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    Affaires

    El Jadida/Agriculture
    Des programmes pour développer les primeurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2427 Le 21/12/2006 | Partager

    . La DPA organise une journée d’étude sur le secteur . L’activité agricole entre Azemmour et Bir Jdid sinistrée Une journée d’étude sur le secteur de maraîchage de primeurs a été organisée, cette semaine, par la direction provinciale de l’agriculture (DPA) d’El Jadida. Les agriculteurs de la zone de Chtouka sont allés à la rencontre des experts dans le domaine des primeurs au siège de la coopérative Chtoukia. C’était l’occasion de faire le point sur la situation du secteur et les perspectives d’avenir. Situation guère reluisante, notamment dans la zone côtière entre Azemmour et Bir Jdid. La surexploitation de la nappe phréatique, qui constitue la seule ressource en eau dans la région, est pointée du doigt. Et la persistance des déficits pluviométriques n’arrange pas les choses. Ce qui a engendré une détérioration de la qualité de l’eau par l’intrusion du biseau salé et un rebattement continu de sa piézométrie d’environ 0,6m/an. Les superficies menacées sont localisées dans une bande côtière de 5 km de largeur et 30 km de longueur. Autant d’éléments qui ont contribué à la baisse de l’activité agricole dans la région. Cette dernière est actuellement marquée par la chute des superficies et des productions de primeurs. Et par conséquent, la baisse de l’emploi. Des études ont été effectuées pour la réalisation d’un projet basé sur l’irrigation de la zone déclarée carrément sinistrée. Cette bande littorale était pourtant réputée zone-pilote de culture et d’exportation des primeurs durant les années 70.  Selon ces études, les ressources en eau supplémentaires requises pour la sauvegarde de cette région ont fait l’objet d’investigations menées conjointement par l’administration du génie rural et la direction générale de l’hydraulique. Le projet pourrait permettre de dégager un volume d’eau additionnel de l’ordre de 12 millions m3/an à partir de l’oued Oum Rbia. La zone du projet est délimitée dans un périmètre situé à une vingtaine de km de la ville d’El Jadida sur la zone du littoral atlantique entre Azemmour et Bir Jdid. Il s’étend sur une bande côtière d’environ 1 à 3 km de largeur et 11 km de longueur. Sur le plan administratif, le périmètre appartient à deux communes rurales, Chtouka et Sidi Ali Ben Hamdouche, engobant 24 douars.Selon les résultats, la zone d’étude comporte deux parties qui se distinguent par le niveau de salinité de leur nappe. La première, située le long de la côte atlantique, comporte une nappe à salinité élevée. La seconde se situe plus à l’intérieur avec une nappe à moindre salinité, ce qui a permis de délimiter les superficies à sauvegarder. Celles-ci correspondent à la zone de forte salinité. Cette délimitation a été faite, entre autres, sur la base d’une dotation d’environ 5.000m3/ha afin de ne pas dépasser la dotation globale de 12 millions m3 qui sera réservée au périmètre, et satisfaire autant que possible un maximum d’exploitations. L’irrigation concernera donc un ensemble de 346 exploitations avec 2.535 ha de superficie. La variante retenue consiste au refoulement des eaux de l’oued Oum Rbia dans un bassin de mise en charge. Ce dernier doit alimenter une canalisation d’adduction jusqu’à la tête du périmètre et ayant une longueur de 3 km. La station de pompage se situe à 200 m du barrage de garde sur l’oued Oum Rbia. L’alimentation de la station de pompage sera ainsi assurée par une galerie d’environ 240 m avec une longueur du refoulement prévue sur 540 m. Cette dernière alimentera un ouvrage de décantation qui débouchera dans le réservoir de régulation et de stockage ayant une capacité de 8.200m3. Et comme l’irrigation prévue est de type goutte-à-goutte, la filtration sera assurée par un filtre tambour rotatif intercalé entre le décanteur et le réservoir.Le coût total d’investissement a été évalué à 141 millions de DH. Ce montant pourrait être revu à la hausse, car la réalisation du projet a pris du retard. Ce plan permettrait pourtant de redynamiser l’activité agricole dans la région par l’augmentation des superficies et des productions des primeurs ainsi que du nombre d’emplois.


    Sinistres

    Considérée désormais comme région sinistrée, la zone côtière de Chtouka devrait faire l’objet d’un traitement spécial par l’Etat. Et ce, en raison de la dégradation de la situation socioéconomique des agriculteurs concernés. La concrétisation du projet d’irrigation à partir de l’oued Oum Rbia est de haute importance pour la population de la région.De notre correspondant,Mohamed Ramdani

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