous a renvoyés aux personnes en charge du dossier. Du coup, cela fait presque 5 ans que le blocage persiste! La dernière rencontre avec les syndicats date du début du mois de juin. . Mais les élèves ne peuvent essuyer une année blanche, comment envisagez-vous les jours qui viennent? - Nous nous batterons jusqu’au bout. Nous avons conscience qu’il est trop tard pour nos revendications. Tout dépend maintenant de la Commission parlementaire. Le ministre du Tourisme devait s’y rendre pour justifier son projet de transfert, mais il ne s’est pas présenté! Une autre convocation est prévue mardi 3 juillet. Nous avons bon espoir, car rester fonctionnaire de l’Etat relève de notre droit selon les articles 48 à 51 du code de la Fonction publique. Dans tous les cas, le verdict est prévu le 8 juillet au plus tard.Propos recueillis par Diane Daudin-Clavaud

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