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Economie

Efficacité énergétiqueLes toutes petites entreprises marginalisées

Par L'Economiste | Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

. L’accès au financement, très limité, souvent impossible. Microcrédit accessible, mais insuffisantELLES représentent plus de 98% des entreprises marocaines, mais fournissent moins de 10% du PIB national. Oui, vous avez bien deviné. Il s’agit bel et bien des toutes petites entreprises (TPE). Traditionnellement installées sur l’axe économique Kénitra-Mohammédia-Casablanca, ces entreprises, en plus des difficultés qu’elles endurent pour leur survie, ont également du mal à trouver les financements pour leurs projets. Selon l’étude réalisée par PlaNet Finance Maroc et le GERES (voir article précédent), le secteur du microcrédit pourrait jouer un rôle important dans la promotion de ces entreprises. L’étude met également en évidence les principales contraintes politiques, technologiques et financières rencontrées par ces entreprises. S’agissant de l’offre de financement existante au Maroc, le rapport souligne que les outils proposés ne sont adaptés ni aux très petites entreprises ni aux ménages modestes. Il en est ainsi du programme «Optima» proposé par l’Office national de l’électricité avec le concours de l’Agence nationale de la promotion de la petite et moyenne entreprise. Ce programme, qui vise l’accompagnement des entreprises dans leur mise à niveau énergétique, exclut tous les clients des associations de microcrédit. Ces derniers ne remplissant pas, pour la majorité, les conditions d’éligibilité (au moins deux cadres, et des entreprises avec au moins deux années d’activité continue). Le fonds carbone, qui facilite la diffusion de l’efficacité énergétique et de l’énergie renouvelable, trouve également des difficultés a être mis en place. Il fait face à un marché non mature et aux restrictions des autorités. Il exige, en outre, un savoir-faire important pour les porteurs de projets. Ce qui n’est souvent pas le cas. En conséquence, seulement quatre projets ont été réalisés à ce jour. Le fonds de garantie «Oxygène» de Dar Ad Damane (facilitant l’accès des PME au financement) est parfois difficile d’accès et peu utilisé. Le fonds Ariz de l’Agence française de développement (garantissant le financement bancaire aux PME), qui est actuellement adapté aux institutions de microfinance, ne garantit pas encore les prêts qui pourraient être accordés par les banques aux TPE. Seul le microcrédit octroyé par les associations spécialisées reste le moyen de financement le plus accessible pour les TPE. Le montant global des prêts en cours avoisine les 6 milliards de dirhams pour 1,4 million de bénéficiaires dont 64% de femmes. Le secteur a offert depuis son émergence plus de 5 millions de microcrédits avec un taux de remboursement de 98%. L’émergence de ce secteur est la conséquence de l’assouplissement de la loi en 2004. Ainsi, les associations ont pu diversifier leurs portefeuilles, lancer et développer de nouveaux produits (crédit logement par exemple).


L’offre de la microfinance est insuffisante

SELON l’étude, l’offre du secteur microcrédit reste insuffisante. Quatre freins sont identifiés. Premièrement, la limite de financement à 50.000 dirhams ne permet pas de réaliser des projets importants telle l’acquisition d’un lot. Deuxièmement, l’offre reste peu diversifiée en ce sens que certains secteurs sont peu ou pas couverts (demandes d’investissement de nouvelles activités, financement de l’accès aux infrastructures de base, comme l’eau et l’assainissement). Il en est de même pour la part consacrée à l’amélioration de l’habitat qui ne dépasse pas les 10%. Font également partie des obstacles, les expériences des associations de microcrédit en matière d’accès à l’électricité, qui sont jugées très modestes par l’étude. Enfin, le rapport soulève l’absence d’incitation de l’Etat pour encourager le financement de matériaux de meilleure qualité énergétique dans l’amélioration de l’habitat.Jalal BAAZI

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