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Affaires

El Jadida: Le Conseil de la région à la rescousse du complexe culturel

Par L'Economiste | Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

. L'établissement qui a coûté 16 millions de DH est à l'abandon depuis plus de 10 ans. Trois autres millions de dirhams débloqués pour l'équiperLe complexe culturel n'est pas près d'ouvrir ses portes. Le projet annoncé en grande pompe au début des années 90 a été en grande partie concrétisé, mais sans que la ville n'en bénéficie. L'imposante bâtisse est située angle avenue Ahmed Chaouki et Rue de Fès à côté du lycée Bouchaïb Doukkali. Le complexe s'étend sur 6.023 m2 dont au moins 4.000 couverts. Un crédit de l'ordre de 12 millions de dirhams avait été débloqué en octobre 90. L'entreprise adjudicataire ECOMAV (El Jadida) a réalisé les travaux à partir de 1991 essentiellement les gros œuvres pendant une durée de 20 mois. Les travaux ont été réalisés avec finalement des décomptes de l'ordre de 13.036.304 DH. A la surprise de tous, les constructions sont restées à l'abandon pendant 9 ans (jusqu'à 2001). Le Conseil de la région avait alors alloué 3 millions de dirhams de plus pour parachever les travaux. D'autres travaux de finition ont été effectués par la suite en 2003 par la municipalité avec un montant déclaré de 1.002.640 DH. Le complexe a attendu la fin de 2003 pour être relancé. L'actuel gouverneur Driss Khazani a pu obtenir 3 millions de dirhams supplémentaires de la région pour l'équipement du complexe qui n'en finit plus d'engloutir de l'argent. La mise en activité de l'établissement n'est pas pour autant pour demain. Se pose la problématique d'une gestion adéquate pouvant garantir une activité régulière. La municipalité entend sans démordre gérer le complexe culturel car étant sa propriété. “Nous avons procédé à des restructurations internes pour prendre en main l'établissement”, a fait savoir Adelmajid Bouchebka, vice- président du conseil municipal. Ce dernier a repris en main la division culturelle, sociale et sportive de l'administration et s'attelle à impliquer les fonctionnaires. Le conseil municipal n'entend pas pour autant confier la gestion du complexe à la délégation de la culture. Selon des observateurs, seul un conseil d'administration issu de différentes compétences et potentialités culturelles, économiques et sociales de la pro-vince pourrait vraiment assurer à l'établissement sa fonction d'espace productif. Le conseil d'administration avec un programme préalablement défini pourrait se composer de la province, de la municipalité, de la délégation de la culture de l'université et différentes composantes dans le domaine. Des professionnels porteurs d'idées pourraient être aussi impliqués. Le conseil d'administration devrait assurer l'afflux de fonds pour une gestion adéquate. Les vingtaines de boutiques du complexe devraient s'ouvrir sur des métiers rattachés à la culture. Reste cependant à régler un problème de taille relatif à sa construction et qui pourrait compromettre l'ouverture de cet édifice. Ce dernier serait construit à un niveau inférieur par rapport aux canalisations du réseau d'assainissement avoisinant. La connexion de l'établissement devrait se faire alors à 300 mètres plus loin avec l'avenue Attahrir. Ce qui nécessiterait encore des investissements importants. Les responsables de la Commune n'infirment pas ces informations, mais se contentent de dire que ce problème a été résolu.


Fiche technique

Qutre la vingtaine de boutiques situées à l'intérieur, le complexe dispose d'une salle de sports et de jeux. Il comprend également des bureaux d'administration, une salle polyvalente, une bibliothèque, une salle de conférences et de projection de 500 places. Il y a également un restaurant, une buvette, un atelier d'art plastique, des logements(studios) pour artistes et conférenciers. Les espaces verts du complexe n'ont pas encore été aménagés. De notre correspondant,Mohamed RAMDANI

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