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Politique

Elections Communales
Les choses sérieuses commencent

Par L'Economiste | Edition N°:3045 Le 12/06/2009 | Partager

. Place à la logique des alliances pour les présidences des conseils. La bataille des grandes villes sera rudeLES tractations pour la formation des bureaux démarrent dès la proclamation des résultats, ce week-end. Des politiques qualifient ces négociations en vue d’un accord de «2e tour» pour leur importance dans le choix du président et des membres du bureau de la commune. Sans préjuger des résultats, le PAM devra faire une percée au cours de ces élections. Peut-être créer la surprise et jouer un rôle d’arbitre dans les négociations pour les présidences des conseils municipaux et ruraux. Certains observateurs l’accréditent d’une deuxième place, juste derrière l’Istiqlal. D’autres le mettent carrément devant. D’ailleurs, au niveau de la couverture des circonscriptions électorales, le parti de Mohamed Biadillah est arrivé en tête avec 16.793 circonscriptions, suivi de l’Istiqlal (15.681). Le RNI, le PJD, l’USFP et le MP arrivent loin derrière. En outre, l’écrasante majorité des candidats du PAM sont des élus locaux ou des parlementaires, notables dans leur circonscription qui disposent de toutes les chances pour l’emporter. En tout cas, la logique des alliances classiques ne devra pas jouer à plein régime. D’autres situations pousseront à coup sûr des politiques à «s’allier avec le diable» pour se faire élire président de la commune. Il est incontestable que la bataille pour la présidence de certaines communes urbaines symboles sera rude. Plusieurs partis cherchent à décrocher la mairie des grandes villes. A Casablanca par exemple, les jeux sont serrés. Mohamed Sajid, maire sortant UC, cherche à rempiler. Ce ne sera pas facile pour lui tant que l’Istiqlal a les yeux rivés sur cette grande métropole. Mais pour cela, il devra passer des accords avec d’autres formations politiques. Mais comme l’Istiqlal a présenté deux ministres tète de liste (Yasmina Baddou et Karim Ghellab), le choix sera difficile à faire.

Dilemme des ministres candidats
Celui qui sera maire devra renoncer à son poste de ministre puisque le travail sera prenant et le cumul contre-productif. Qui des deux voudra faire ce choix? Ce n’est pas le cas pour d’autres ministres qui se sont présentés dans des villes moins importantes. A Rabat, la lutte sera également difficile. Omar Bahraoui est sûr de l’emporter. En face, l’USFP veut reconquérir ce qu’il considère comme son bastion historique, perdu en 2003. L’Istiqlal caresse cet espoir sans beaucoup y croire. Le RNI ne se fait pas d’illusion. Mustapha Mansouri se contentera d’une percée là où son parti était presque absent. Des bagarres sont en perspective également à Salé, Meknès ou Marrakech. L’enjeu de cette élection de proximité reste incontestablement le taux de participation. Si le taux d’abstentionnisme est anormalement élevé, c’est la crédibilité de toute l’architecture qui risque de prendre un coup. Le ministre de l’Intérieur a multiplié les sorties et les réunions avec les états-majors des partis politiques pour les sensibiliser à l’importance de cette donne. Chakib Benmoussa a dégagé un budget de 550 millions de DH pour financer toutes les étapes du processus électoral. Sur ce chapitre, le ministère a fait preuve d’optimisme en affichant ses prévisions qui devront dépasser les 50%.Mohamed CHAOUI
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