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Politique

Elections communales
Fès: Et de deux pour Chabat

Par L'Economiste | Edition N°:3052 Le 23/06/2009 | Partager

. 63 conseillers l’on élu président . L’USFP, le PJD, le PAM et le PPS préfèrent l’opposition Sans surprise, Hamid Chabat du Parti de l’Istiqlal (PI) a été réélu, samedi dernier, président du conseil de la ville de Fès. Les candidats du PI aux communales du 12 juin avaient remporté la majorité des sièges (52/97) au niveau des six arrondissements de la ville. Ce 20 juin, les 97 conseillers communaux étaient appelés à voter à 10 h du matin pour élire le président et les membres du bureau du conseil pour le nouveau mandat (2009-2015). Deux conseillers n’ont pas daigné assister à cette première réunion. Lesquels n’appartiennent certainement pas à la nouvelle coalition formée par Chabat. En effet, aux 52 élus de l’Istiqlal, sont venus s’ajouter 11 autres notamment du FFD (2), du RNI (5), du PUD (2), du PPS (1) et… du PJD (1). Vêtus de costumes traditionnels (jellaba blanche et Fez), les 63 élus ont impressionné la salle, les conseillers (32) qui ne sont pas du même avis. La présidence de la réunion a été confiée, comme le stipule la charte communale, aux plus âgé et moins âgé des élus. Le président M’hamed Douiri (83 ans) a alors pris son siège aux côtés des représentants de l’autorité, en l’occurrence le SG de la wilaya et le chef de la division des affaires générales (DAG).Mais dès l’ouverture de la séance élective, un élu du Parti de la justice et du développement (PJD) a demandé un point d’ordre que le président lui a accordé. Mais ce ne fut pas un point d’ordre comme l’on s’y attendait: l’élu du PJD a commencé à lire une déclaration accusant «les élus de l’Istiqlal d’achat de voix et de cannibalisme électoral». Et, évidemment, l’autorité est «accusée de connivence». Tous les prétextes sont bons, chez les mauvais perdants, pour porter de telles accusations, qui plus est, sont dénuées de tout fondement, réagit un observateur. Ladite déclaration était signée également par l’USFP et le PPS, pourtant tous les deux sont membres de la Koutla. Elle a provoqué un climat très tendu. Pour apaiser l’atmosphère, les «supporters» de Chabat ont répliqué par le chant de l’hymne du PI et la lecture de versets coraniques. Dans une ambiance du moins théâtrale, la situation allait dégénérer quand deux élues, l’une du PJD et l’autre du PI, se sont accrochées. Il aura fallu quelque temps pour un petit retour au calme. C’est le moment choisi par un élu du PAM pour prendre la parole à son tour et affirmer que les élections du 12 juin «ont été entachées de fraudes et d’irrégularités», avant qu’il n’annonce le retrait de son parti avec l’USFP, le PPS et le PJD de la séance. Ils auront ainsi été 32 à ne pas assister à l’élection du président et du bureau du conseil alors qu’ils ont été mandatés par les électeurs pour le faire. Bonjour, la démocratie!La calme est revenu dans la salle. Les 63 élus restés pour accomplir leur devoir ont voté pour le candidat Chabat y compris un élu du PPS et un autre péjidiste. C’est ainsi que Hamid Chabat a été déclaré officiellement président du conseil de la ville de Fès. Il a obtenu au scrutin du 12 juin 81,82% des voix. Auparavant, Chabat avait confié à L’Economiste qu’il a demandé à l’électorat de le juger sur son bilan.

«Travailler ensemble»
Rappelons que la campagne électorale qui a été menée par cet homme a nettement tranché avec ce qui se faisait jusqu’à maintenant (cf. www.leconomiste.com). Le candidat Chabat a eu recours aux techniques modernes du marketing politique (dépliants, VCD, DVD, flyers, affiches, annonces sur les journaux, e-mailling, site web, SMS, porte-à-porte, meetings…). Bref, cette démarche a donné ses fruits. Ses priorités? La sécurité, le développement culturel, touristique et industriel, la réhabilitation de la médina, les infrastructures sportives… «On se fixe l’objectif de booster les projets de Fès Technovalley, un grand complexe culturel, une bibliothèque de 2 millions d’ouvrages, un opéra, une académie de musique et des arts, un conservatoire de musique, et une résidence d’artistes». La restauration des écoles, des mosquées et des zaouias figure également parmi les priorités. Sans oublier le relogement des familles habitant les maisons menaçant ruine, la réhabilitation des monuments historiques, la transformation des ruines en espaces verts, la création de nouveaux circuits touristiques, et la construction d’un musée pour la calligraphie et les anciens ouvrages. Le maire de Fès aime les grands projets comme l’université euroméditerranéenne, la plage des cinq continents, le jardin botanique et le parc d’oiseaux. «Travailler ensemble» Le premier édile a remercié les uns et les autres de lui avoir témoigné leur confiance. «Nous allons travailler ensemble dans la cohésion et dans le bon sens». Pour réaliser son programme, il s’appuiera sur ses dix vice-présidents, tous élus à l’unanimité. Y.S.A & J.E.H.
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