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Politique

Elias Sanbar: “Les Israéliens s'étouffent avec le mur”

Par L'Economiste | Edition N°:1725 Le 15/03/2004 | Partager

. Le mur achèvera-t-il le pacte de Genève?. Colonies, réfugiés et mur de Jérusalem, des entraves à la paix Est-il aujourd'hui aberrant de parler de chances de paix en Palestine? L'opinion publique arabe et de l'intérieur des territoires occupés dirait peut-être oui. Les spécialistes de la question palestinienne, parmi eux les négociateurs, seront moins catégoriques. Ne serait-ce que pour garder une certaine légitimité à leur démarche et combat. Le contexte dans lequel ils agissent n'est pas reluisant: attentats et ripostes, mur de Jérusalem et les accords de paix qui s'avèrent à chaque fois des coquilles vides. Elias Sanbar, historien et fondateur de la revue d'études palestiniennes, fait partie de cette avant-garde qui prêche la réconciliation et la paix dans un Proche-Orient qui ne s'y prête pas. Des enjeux politiques et économiques internationaux passent par là et les Américains qui s'autoproclament parrains du processus de paix, veulent garder une mainmise suspecte sur le terrain. Sur invitation de l'Association des centraliens du Maroc, Sanbar a animé une conférence jeudi 11 mars à la Fondation du Roi Abdulaziz Al Saoud à Casablanca. Le débat a été marqué par un enchevêtrement d'espoir et d'inquiétude. Son exposé a certes eu le mérite d'être intéressant et explicite mais on n'en ressort pas pour autant plus éclairé sur la question. “Qu'est-ce que Sanbar pourrait bien nous dire de nouveau sur le conflit? lance une personne dans l'auditoire. Le sujet est inextricable, à l'image de sa portée historique mais aussi actuelle. Sur le sujet, Sanbar a pris part aux pourparlers de paix de Washington et Madrid. La légitimité du conférencier ne fait aucun doute. “L'accord de Genève sera, vers la fin du mois de mars, intégré sous l'impulsion des Saoudiens dans les propositions arabes de paix”, dit-il. C'est la première fois qu'un texte parle et vise l'émergence de deux Etats souverains. “Jusqu'ici, les différents accords s'appuyaient sur des propositions de procédure et pas de fond”, poursuit-il. Lequel était constamment altéré par des procédures d'application floues, qui se prêtaient à toutes les interprétations. Ceux qui avaient longtemps cru à la paix sont devenus de plus en plus sceptiques et vulnérables aux sirènes de ceux qui des deux côtés, sont contre la paix. Mais la paix est-elle envisageable alors que la question de Jérusalem et des réfugiés paraît plus complexe que jamais? “Le mur est au centre de la division. Il sécrète le conflit”, explique Sanbar pour qui le voisinage entre Palestiniens et Israéliens n'est pas simple mais possible. Cependant, le mur que Sanbar assimile au mur de Berlin est aujourd'hui de 124 kilomètres de long. “Entre 80 et 84 kilomètres sont en cours de construction. Les Israéliens sont en train de s'étouffer avec le mur”, souligne Sanbar. La question des réfugiés représente également un nœud. Et puisqu'il s'agit de négociations et d'accords dans l'exposé de Sanbar, le principe du droit de retour n'est pas négociable pour les Palestiniens. L'historien palestinien pense qu'il ne l'est pas pour tout homme qui tient à sa terre. Les Israéliens ne reconnaissent toujours pas ce droit. Ce qui veut dire que la procédure de solution n'est pas à l'ordre du jour. Les réfugiés, les colonies et le mur sont autant d'obstacles sur la route de la paix. Elias Sanbar finira son exposé sur une note de pessimisme. “Les colonies ont achevé Oslo, le mur peut mettre à mort les accords de Genève”. D'autant plus que depuis la deuxième guerre en Irak, le conflit israélo-palestinien est relégué au second plan. “Y compris pour les régimes arabes, qui sont en état de choc pour ce qui est arrivé à Bagdad”, ajoute-t-il. Dans son intervention, André Azoulay, conseiller du Souverain, a voulu redonner un peu d'espoir en parlant de l'accord de Genève: “Depuis un demi-siècle, c'est la première fois que les deux partenaires ont négocié à égalité. Beaucoup de militaires des deux côtés s'étaient associés aux discussions”, révèle-t-il. Mostafa BENTAK

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