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Economie

El Fida à la recherche de partenaires

Par L'Economiste | Edition N°:3170 Le 15/12/2009 | Partager

. Un besoin de 300 millions de DH sur six ans. Grandes attentes des habitants Trois cent millions de DH. «Ce sont nos besoins en argent sur six ans en vue de répondre aux attentes des habitants d’El Fida». Les propos sont de Saïd Hasbane, président de cet arrondissement. Pour être à la hauteur de ses ambitions, la localité devrait dépenser annuellement 50 millions de DH en investissements. Elle n’en possède que le un-dixième, soit 5 millions de DH par an. Et ce n’est là qu’une subvention destinée aux dépenses de fonctionnement représentant le montant accordé par la mairie pour l’année 2010. Les arrondissements n’ayant plus l’autonomie financière, ils ne peuvent plus prétendre à des budgets propres comme c’était le cas avant l’instauration de l’unicité de la ville. Toutefois, le conseil d’arrondissement d’El Fida compte dépasser le handicap du financement par une double action. Primo, activer la solidarité entre les arrondissements en vue de faire pression sur le maire. Objectif: le convaincre d’augmenter leurs subventions à 20 millions de DH au lieu de 5 millions actuellement. Secundo, activer des partenariats public/privé (PPP). «Nous allons entreprendre des démarches auprès des ministères, des organismes publics, des services extérieurs et des entreprises. C’est notre seule façon, étant donné notre déficit en moyens, de pouvoir réaliser les axes de notre plan de développement et répondre aux besoins de nos concitoyens», affirme Hasbane.Les élus du conseil d’arrondissement sont unanimes. Il faut d’abord commencer avec les problèmes les plus urgents. «Les difficultés de l’arrondissement se disputent la priorité. Et ce, la, parce que notre localité souffre de mille et un maux», indique un élu local. Selon Hasbane, «El Fida est handicapé dans son élan par plus d’une contrainte. La localité a la plus grande densité au niveau national. Elle est aussi la capitale du commerce ambulant avec son impact sur l’hygiène et les recettes communales. El Fida est aussi champion national en matière d’habitat menaçant ruine. C’est aussi une collectivité enclavée, un dortoir et elle manque de foncier». L’arrondissement a aussi un autre défit en termes de santé publique: il est premier en nombre de cas de tuberculose. Partant de ces contraintes, le bureau du conseil a élaboré, en concertation avec les associations des quartiers et autres partenaires locaux, son plan de développement. La réfection et l’amélioration des centres de santé viennent en tête des actions urgentes. Bémol: l’arrondissement a juste une subvention qui fait office d’un budget de fonctionnement (dépenses liées au fonctionnement quotidien comme le gasoil, la bureautique, les pneumatiques, le téléphone, etc.). Il n’a pas de budget d’équipement. La charte certes oblige la ville à financer les équipements des arrondissements, mais la ville ne cache pas son incapacité à répondre à cette obligation par manque de ressources. Ce qui repose avec acuité le problème du recouvrement du produit de la fiscalité locale au niveau de la mairie. Le montant à recouvrer ne cesse de s’élargir d’année en année, privant Casablanca d’un milliard et demi de DH. Somme qui pourrait bien subvenir au gros lot des besoins en équipements des arrondissements. El Fida se met alors à la recherche de partenaires de rechange. Il portera ses doléances auprès des autres conseils locaux (Région et préfecture). Mais aussi devant le ministère de la Santé. Le cadre de vie est aussi un souci pour les élus locaux. Priorité est ainsi donnée à l’eau, au désenclavement, voirie, espaces verts, places publiques et libération du domaine public. Déjà des actions sont engagées en matière de revêtement des rues et de réaménagement. El Fida compte aussi remettre sur la table le fameux dossier d’organisation des marchands ambulants pour lui donner un nouveau souffle. Déjà la préfecture El Fida a conçu une stratégie et a démarré un plan d’action en vue, non pas de faire raz-de-marée du commerce ambulant (cf. www.leconomiste.com), mais d’organiser le commerce informel. Les résultats sur le terrain sont mitigés. «La collectivité d’El Fida doit avoir une attention particulière. Elle est menacée par sa densité qui aggrave l’habitat menaçant ruine et son caractère de centre commercial fait de la localité une place de transition à tel point que des milliers de visiteurs y passent chaque jour», note Hasbane. En ce qui concerne la question de l’habitat insalubre, des démarches sont à effectuer auprès des départements de tutelle et celui chargé de l’Habitat. Objectif: revoir le tissu urbanistique et dégager des pistes de dédensification.Ali JAFRY

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