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    Economie

    Elections professionnelles
    Sans surprises, la nouvelle carte syndicale

    Par L'Economiste | Edition N°:3035 Le 29/05/2009 | Partager

    . La CDT et la FDT en force dans la fonction publique. L’UMT reste majoritaire dans le privé. 3.213 sièges pris par des femmesLA nouvelle carte syndicale est dévoilée! Les résultats des élections professionnelles, qui ont eu lieu du 14 au 19 mai, sont tombés. Présentés le 28 mai à Rabat par les ministres de l’Emploi et de la Modernisation des secteurs publics, Jamal Rhmani et Mohamed Abbou, ces derniers réservent peu de surprises. A noter qu’il s’agit des premières élections après l’adoption du nouveau code du travail. Ainsi, les sans appartenance syndicale (SAS) caracolent en tête avec 1.913 postes sur un total de 7.168 sièges, soit 26,6 %. La seconde position est occupée par la Confédération démocratique du travail (CDT) avec 20,8% des places. Suivent la Fédération démocratique du travail (FDT) avec un taux de 17,3% et l’Union marocaine du travail (UMT) avec 12,4% des sièges. L’Union générale du travail (UGTM) et l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM) ont pu obtenir respectivement 8,3 et 7,6% des postes en jeu. Mais l’analyse des résultats au niveau des établissements publics (sans tenir compte des collectivités locales) montre que la CDT est en première position avec 927 sièges, soit 23,3% suivie de près par la FDT avec 23 %. Alors que les SAS occupent la troisième place avec 18,6% des sièges. Ces derniers ont raflé la mise dans les collectivités locales où ils ont pu décrocher 1.171 sièges sur un total de 3.198, soit 36,6 %. La CDT, elle, occupe la deuxième position avec 17,7% des sièges et est talonnée par l’UMT (17,5%). Par ailleurs, en matière d’attribution des sièges l’on relève des modifications significatives. A l’instar de la fonction publique, les SAS arrivent en tête avec 11.608 sièges sur un total de 18.063 représentants syndicaux titulaires, soit une part de 64,2%. Cette catégorie a nettement progressé par rapport aux dernières élections de 2003 où elle occupait la première position avec une part de 53%. Le même constat est valable pour l’UNTM, la centrale pjidiste, qui a amélioré son score en décrochant 683 postes, soit 3,7% des sièges contre 1,6% en 2003. Pour sa part l’UGTM a pu obtenir 1.045 postes contre 647 il y a 6 ans. Les autres syndicales ont enregistré un recul en termes de postes obtenus. Sauf l’UMT, considérée comme la première organisation syndicale dans le secteur privé, qui remporte 2.481 postes contre 2.437 en 2003. A signaler aussi que la centrale de Mahjoubi Benseddik a raflé la mise dans la majorité des offices publics. Il s’agit notamment de l’Office national de l’électricité (ONE), l’Office national des chemins de fer (ONCF), la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et Royal Air Maroc pour les indépendants. Selon les ministères, le SAS est en tête à l’Intérieur, l’UGTM à l’Equipement et la FDT à l’Enseignement, aux Finances et à la Justice, la CDT à la Santé et l’Education et enfin l’UMT à l’Agriculture.La CDT a affiché une baisse sur le plan quantitatif. Cela s’ explique par la participation pour la première fois de la FDT qui a pu drainer vers elle les syndicalistes et les sympathisants de l’USFP (Union socialiste des forces populaires) auparavant proches de la CDT. Parmi les points marquants de ces élections, on doit retenir l’amélioration de la représentativité de la femme qui est passée de 18% en 2003 à 21,6% avec 3.213 sièges obtenus. On note une diminution au niveau du nombre des entreprises qui n’ont pas pu organiser les élections à défaut de candidatures. Ce nombre est de 485 contre 866 établissements en 2003, soit une baisse de 44%. Le nombre des représentants élus pour la première fois est de 1.023. On doit aussi signaler que ces élections ont été marquées par la participation pour la première fois des secteurs de l’agriculture et l’artisanat. Ainsi, l’on enregistre la participation de 489 exploitations sur les 683 recensées, soit un taux de plus de 70%. Il s’agit du taux le plus fort par rapport aux autres secteurs. Ainsi, pour le commerce, on signale un taux de 52,9% et 60,5% pour l’industrie. Enfin, dans le secteur privé, 8.487 sociétés ont participé à ces élections, soit 62,5% des établissements ayant un effectif égal ou supérieur à 10 personnes.


    Les points faibles

    Au-delà des chiffres, ces élections ont pu relever des points faibles. Le premier est l’absence d’une forte participation des jeunes pour les candidatures. «La majorité des représentants qui ont été élus ont un âge dépassant les 45 ans», souligne Abdelouahid Khouja, secrétaire général du ministère de l’Emploi. On constate également l’absence des cadres et des diplômés universitaires surtout dans le secteur privé. Le niveau scolaire d’une grande partie des nouveaux délégués ne dépassant pas le baccalauréat. D’autres points faibles caractérisent nos centrales syndicales. Ces dernières doivent travailler pour une meilleure organisation et gouvernance de leur structure. «Sans oublier de renforcer leur indépendance par rapport aux courants politiques», ajoute le responsable du ministère de l’Emploi.Nour Eddine EL AISSI

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