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Politique

Elections communales
Casablanca: Mohamed Sajid rempile

Par L'Economiste | Edition N°:3052 Le 23/06/2009 | Partager

. 135 élus présents sur 147. PAM, MP et PI, nouvelle coalition. Difficiles tractations avec le PJDMohamed Sajid, maire sortant, a été reconduit, hier, en fin d’après-midi, à la tête du Conseil de la ville de Casablanca. Il a été élu par 83 des 147 élus que compte le Conseil.Pourtant, la réunion du Conseil de la ville pour élire le nouveau patron de la métropole ne s’est pas déroulée selon les stipulations de la procédure. Le Parti de la justice et du développement (PJD) s’est opposé à sa manière à l’accomplissement de la procédure de l’élection du président du Conseil de la ville. En fait, la séance a été ouverte comme le veulent les dispositions juridiques, par le représentant du wali et chargé aussi de la division des collectivités locales à la préfecture de Casablanca. Il a d’abord été procédé au décompte des nouveaux élus: 135 membres présents sur les 147 que doit compter le Conseil.La procédure s’est poursuivie par la désignation du président de la séance: elle doit être assurée par l’élu le plus âgé. Alors que le secrétariat de la séance est confié à l’élu le plus jeune. Il se trouve que le plus âgé des élus est Ahmed Noudir du Rassemblement national des indépendants (RNI). Il est né en 1935 et a accepté d’assurer la présidence. Jusque-là, tout se passe normalement. Mais là où les choses vont prendre une autre tournure, c’est justement quand le représentant du wali demande au plus jeune élu à regagner sa place pour assurer le secrétariat de la séance. L’élu le plus jeune est une fille née en 1986: Zineb Jirare, élue au nom du PJD. Mais à la surprise générale (sauf des membres du PJD), elle n’a pas quitté sa place, ni refuser d’assurer le secrétariat ni l’admettre solennellement. Autrement dit, c’est une carte qui a été utilisée par le PJD venu jouer les trouble-fête. Objectif: rendre difficile, sinon empêcher, l’élection de Sajid qui s’est porté candidat officiellement à la présidence du Conseil de la ville, lors de cette séance. Un autre élu dispute à Sajid (UC, 30 sièges) la présidence de la mairie: Il s’agit de Abdelhaq Mebchour (Parti travailliste) qui n’a qu’un seul siège au Conseil de la ville).Le représentant du wali, El Haj Moutassim, essaie de trouver une issue au blocage. En vain. Après avoir appelé à trois reprises et solennellement Zineb Jirare pour assurer ce que lui impose la loi en pareil cas et en constatant qu’elle campe toujours sur sa position, le représentant du wali a proposé une autre solution : charger un autre plus jeune élu selon un ordre croissant. Et c’est là que ce sont insurgés les membres du PJD. Les élus pjdistes demandent au représentant du wali de leur montrer une loi qui lui donne le pouvoir de changer un plus jeune par un moins jeune. «Zineb Jirare est présente et n’a pas refusé d’assurer le secrétariat de la séance. Le représentant du wali n’a pas droit de nommer quelqu’un d’autre», affirme un élu du PJD. En effet, la loi est muette et n’impose pas un délai aux élus (le plus âgé et le plus jeune) pour prendre leur poste de président et de secrétaire de la séance. Et cette lacune a été mise à «profit» par le PJD afin de bloquer le processus. «Nous exigeons de voir si elle existe, cette loi qui autorise à remplacer le plus jeune par un autre moins jeune et nous n’admettrons ni circulaire ni décret», disent-ils.

Coulisses et tractations
Entre-temps, les élus du PJD continuent de scander l’hymne national et de faire de la résistance en demandant également «l’arbitrage royal». Mustapha Ramid, plus véhément que jamais, était aussi parmi le public venu assister au déroulement de l’élection du président de la ville. A un moment, il s’est adressé à Sajid en le qualifiant de «traître». Pour rappel, Sajid avait conclu au cours de la semaine passée une alliance avec le PJD. Dans le week-end, l’alliance s’est défaite et Sajid a regagné la coalition du PAM, du MP et du PI. Pour calmer les esprits, Mouad El Jamiî, gouverneur et secrétaire général de la wilaya, a fait son entrée dans la salle et veut gérer la séance. Le PJD refuse énergiquement : «le représentant du wali doit être connu au début de la séance et nous ne reconnaissons qu’un seul qui est El Haj Moutassim ». El Jamîi s’est retiré. Dans les coulisses, le PJD a coordonné avec le RNI en vue de présenter Chafiq Benkirane, président sortant de la Région, comme concurrent de Sajid. Mais finalement, Benkirane a rejeté l’offre. Les autorités se rabattent sur une autre solution, la situation étant tendue. Il a mis à la porte les citoyens et la presse pour tenir une réunion à huis clos. Il y a même intervention des forces de l’ordre pour faire sortir les journalistes de l’enceinte de la wilaya.Ali JAFRY
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