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Politique

Elections communales
Tanger: Le PAM aux commandes

Par L'Economiste | Edition N°:3052 Le 23/06/2009 | Partager

. Il a été soutenu par une alliance de partis minoritaires. Le PJD crie à la manipulationDOULOUREUSE, telle a été l’élection de Samir Abdelmoula à la tête de la mairie de Tanger. Ce dernier n’a réussi à passer qu’au deuxième tour des élections hier lundi au siège du Conseil de la ville. Une séance qui a été teintée par une forte tension issue des manœuvres en coulisse pour l’élection d’un président pour le Conseil de la ville.Abdelmoula, qui porte la bannière du PAM à Tanger, a réussi à s’imposer à la suite d’un mélodrame digne d’un téléfeuilleton. Les deux partis les plus représentatifs du Conseil, à la suite des élections du 12 juin dernier, le RNI et le PJD, devaient s’allier pour porter le candidat du parti de la colombe, Youssef Benjelloun, à la présidence de la mairie. Un accord avait même été paraphé dans ce sens et portait la signature des candidats du PJD, Mohamed Boulif, et du RNI, Youssef Benjelloun, ainsi que celui de représentants de l’UC. L’accord qui prévoyait une répartition des pouvoirs avec les postes de Premier vice-président au PJD et deuxième à l’UC a volé en éclats dimanche dernier, selon le candidat RNI. «C’est à ce moment que la direction du parti a qualifié l’alliance avec le PJD comme une ligne rouge à ne pas franchir», explique Benjelloun à la suite du vote du Conseil. Un vote auquel le candidat RNI s’est abstenu de participer faisant valoir sa position. Le PJD, criant à la mascarade, selon son candidat et tête de liste Mohamed Najib Boulif, s’est retiré en bloc, emmenant ses 21 membres du Conseil de la ville. Se retrouvant en minorité, le candidat du RNI a décidé selon ses déclarations de ne pas se présenter, laissant la voie libre au PAM et à Abdelmoula.Abdelmoula, qui s’est finalement présenté seul, a profité de l’occasion réussissant à fédérer autour de lui une majorité formée de petits partis ainsi que d’une liste de SAP pilotée par Mohamed Akbib. Abdelmoula a en effet dû passer par le second tour pour être élu. Au premier, il n’a pas réussi à dépasser la barre des 51%, obtenant 42 voix sur un total de sièges de 85 pour le Conseil de la ville de Tanger, alors qu’au second tour, c’est avec 40 voix et 23 bulletins annulés qu’il est passé. S’il est arrivé à être élu, il lui restera à démontrer sa capacité à gérer le Conseil de la ville avec une opposition majoritaire. Déjà, Benjelloun a affirmé que travailler avec le nouveau maire n’est pas à l’ordre du jour. Du moins pas dans l’immédiat.Quoi qu’il en soit, Tanger a enfin un nouveau président. Et jeune de surcroît: il a 35 ans. Samir est issu du clan des Abdelmoula qui ont entre autres intérêts, la compagnie maritime Comarit. Cette dernière est devenue en 2008 la principale compagnie maritime nationale opérant dans le détroit en acquérant la branche passagers de la Comanav.Ali ABJIOU

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