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Economie

Elles sont célibataires, diplômées et vivent seules

Par L'Economiste | Edition N°:2882 Le 16/10/2008 | Partager

. Les femmes chefs de ménage de plus en plus nombreuses. Pourtant, des discriminations persistent . Une étude du HCP sur le nouveau profil Etudes, carrières, responsabilisation, indépendance financière vis-à-vis de la famille… C’est le nouveau profil de la femme marocaine que vient de dresser le Haut-commissariat au Plan (HCP) à l’occasion de la Journée nationale célébrée le 10 octobre dernier. Le rapport du HCP comprend les tendances d’évolution des caractéristiques démographiques et socio-professionnelles de la femme marocaine. Il s’agit d’un recueil de données statistiques sur les structures démographiques et matrimoniales, sur l’éducation, l’emploi, la pauvreté et la vulnérabilité. Le rapport comporte surtout un volet inédit sur les femmes vivant seules et les femmes chefs de ménage(1). Premier constat chiffré: même si la proportion des femmes célibataires ayant entre 15 et 29 ans est importante, celle de la tranche comprise entre 30 et 44 ans augmente plus vite en 2007 par rapport à 1987. Elles sont donc de plus en plus nombreuses à rester célibataire tardivement. Et cela pour plusieurs raisons, particulièrement celle d’assumer avec son époux les responsabilités (loyers, écoles, charges…), sans l’aide de la famille. Autre constat: de plus en plus de femmes célibataires choisissent de vivre seules en assumant le regard suspicieux de la société. Leur nombre est passé de 143.360 sur un total de 256.000 personnes vivant seules en 1999 à 223.380 femmes sur un total de 438.000 en 2007 (même les hommes vivent de plus en plus seuls). La proportion de célibataires est bien entendu plus importante en milieu urbain: 80.000 en 1999 (contre 50.000 en milieu rural). En 2007, elles sont passées à 146.000 en milieu urbain (contre 73.000 en milieu rural). Selon l’âge, ce sont les 30-59 ans qui représentent la part la plus importante des femmes vivant seules, suivi des moins de 30 ans dont le pourcentage a tendance à augmenter, passant de 5,7% en 1987 à 8,4% en 2007 du total. Les femmes vivant seules sont surtout les veuves. Viennent ensuite les célibataires dont la proportion est en constante augmentation. «Toutes les transformations sociales et économiques de la société ont fait que la femme est poussée à assumer la responsabilité même au niveau financier», explique Faouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique pour les droits des femmes. En effet, selon les statistiques du HCP, la part des ménages dirigés par les femmes a augmenté de 1999 à 2007, passant de 17,5% à 18,7% du total des ménages. Lesquelles sont constituées essentiellement de veuves, suivies des mariées puis des divorcées. Mais la tendance est à la baisse pour le nombre de veuves chefs de ménage au profit des femmes mariées et des célibataires. Selon le niveau de diplôme, 88,2% des femmes chefs de ménage n’ont aucun diplôme, mais leur proportion diminue, laissant la place aux femmes au niveau de diplôme moyen et supérieur, de plus en plus nombreuses en tant que chefs de famille. Les faits sont réels, les statistiques aussi, la société ne peut que suivre cette évolution et l’accepter, estime Assouli. «Cependant, une discrimination de taille persiste, celle de la tutelle», dénonce la présidente de la Ligue. D’un côté, on responsabilise la femme, de l’autre, on lui enlève le droit d’être tuteur légal de ses enfants. Les allocations familiales sont touchées par le père, c’est aussi le père qui prend en charge les enfants au niveau de la sécurité sociale. «Il faut remédier rapidement à ces discriminations pour une meilleure cohérence de la loi et asseoir le principe de l’égalité comme le veut l’esprit de la Moudouwana», conclut-elle.------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Les informations proviennent principalement des enquêtes statistiques et recensements réalisés par le HCP et des statistiques sous produites par certains départements ministériels (Education nationale, Justice, Santé, Finances et Formation professionnelle).


Pauvreté

Selon l’enquête du HCP, le taux de pauvreté global a enregistré une baisse importante passant de 15,3% en 2001 à 8,9% en 2007. En 2001, l’écart entre homme et femme était dérisoire (15,4% pour les hommes et 15,2% pour les femmes). Mais en 2007, il se creuse puisque le taux est de 8,8% pour les hommes et 9,1% pour les femmes. Côté dépenses, l’enquête du HCP révèle qu’elles sont plus importantes lorsque la femme est chef de famille.Jihane KABBAJ

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