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Politique

El Himma se lance dans la vie partisane

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. Jalons pour un nouveau parti politiqueL’annonce de la création du Mouvement pour tous les démocrates (MTD), initié par un groupe autour de Fouad Ali El Himma, est ressentie comme un séisme dans la classe politique traditionnelle. En moins de 6 mois après sa décision de se lancer dans les élections législatives, le député des Rhamna rentre de plain-pied dans la vie politique partisane. Jusqu’alors indépendant et ne se réclamant d’aucune mouvance, il passe à l’acte pour se doter d’une organisation qui a l’allure d’un vrai parti politique en gestation. Les députés se bousculaient déjà à la porte de son groupe parlementaire «Authenticité et modernité», il est fort à parier que son « Mouvement pour tous les démocrates» provoquera le même appel d’air. Deux raisons essentielles devraient lui assurer un succès garanti. D’abord, sa valeur personnelle intrinsèque du fait de sa proximité avérée avec le Souverain qui a déjà servi pour son triomphe aux élections. Ensuite, le pari sur le MTD et le grand avenir promis à son fondateur feront beaucoup de déçus de la politique telle qu’elle se pratique jusqu’ici. El Himma et ses compagnons jouent sur du velours en dénonçant le déficit de mobilisation des élites et des partis dans l’encadrement des citoyens. Ils profitent des crises qui laminent plus d’un parti politique depuis le scrutin de septembre pour se présenter en tant qu’alternative aux tenants de la «démission et la passivité». Comme il l’a fait pour son entrée fracassante dans la compétition électorale il y a cinq mois, El Himma surprend encore une fois la classe politique avec le même volontarisme. Il veut ratisser large en laissant son initiative «ouverte à tous les démocrates, indépendamment de leur appartenance partisane». Mais à la lecture du premier communiqué public, le MTD lève le voile sur le positionnement centre-gauche qui se dessine au regard des noms des premiers signataires et cofondateurs du Mouvement. A sa gauche, El Himma a placé Khadija Rouissi, Salah Al Ouadie El Assafi, (figures emblématiques du camp des victimes des années de plomb), un ancien compagnon de route de l’extrême-gauche, l’ex-23 mars, Ahmed Akhchichine, et l’ex-syndicaliste et député, tendance de gauche également, versus UMT, Hassan Benaddi. Habib Belkouch, de la galaxie marocaine des droits de l’homme, est le cinquième homme de ce pôle.. Quadrillage du territoireDe la famille du centre tendance libérale, sont élus les jusqu’alors RNI, Aziz Akhannouch et le maire de Tétouan Rachid Talbi El Alami. La troisième composante est formée par les technocrates et grands managers, Mustapha Bakkoury, l’ex-ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah qui apporte de surcroît la touche sahraouie. Pour rester sur un registre éthno-géographique, on peut avancer que le mouvement veut quadriller l’ensemble du territoire. Au Sahraoui Biadillah, s’ajoutent le Soussi Akhannouch, le Rifain Hakim Benchamach qui se partagera la tâche avec le patron de la région nord, Talbi Alami, alors que le centre est déjà incarné par le député des Rhamna. Le dosage politique, technocratique et régional laisse la porte ouverte à un très large spectre pour les futurs adhérents. Reste à convaincre sur l’essentiel. Le mouvement reste opaque sur sa raison d’être, à part la promesse de rassembler, de rénover, de faire la politique autrement. On en saura plus quand les grands axes de ses fondements idéologiques, de sa vision des solutions à apporter au Maroc de demain seront connus. Mais le plus urgent pour le parti d’El Himma est de clarifier ses visées sans attendre pour convaincre les sceptiques qui proclament déjà qu’il s’agit d’un parti de plus pour gagner les élections de demain. Autre clarification importante: peut-on faire émerger, au forceps, une nouvelle élite pour répondre aux souhaits du nouveau règne, sachant que l’institution monarchique n’a jamais eu besoin d’un parti? Mohamed CHAOUI

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