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Economie

Emballage métallique
Hausse sans précédent des prix du fer blanc

Par L'Economiste | Edition N°:2905 Le 20/11/2008 | Partager

. 35 à 50% annoncés dès janvier 2009. L’industrie de poisson directement impactée Fortes inquiétudes dans les filières des conserves. En effet, les prix des emballages métalliques vont subir une hausse substantielle dès janvier 2009. A l’origine, une augmentation des prix du fer blanc, matière utilisée dans l’emballage métallique. Celle-ci est annoncée par les fabricants mondiaux de métaux pour emballage dès janvier 2009. Partout dans le monde, que ce soit en Europe ou en Amérique, l’on parle d’une hausse variant entre 35 et 50%. «Plutôt 40 à 50%», précise Mohamed Riadi, président de l’Association des industriels marocains des emballages métalliques (Amiem) et DG de Carnaud Maroc, filiale du groupe américain Crown.Cette augmentation sans précédent intervient dans le sillage de la flambée des cours des matières premières, notamment de l’acier à laquelle étaient confrontés, durant toute l’année 2008, les fabricants d’emballages métalliques. Elle est accélérée notamment par la réduction des capacités de production des sidérurgistes et par les difficultés d’approvisionnement. D’autant plus que le fléchissement des derniers mois des prix de l’acier lié à une baisse de la demande, ne s’est pas étendu au fer blanc sur lequel la demande reste très forte. Ainsi par exemple Crown Europe, division du groupe américain d’emballage métallique Crown, annonce une hausse de 32% dès le 1er janvier 2009 sur les boîtes alimentaires. Du coup, les importateurs et fabricants locaux qui subissent de plein fouet cette hausse des prix disent n’avoir d’autre alternative que de la répercuter sur leurs clients, à savoir essentiellement les conserveries de poisson et végétales ainsi que l’industrie des peintures. Mais, c’est surtout le créneau de la conserve de poisson qui va le plus trinquer avec une hausse de 30 à 32%, indique le président de l’Amiem. Pour les industries de peinture à plus forte valeur ajoutée, l’impact sera moins lourd avec une augmentation oscillant entre 10 et 15%.

Perte de compétitivité
Pour sa part, Mohamed El Jamali, président de l’Union nationale des industries de la conserve de poissons (Unicop), estime qu’«avec cette hausse des prix de fer blanc, la boîte de sardine traditionnelle risque de subir une hausse de près de 20 a 25%». En effet, dans ces industries, l’emballage représente entre 30 et 35% de la valeur du produit. C’est dire que la sardine marocaine risque encore de perdre du terrain sur les marchés internationaux. Sa compétitivité déjà mise à rude épreuve ces dernières années, notamment par des problèmes d’accès à la ressource, est à nouveau menacée. Ce qui ne manquera pas de porter un nouveau coup à la compétitivité du poisson marocain qui «commence a être beaucoup plus cher que chez nos concurrents potentiels (Amérique du Sud, Afrique du Sud, Asie du Sud-est, ...)», déplore El Jamali. Pourtant, poursuit le président de l’Unicop, «la demande existe, mais nous sommes incapables d’assurer, faute de régularité et de qualité de la matière première. Nous n’arrivons plus à satisfaire les marchés traditionnels». Une situation qui ne risque pas de s’arranger avec la hausse prévisible des prix d’emballage et le surcoût qu’ils induiront sur les facteurs de production. Khadija El HASSANI
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