×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    International

    Egypte: Enième coup de grâce à la démocratie?

    Par L'Economiste | Edition N°:2488 Le 20/03/2007 | Partager

    . Une réforme constitutionnelle très controversée LA démocratie dans la majorité des pays arabes est une chimère. La liste est longue. La Syrie, l’Egypte… Celle-ci s’apprête d’ailleurs à faire adopter, aujourd’hui 20 mars, une série d’amendements constitutionnels. Elle est dénoncée par l’opposition et les ONG des droits de l’homme comme autant d’atteintes à la démocratie sous couvert de lutte antiterroriste. Après leur adoption par un Parlement dominé aux trois quarts par le Parti national démocrate (PND) au pouvoir, les amendements de 34 articles proposés par le président Hosni Moubarak seront soumis à référendum le 4 avril. L’opposition estime que le régime «consacre de facto l’état d’urgence», en vigueur depuis 1981. Les amendements des articles 88 et 179 sont les plus décriés. Amnesty International juge qu’il s’agit de la «plus grave atteinte» aux droits de l’homme en Egypte en 26 ans, soit depuis l’arrivée au pouvoir de Hosni Moubarak. L’article 179 amendé permet aux autorités d’arrêter des suspects, fouiller leur domicile, surveiller leur correspondance et mettre leurs communications sur écoutes sans mandat judiciaire. Il accorde au président le droit de faire juger les crimes de terrorisme par «tout organe judiciaire reconnu par la Constitution ou cité par la loi». Il peut ainsi soustraire à la justice ordinaire les personnes soupçonnées de terrorisme et les déférer à des tribunaux militaires et d’exception. Le nouvel article 88 remplace la supervision de «chaque urne par un magistrat» prévue par la Constitution par une «haute commission indépendante» chargée de suivre le processus électoral dans son ensemble. Le régime argumente que ces dispositions sont nécessaires pour contrer le terrorisme. Le Parlement a approuvé dimanche dernier 13 articles, dont un interdisant la création de partis politiques sur une base religieuse. D’autres font référence au socialisme. Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc