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El Jadida/immobilier: C’est le calme plat

Par L'Economiste | Edition N°:2860 Le 15/09/2008 | Partager

. Malgré la mévente, les prix toujours élevés . Les spéculateurs tablaient sur la saison estivale Les produits sont là, mais les acheteurs demeurent absents! Tel est le constat du président de l’Association des agents immobiliers d’El Jadida. Les promoteurs du secteur tablaient sur la saison estivale avec l’arrivée des MRE, mais apparemment, peu ou pas d’affaires ont été brassées de ce côté. Les appartements et les maisons ne se vendent plus. Comme si les acheteurs s’étaient passé le mot pour boycotter le marché, ironise un investisseur. Le tassement du marché immobilier à El Jadida a été constaté depuis juillet dernier. Pourtant, les constructions foisonnent dans la ville. En même temps, des immeubles et des parcelles de terrains demeurent vacants et des appartements inoccupés car invendus ou non loués. L’offre est de loin supérieure à la demande, est-il indiqué, mais les prix n’ont pas baissé pour autant. Les promoteurs demandent jusqu’à 12.000 DH/m2 pour les immeubles ayant façades sur grandes artères. C’est le cas des avenues Mohammed V et Mohammed VI dans le centre-ville. Dans les autres quartiers, les prix atteignent même les 8000 DH. Un logement à Casablanca est devenu plus accessible qu’El Jadida, affirme ce père de famille. C’est que les prix des matériaux de construction ont beaucoup augmenté, arguent les propriétaires. Ces derniers attendent le passage à vide dans l’anxiété. Et pour cause, les banques deviennent moins conciliantes. La pratique du noir est devenue très banalisée. Il est donc très difficile d’arrêter les chiffres réels des transactions immobilières. A titre d’exemple, un ensemble immobilier aux alentours de l’université a été construit dans le cadre des 200.000 logements sociaux. Pour un petit appartement de 55 m2, il est demandé 360.000 DH. Montant qui n’a rien à voir avec les prix affichés sur les panneaux publicitaires. Il est clairement expliqué à l’acheteur que le contrat de cession ne comportera que 200.000 DH. «L’avance» en espèces est alors de l’ordre de 160.000 DH. La même formule est établie pour toutes les autres superficies. Pour le prix d’un appartement de 68 m2 qui est de 428.000 DH, il faut avancer 228.000 DH. Ce qui fait beaucoup plus que le montant déclaré dans le contrat de vente. Ce qui est étonnant, c’est que même les étrangers usent de ce genre de pratique. Les acquisitions, dans leur majorité, se font comme résidences secondaires. Et des appartements ne sont occupés que durant les périodes des vacances. «Tout le monde est au courant, sauf les autorités et les impôts», ironise un notaire. Seules des sanctions fermes pourraient réguler le marché de l’immobilier qui est très corrompu. Les appartements du programme 200.000 logements sociaux se vendent au prix du haut standing et moyennant le noir. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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