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    Affaires

    Emigration clandestine
    Le port de Marseille sévit

    Par L'Economiste | Edition N°:1987 Le 28/03/2005 | Partager

    . Il instaure des mesures draconiennes contre les armateurs. 15.000 euros pour chaque trio de clandestinsL’émigration clandestine est une vraie plaie pour les exportateurs et transporteurs. Sur le pied de guerre depuis plusieurs semaines déjà, selon des transporteurs, les ports européens sont passés à l’offensive ces derniers jours. Gare aux navires où l’on découvre des clandestins! Les autorités portuaires leur imposent le paiement d’une amende ou le détournement. L’exemple le plus récent est celui du port de Marseille qui a décidé le 24 mars de prendre une série de mesures à l’encontre des navires marocains qui y font escale. Dans une note adressée aux armateurs, dont L’Economiste détient copie, les autorités de cet établissement leur reprochent le nombre croissant de clandestins qui empruntent leurs bateaux. Pour ne citer que deux exemples, la direction du port de Marseille, explique que “plus de 10 clandestins ont débarqué du navire Azzahra la semaine dernière. Huit autres avaient débarqué du Akoul, deux jours avant”. Pour contrer ces flux, le port français impose désormais le paiement d’une amende de 15.000 euros pour chaque trio de clandestins surpris. Si ces derniers le sont avant l’arrivée au port, le bateau est tout simplement détourné. Contacté par L’Economiste, le comandant Karia, PDG d’IMTC propriétaire du navire Azzahra, indique que sa société a écopé jeudi 24 mars d’une amende de 15.000 euros. “Le mois dernier, nous avons également payé 600.000 DH dans un port espagnol. Les autorités portuaires engagent même des poursuites lorsqu’elles découvrent qu’il a eu complaisance avec les clandestins”, renchérit Karia. Il explique “que si le nombre des clandestins dépasse trois et s’ils ont été découverts une fois au port, le navire est saisi. Et les mineurs nous coûtent plus chers”. Selon lui, ce sont les remorques de pomme de terre qui regorgent le plus de clandestins. “Pour des raisons d’aérations, ces remorques ne sont pas tollées mais bâchées. Elles offrent de ce fait beaucoup plus de possibilités d’accès aux candidats à l’émigration clandestine”, poursuit Karia. Irrités, les armateurs refusent désormais de transporter la pomme de terre, soutient-on auprès d’IMTC. La note de la direction du port de Marseille, qui épingle les bateaux appartenant à IMTC et Comanav, pointe du doigt “le niveau médiocre de la sécurité dans les ports du Royaume”. Un reproche que l’on ne partage pas forcément de ce côté de la Méditerranée. “Les forces de l’ordre effectuent un travail énorme. Elles ne cessent d’augmenter leurs effectifs, mais c’est très difficile face aux hordes de plus en plus nombreuses des clandestins dans le port de Casablanca”, indique Karia. Ils sont, selon lui, plus de 400 à rôder autour des cinq entrées du port de Casablanca. De plus en plus ingénieux, les clandestins n’essayent même plus d’entrer dans l’enceinte, mais se déplacent en mer, grâce à une chambre à air, jusqu’aux navires pour éviter les forces de l’ordre.Naoufal BELGHAZI

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