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    Economie

    Electricité/électronique: Des niches à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:3310 Le 01/07/2010 | Partager

    . L’Afrique de l’Ouest, principal relais de croissance. Cinq marchés prioritaires dans le court terme17,8 milliards de dirhams, c’est la valeur des exportations marocaines en composants électriques et électroniques en 2007. Un chiffre appelé à connaître une nette amélioration, grâce notamment à l’impulsion qu’apporte le plan «Maroc Export plus» initié il y a une année afin de renforcer les acquis du secteur des exportations et de positionner progressivement le Maroc sur plusieurs marchés stratégiques.Et stratégique, le secteur de l’électricité et de l’électronique l’est bien! Il englobe autant de domaines que la micro-électronique, l’aéronautique, le luminaire, la production d’électricité et les produits de transmission et distribution d’électricité. Et il présente un grand potentiel de développement au niveau mondial.Au Maroc, le segment de l’électronique représente 6,3 milliards de DH en exportations annuelles, dont 88,5% proviennent d’une seule société, ST Microelectronics. Quant à celui de l’électricité, il représente 11,5 milliards de DH et a un effet significatif sur le PIB et sur le marché du travail. La production marocaine dans ce secteur se concentre de manière intensive sur le marché du transport et de distribution d’électricité (T&D) avec un accent mis sur les câbles, transformateurs, et interrupteurs destinés à la distribution. Du fait de l’expérience accumulée avec le Perg, le secteur est robuste. C’est en vue de cela que les recommandations de la stratégie sectorielle, formulées par le cabinet de conseil Booz Allen Hamilton à la demande de la Fenelec (Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique), se focalisent sur le développement des exportations de produits T&D dans le court et moyen termes. Pour ce qui est de la promotion des exportations de microélectroniques, elle devrait devenir une priorité seulement dans le long terme, une fois que la promotion des investissements assure une capacité suffisante dans ce segment. Le marché mondial en équipement T&D et services s’élèvera à 140 milliards de dollars d’ici 2015 avec une croissance attendue de 5,1% par an. Une croissance supérieure à la moyenne sera attendue principalement dans les pays en voie de développement durant la «phase d’équipement» de leurs secteurs.C’est cela qui a déterminé l’orientation du Maroc vers le marché T&D africain, entre autres critères, parmi lesquels il y a lieu de citer la demande forte en raison de leur faible taux d’électrification et d’un nombre significatif de nouveaux projets.Aussi, l’accès au marché est fondé sur la reconnaissance des normes marocaines et sur une logistique relativement favorable. En effet, le coût de la mise en conformité aux normes est beaucoup plus faible que dans les marchés européens. Concernant l’aspect logistique, il est relativement favorable aux producteurs marocains vers l’Afrique du Nord et de l’Ouest, tout au moins en comparaison avec les autres producteurs de pays en développementSans oublier les liens commerciaux basés sur la proximité, la connaissance culturelle et les contacts développés par la Fenelec.Le cabinet Booz Allen Hamilton en vient ainsi à recommander dans le court et moyen termes, cinq marchés cibles en Afrique (Nigeria, Angola, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal) et cinq marchés complémentaires (Ghana, Tunisie, Libye, Egypte, Congo). De plus, le plan définit six marchés de niche potentiels au Moyen-Orient (EAU, Arabie Saoudite, Bahreïn, Yémen, Jordanie et Irak) à évaluer. Signalons ici l’opportunité que constituerait l’EEEOA, le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain , créé en 1999 par les pays de l’Afrique de l’Ouest afin d’intégrer les opérations des systèmes électriques nationaux dans un marché de l’électricité unifié. Il devient donc crucial de négocier la reconnaissance de ces normes dans tous les pays de la Cedeao afin de pouvoir pénétrer leur marché. Et d’étendre par la suite cette accréditation à l’international afin de pouvoir investir le marché européen lorsque les investissements injectés au secteur nous permettront d’assurer les volumes requis.F. Z. A. & J. E. H.

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