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Economie

El Yazghi se concerte avec les chefs d'entreprise

Par L'Economiste | Edition N°:736 Le 30/03/2000 | Partager

. Le ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement, de l'Urbanisme et de l'Habitat expose les grandes lignes de sa politique

. Selon lui, le grand défi est le passage d'une logique sécuritaire à une logique de développement


Un invité de marque, des exposés riches et un débat fructueux. L'assemblée plénière de la CGEM du 29 mars a tenu ses promesses. Normale, le thème choisi est on ne peut plus important. Il s'agit du débat national sur l'aménagement du territoire. Avec sa clarté et son réalisme habituels, le hôte de la CGEM, M. Mohamed El Yazghi, ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement, de l'Urbanisme et de l'Habitat a séduit. «L'homme de concertation», comme certains aiment à l'appeler, a exposé les grandes lignes de sa politique en matière d'aménagement de territoire. Profitant de sa présence auprès des hommes d'affaires, il a insisté sur le rôle que ces derniers peuvent jouer dans la réussite du débat. «Je n'hésite pas à affirmer d'emblée que les chefs d'entreprise sont à mes yeux des interlocuteurs privilégiés de l'aménagement et ce, pour des raisons de fond», a tenu à préciser M. El Yazghi.

M. Abderrahim Lahjouji, président de la CGEM, s'est vite laissé convaincre. «Nous partageons parfaitement votre analyse», a souligné le patron des patrons. La CGEM n'a jamais caché sa conviction de la nécessaire élaboration d'une démarche consultative, est-il souligné. «Les contradictions auxquelles est confronté actuellement le pays ont pris une telle dimension qu'il est devenu impératif d'impliquer l'ensemble des parties», s'accordent à dire les responsables de la confédération. Les plus graves aux yeux de M. El Yazghi sont au nombre de trois. Il s'agit d'abord de l'ouverture économique. «Nous avons dix ans pour faire face à une mutation radicale qui nous interpelle d'autant plus que nous avons fonctionné pendant des décennies dans un système auto-centré, pour qui la compétitivité internationale n'était pas la règle primordiale», a-t-il indiqué. Selon lui, le mot-clef qui doit désormais guider toutes les réflexions est la productivité. Mais cela reste intimement lié à la mise à niveau des villes.

La deuxième contradiction est celle de la croissance démographique. «Nous enregistrons avec satisfaction la baisse de la fécondité, mais cela ne résout en rien notre problème d'emploi», a estimé le ministre. La dernière contradiction est la crise écologique, et plus particulièrement le problème de l'eau. M. El Yazghi tire la sonnette d'alarme. «Nous allons arriver dans les 15 prochaines années à une situation de pénurie. Il va falloir traiter l'eau comme un bien rare, à économiser par tous les moyens», prévient-il.
Bref, le ministre résume la situation par l'équation suivante: «Comment impulser une économie compétitive, tout en répondant aux besoins d'emploi et en cessant d'exploiter nos ressources de manière destructrice?». Pour le ministre, la modernisation de l'Etat à travers la mise en place d'un nouveau concept d'autorité est la voie la plus appropriée. Le défi majeur, indique M. El Yazghi, consiste à passer d'une logique sécuritaire à une logique de développement. «Ceci implique à l'évidence une démarche participative, mais également une volonté d'implication des intéressés».

Adil BOUKHIMA

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