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Emploi & Carrière
La productivité décroche du coût du travail

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. L’industrie est à la peine, selon le ministère de l’Emploi. Investir dans l’éducation et le développement des compétences L’amélioration de la productivité est un des thèmes sur lequel l’Organisation internationale des employeurs (OIE) a mis l’accent cette année lors de sa traditionnelle session qui précède la Conférence annuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT)1. C’est l’occasion pour les employeurs d’attirer l’attention sur leurs préoccupations. L’OIE prône une approche intégrée pour développer l’emploi et la productivité. A une nuance près, elle rejoint celle du Bureau international de travail (BIT). Pour le BIT, une stratégie fondée sur des bas salaires et un faible développement des compétences n’est pas viable à long terme, elle est incompatible avec la réduction de la pauvreté. «Les investissements dans l’éducation et le développement des compétences contribuent à orienter l’économie vers les activités à forte valeur ajoutée et de croissance dynamique», indique le BIT dans son rapport. Le lien entre éducation, productivité et emploi n’est plus à démontrer. Dans son Livre blanc, la CGEM va dans le même sens en prônant une rupture profonde de notre système d’enseignement. «On ne peut indéfiniment supporter une situation des plus paradoxales où les entreprises souffrent du manque de travailleurs qualifiés quand des diplômés se retrouvent sans emploi à la sortie des universités», rappelle le patronat qui se garde bien d’avancer des propositions ou de dire comment il pourrait s’impliquer pour sortir de ce paradoxe. Le manque de qualification affecte la productivité, notamment dans les industries à forte intensité de main-d’oeuvre qui aspiraient jadis des masses des populations non qualifiées. L’industrie de sous-traitance textile est dans ce schéma. Le ministère de l’Emploi reconnaît d’ailleurs que «depuis 1999, l’évolution du travail a été plus prononcée que la productivité du travail, ce qui s’est traduit par une hausse du coût salarial unitaire de production». Si la CGEM a concédé une augmentation du salaire minimal horaire lors des dernières négociations, elle s’attend en contrepartie à une amélioration de la productivité. Ce qui passe par la recherche d’une meilleure efficacité pour les entreprises et des aides aux travailleurs pour être «employables» et productifs. Un effort substantiel doit cibler les PME qui accusent du retard dans la formation de leurs salariés malgré des mesures d’incitation. Au Maroc, le dispositif des contrats spéciaux de formation (CSF) ne profite qu’aux grandes entreprises. Dans d’autres, la formation n’est pas toujours ciblée et consiste à offrir des heures de formation juste pour alimenter la rubrique «bilan social». Même le BIT parle d’efforts à fournir en termes de formation dans les petites et moyennes entreprises. Celles-ci ne semblent guère avoir pris conscience du développement des aptitudes professionnelles et des qualifications de leurs employés dans la compétition. A l’opposé de grandes entreprises (multinationales), la formation dans les PME n’arrive qu’au dernier rang des préoccupations des dirigeants.


Le rural, levier pour les entreprises

Favoriser l’emploi rural pour réduire la pauvreté figure aussi parmi les priorités de l’Organisation internationale des employeurs. La CGEM est convaincue qu’une économie à l’échelle rurale est conditionnée par l’infrastructure de base et la proximité des services de l’Etat. «C’est un préalable pour que l’économie et l’emploi puissent se développer dans le rural», affirme Abdelmjid Tazlaoui, président de la commission Emploi à la CGEM. Il cite l’exemple de l’offshoring qui ne nécessite pas d’être concentré à Casablanca. La politique des pôles industriels et d’activité en cours de développement est jugée intéressante. «C’est une politique que nous encourageons et qui va nous permettre à la CGEM d’avoir un positionnement régional. C’est même un levier pour les patrons pour pouvoir investir», conclut Tazlaoui.Khadija MASMOUDI -------------------------------------------------------------------------(1) La conférence de l’OIT se tient à Genève du 27 mai au 13 juin

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