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Economie

El Khyari veut désengorger le marché du poulpe

Par L'Economiste | Edition N°:611 Le 07/10/1999 | Partager

· Probable interdiction de la pêche de poulpes durant le mois de novembre
· Quelques céphalopodiers proposent d'éloigner leurs unités au-delà des 12 miles


"Le Ministère des Pêches Maritimes (MPM) prendra ses responsabilités pour faire face à la situation préoccupante en matière d'offre et de demande des céphalopodes". Laconique et très imprécis, le communiqué du MPM, qui a sanctionné la réunion du 28 septembre avec les opérateurs du secteur, annonçait en filigrane une prochaine régulation du juteux marché des céphalopodes.
Aujourd'hui, les rumeurs vont bon train sur une éventuelle décision du MPM pour interdire les barques artisanales de Dakhla.
Officiellement, le MPM se défend de tout commentaire sur cette probable décision, attendue pour aujourd'hui 6 octobre, et qui viserait l'interdiction des unités de pêche des céphalopodes durant le mois de novembre. Toutefois, précise le Ministère, si décision il y a, elle concernera tous les types de pêche. Autrement dit, aussi bien les barques artisanales que les bateaux céphalopodiers.
Autre proposition, l'éloignement des unités au-delà des 12 miles. Très peu partagée, cette proposition est redoutée par certains opérateurs en raison de la faible rentabilité qu'elle présente. En revanche, ces derniers mettent en avant l'urgence de l'arrêt des pêcheurs artisanaux dans les côtes du Sud durant le mois de novembre. D'ailleurs, argumente un membre de l'ACM (Association de Céphalopodiers du Maroc): "Nos bateaux mettent quatre semaines avant de débarquer leurs marchandises".
En tout cas, la régulation du marché des céphalopodes est aujourd'hui unanimement revendiquée par les professionnels. Et il aura fallu que les prix continuent à chuter un mois après le repos biologique pour que cette concertation entre les professionnels soit unanime. A rappeler que les prix ont chuté de près de 50% dans la première semaine de septembre, et même avant. Et, comme nous l'avions annoncé(1), cette situation perdure. Les magasins de stockage de poulpe des congélateurs de Dakhla sont toujours pleins, est-il indiqué. De plus, quelques céphalopodiers n'ont toujours pas réussi à vendre leurs marchandises.
Moins de deux mois avant l'expiration de l'accord de pêche avec l'Union Européenne, le MPM veut, coûte que coûte, désengorger le marché des céphalopodes. Objectif, assurer un approvisionnement continu et surtout régulier. Des idées sont d'ores et déjà émises pour éviter les soubresauts de l'offre et de la demande. Il s'agit entre autres du quota. Mais au-delà de ces décisions ponctuelles, une stratégie à long terme s'impose afin d'assurer la visibilité nécessaire aux opérateurs.

Hassan BOUCHACHIA

(1) Cf L'Economiste n° 595 du 14 septembre 1999.

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