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Elections FNT: Les précisions de Amyn Alami

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

. Il se retirera de la campagne si la CGEM lui demande. Le comité ad hoc devrait se prononcer aujourd’hui avant midiLa campagne électorale pour la présidence et la vice-présidence générale de la Fédération nationale du Tourisme fait des vagues (www.leconomiste.com). Le binôme formé de Othman Cherif Alami et Ali Ghannam faisait cavalier seul, jusqu’à ce que Amyn Alami et Az-Eddine Skalli déposent leur candidature à la toute dernière minute, le 15 octobre. Trois jours plus tard, le tandem annonçait qu’il suspendait sa campagne, car la CGEM aurait jugé leur candidature non recevable. Les explications de Amyn Alami. . L’Économiste: Comment expliquez-vous ce revirement de situation?- Je voudrais d’abord préciser que nous n’avons pas retiré notre candidature, mais suspendu notre campagne électorale, pour laisser le temps à la CGEM de se prononcer publiquement sur la recevabilité de notre dossier. J’ai pris cette décision vendredi dernier, pendant une conversation avec le président du comité d’organisation de ces élections. Je me suis entendu dire que la Société d’aménagement d’Essaouira Mogador (SAEMOG), que je préside, n’était toujours pas considérée comme une entreprise touristique. Je rappelle que, dès le dépôt de notre candidature, certains ont organisé la contestation immédiate de mon statut de professionnel du tourisme, arguant que j’agissais en ma qualité de mandataire social d’un aménageur développeur d’une station touristique. Pourtant, le lendemain soir, lors de l’assemblée générale constitutive de la nouvelle Fédération du tourisme, le président de la CGEM a tranché la question en déclarant que les deux candidatures étaient jugées recevables. Certains propos flous et contradictoires, tenus en marge de cette réunion, m’ont conduit à demander au président du comité d’organisation une réunion formelle pour préciser par écrit les conditions d’adhésion des entreprises touristiques invitées à rejoindre la nouvelle fédération. J’avais alors déjà le sentiment qu’un coup fourré était possible. J’ai eu vendredi dernier la conviction que la partie était biaisée. J’ai suspendu notre campagne en attendant que les règles du jeu soient clarifiées et que j’obtienne des garanties sur la transparence et l’équité du scrutin. Le comité ad hoc de la CGEM se prononcera aujourd’hui, nous serons donc vite fixés.. Vous affirmez que SAEMOG est membre de la FNT et à jour de ses cotisations. Le président sortant, Benabbès Taârji, abonde dans le même sens. Pourquoi donc êtes-vous contesté?- Oser affirmer que SAEMOG n’est pas une entreprise du secteur touristique est ridicule, mais le ridicule n’a jamais tué personne! Nous sommes l’une des stations du plan Azur sur lequel repose la Vision 2010. Nous avons signé une convention avec le ministère du Tourisme dans le cadre d’un appel d’offres international. Nous sommes responsables de l’aménagement d’un site touristique de 5.000 chambres qui accueillera plusieurs centaines de milliers de touristes par année. Nous assumerons nous-mêmes la construction et l’exploitation de la plupart des capacités hôtelières de la phase 1. Nous sommes membres de l’ancienne FNT, et on nous interdirait l’accès à la nouvelle! On invoque aussi l’article 40 de l’accord d’application de la Vision 2010, signé en octobre 2001, qui liste une série d’entreprises touristiques. En effet, l’article ne fait pas mention des aménageurs développeurs de stations touristiques. Mais à l’époque, le plan Azur n’était même pas lancé et cette catégorie d’entreprises n’existait même pas. C’est comme si nous invoquions un Dahir de 1913 pour réglementer l’économie de l’Internet! En vérité, cela ne trompe pas grand monde. C’est un faux débat, qui cache mal l’objectif purement électoral, visant à nous éliminer de la compétition. Cela révèle peut-être aussi une certaine crainte…. Si la CGEM vous notifie de sa décision, allez-vous baisser les bras? Et sinon, qu’allez-vous faire? - Je souhaite que la CGEM traverse l’écran de fumée qui est dressé pour l’aveugler, et qu’elle prenne une décision politique de bon sens. Si toutefois la CGEM confirme que je ne représente pas une entreprise touristique, je retirerai immédiatement ma candidature. Avec regrets, car nous sommes porteurs, avec Az-Eddine Skalli, d’un véritable projet de rénovation pour la FNT, dont tous les professionnels du Tourisme, petits ou grands, et toutes les régions du Royaume auraient pu être fiers d’ici très peu de temps. Certains ont intérêt aujourd’hui à diaboliser ma candidature pour attester de l’idée qu’ils sont majoritaires et représentent seuls les vrais professionnels du tourisme. Ils occupent l’espace médiatique et se prévalent de larges soutiens. Mais notre campagne n’a même pas démarré! Ils m’accusent d’être un promoteur immobilier, alors que je suis d’abord et avant tout un investisseur hôtelier soucieux que la pulsion immobilière frénétique qui agite le Maroc ne contamine pas la Vision 2010. et pour un développement touristique que nous voulons durable et responsable. Qu’on nous laisse donc nous exprimer, présenter notre programme, relever le débat et le recentrer sur les questions de fond. Il faut offrir une vraie alternative aux professionnels du tourisme qui en ont probablement assez des querelles d’appareils et des débats juridiques interminables, et qui attendent une Fédération qui les représente vraiment, les implique largement, et les conduit vers la modernité et la prospérité partagées. Contester mon statut d’acteur du Tourisme n’est pas sérieux pour qui prend la peine d’analyser mon parcours et mes responsabilités dans ce secteur depuis 10 ans. Organisons plutôt un scrutin honnête et laissons les urnes parler, laissons la communauté du Tourisme s’exprimer librement et choisir l’avenir qu’elle souhaite.Propos recueillis par Marie-Hélène GIGUÈRE

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