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Politique

Elections communales
Le sort de la capitale scellé aujourd’hui

Par L'Economiste | Edition N°:3052 Le 23/06/2009 | Partager

. Oualalou et Bahraoui s’affrontent pour la mairie . Le RNI prend le contrôle de SaléTOUS les projecteurs seront braqués sur la capitale qui va élire aujourd’hui son maire et les membres du bureau du conseil de la ville. Pour ce rendez-vous décisif, la compétition est ouverte. Le maire sortant, Omar El Bahraoui, rassemble ses troupes pour rempiler. Dans cette course, il est soutenu par le PAM de Mohamed Cheikh Biadillah, qui a d’ailleurs exclu de son parti Brahim Joumani qui a cherché à s’allier avec le PJD contre ce même Bahraoui.En face, un front, composé de l’Istiqlal, l’USFP, le PPS, le RNI et le PJD, s’est constitué. Il s’est autoproclamé «contre la corruption politique». Dans un premier temps, l’accord conclu entre ces partis donnait Lahcen Daoudi, du secrétariat national du PJD, maire de Rabat. Dans un deuxième temps, Lahcen Daoudi s’est retiré de la course pour la mairie. En fait, dans les coulisses, ces partis se sont mis d’accord pour se partager les postes et les responsabilités dans la capitale. Selon l’architecture retenue, Fathallah Oualalou (USFP) sera maire de Rabat, Lahcen Daoudi président du conseil provincial et l’Istiqlalien Abdeslam Berkia, président du conseil régional. Au bureau politique de l’USFP, on minimise la portée de l’alliance avec le PJD. Les deux partis se retrouvent autour de la lutte contre la corruption politique, mais restent différents, dit-on sans grande conviction. Cette montée en puissance de l’USFP au niveau de l’élection du maire dans la capitale tranche avec son recul par rapport aux résultats obtenus lors du scrutin du 12 juin dernier. Le deal de Rabat comprenait également la ville de Salé avec Mouatassim Jamaâ du PJD comme premier vice-président. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit hier lundi. Le fauteuil de maire de Salé sera par contre occupé par Noureddine Lazrak du RNI, en remplacement de Driss Sentissi qui ne s’est pas représenté pour cette élection. Il a fallu des tractations de dernière minute avant le vote pour la présidence afin de changer la coalition par une nouvelle. Du coup, l’alliance comprenait le RNI, le PAM, le MP et l’Istiqlal, sans le PJD. Auparavant, une bataille féroce avait opposé Driss Sentissi et Noureddine Lazrak au point d’arriver à des accusations via la presse de violations graves en matière d’urbanisme. Le maire sortant de Salé a tenté, via des intermédiaires, de casser la coalition formée contre lui. Ces tentatives, qui sont arrivées jusqu’aux états-majors des partis, n’ont pas abouti. Malgré des offres alléchantes, ses adversaires ont résisté. Toujours à Salé, le PJD pourrait remporter la présidence de l’arrondissement de Tabriquet et celui de Mrissa. Pour Rabat, le suspense est toujours de mise. Personne ne fait confiance aux accords qui se nouent et se dénouent au gré des jours et des individus. Un rebondissement n’est donc pas exclu. Les échos qui parviennent de différentes villes confirment ce constat. A l’heure où nous mettions sous presse, le vote pour la présidence du conseil municipal d’Agadir où Tariq Kebbage (USFP) s’est allié au PJD, est bloqué. En tout cas, Abdelillah Benkirane, secrétaire général du PJD, crie au complot en attaquant de front Fouad Ali El Himma, cheville ouvrière du PAM. Il l’accuse de pratiquer «le terrorisme contre Mohamed Sajid pour détruire l’alliance conclue entre le maire sortant de Casablanca et le PJD». C’est ce qu’il a déclaré dimanche soir lors d’une conférence de presse à Rabat.La virulence des accusations du secrétaire général est montée d’un cran au point de qualifier El Himma de «danger contre la démocratie qui pourrait mener au système du parti unique». Pour lui, El Himma, alors ministre délégué à l’Intérieur, était derrière la campagne menée contre le PJDM. C.

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