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Affaires

El Jadida: Polémique autour de la future annexe de la commune

Par L'Economiste | Edition N°:1743 Le 08/04/2004 | Partager

. La municipalité décide de la construire sur l'avenue Ibn Khaldoun. Cette mesure met en suspens un projet touristique prévu à proximité C'est un vrai bras de fer entre l'actuel président du conseil municipal, Abdellatif Toumi, et son prédécesseur Ahmed Faïssal Kadiri, qui est également président de la CCIS. A l'origine, un projet d'annexe pour la commune remis sur le tapis. En fait, c'est l'emplacement de cette future annexe qui pose problème. Car le terrain qui doit abriter le bâtiment se trouve au centre-ville dans une zone censée être touristique. Ce qui n'est pas compatible avec la nouvelle vision de la ville, telle que dévoilée il y a quelques semaines à L'Economiste par le gouverneur Driss Khazzani (cf. www.leconomiste.com). En effet, cette vision prévoit le déplacement de toutes les administrations en dehors de cette future zone touristique. Le but est de libérer les espaces non loin de la mer pour y attirer les grands projets hôteliers. Mais la goutte qui a fait déborder le vase, c'est que le projet de l'annexe de la commune va enclaver une résidence-hôtel en cours de construction, et dont le propriétaire n'est autre que Faïssal Kadiri. «La résidence-hôtel aura une voie d'accès de 8,50 m sur un terrain, propriété de la municipalité», rétorque Abdellatif Toumi, président du conseil municipal. Ce dernier a déjà ordonné l'enlèvement d'une trentaine de palmiers sur le terrain objet de polémique. Ceci n'a pas été sans susciter la réaction des habitants voisins mais aussi des autres élus. Une réclamation a été déposée à la délégation des Eaux et Forêt pour protéger ces espèces de palmiers «rares», selon des spécialistes. Ces palmiers qui ont au moins 70 ans d'âge se révèlent décidément enquiquinants pour le projet de l'annexe de la commune. «Sur ce terrain, il était question d'aménager un jardin pour sauvegarder ces palmiers centenaires», explique Bendriss Adnane, architecte du projet touristique. «C'est une zone à vocation touristique limitrophe du théâtre et de la poste», commente de son côté Khalil Berrazouk, conseiller communal. La décision de déplacer l'annexe de l'administration sans passer par le conseil municipal est une mesure unilatérale», ajoute Berrazouk. «Il aurait été plus judicieux de construire des arrondissements à Hay Salam ou au quartier Saâda pour rapprocher l'administration des autres quartiers», renchérit-il. Alors pourquoi ne pas prévoir une extension au sein même de l'actuel siège de la commune. «Ceci aurait défiguré l'architecture de l'actuelle municipalité», répond Toumi. «D'ailleurs, l'extension est prévue pour abriter la division économique, pour faciliter les affaires aux investisseurs», précise le président. La façade de la nouvelle administration donnera sur l'avenue Ibn Khaldoun avec une façade dotée d'une architecture artisanale. Un parking est aussi prévu, ce qui profitera surtout au promoteur de la résidence-hôtel, note Toumi. «Le promoteur aura également le choix d'acquérir les locaux de la future annexe de la commune quand il s'agira de libérer le front de mer des administrations», commente encore le président. En attendant, le promoteur déçu a décidé d'abandonner un autre projet d'hôtel en front de mer.


Ouverture des plis il y a un an

La construction d'une annexe a été décidée dans un premier temps sur des terrains avoisinant la salle de sport Najib Naâmi. C'était lors de l'exercice du précédent conseil municipal. Un budget a été affecté pour la construction du nouveau bâtiment lors des 2 sessions du conseil en février 2002 et en 2003. Le marché a été lancé et l'ouverture des plis a eu lieu le 17 janvier 2003. Le projet municipal a été approuvé par l'autorité de tutelle, mais n'a jamais vu le jour. Aujourd'hui, le projet est activé, mais sur un autre terrain.


450.000 DH de palmiers

Les spécimens rares de palmiers sur le terrains de la commune coûteraient près de 15.000 DH l'unité. Si l'on sait que le terrain où la commune compte construire son annexe abrite 30 palmiers, le coût global avoisinerait les 450.000 DH. Selon un spécialiste, il serait possible de les transplanter ailleurs en utilisant les gros moyens pour conserver le système radiculaire. Pour ces spécimens, le mètre linéaire est estimé à 2.000 DH. Des variétés moins grosses, comme celles de Marrakech coûtent dans les 1.000 DH le mètre linéaire.


L'hôtel en construction

La résidence-hôtel en cours de construction est prévue sur une superficie de près de 1000 m2. Elle prévoit 38 petits appartements avec chacune, une chambre, un salon, une kitchenette et une salle de bain. La résidence coûtera un investissement de 25 millions de DH et aura une capacité de plus de 160 lits. Ce qui permettrait de recevoir des familles en vacances, explique Bendriss Adnane, l'architecte du projet. Ce qui n'empêche pas d'accueillir une clientèle étrangère ou des investisseurs, a-t-il ajouté. La résidence sera dotée au rez-de-chaussée, d'un restaurant en plus de 2 salons de thé.De notre correspondant,Mohamed RAMDANI

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