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    Ecoles primaires de la Mission Culturelle Française : Alphonse Daudet : Au-delà des directives

    Par L'Economiste | Edition N°:144 Le 08/09/1994 | Partager

    L'école a son propre projet pédagogique, le maître est souverain. En plus du savoir livresque, les méthodes actives développent chez l'enfant l'autonomie et l'esprit de créativité.

    Les bâtiments de l'école primaire Alphonse Daudet, qui existent depuis 1917, étaient à l'origine ceux d'une caserne militaire française. A partir de 1924, ils sont devenus ceux de l'école primaire. "Une multitude de Casablancais ont fréquenté notre école", dit en riant Mme Ingrid Caumel, l'actuelle directrice.

    Près de 500 élèves sont inscrits cette année, dont une proportion de 50% de Marocains. Le recrutement de ceux-ci et des étrangers non-européens n'a été ouvert qu'aux maternelles de 4 et 5 ans, aucun recrutement en élémentaire n'ayant été possible faute de places disponibles . Ceci a d'ailleurs valu pour l'ensemble des écoles de la MCF. L'école A. Daudet compte une vingtaine de classes, elle est dotée d'une salle d'informatique mise en réseau (comme dans toutes les autres écoles de la MCF), d'une bibliothèque de 5.000 ouvrages et d'une salle vidéo. L'enseignement dispensé au sein de cet établissement suit les directives de la dernière réforme pédagogique française de 1985, la prochaine étant attendue pour 1995. "La dernière réforme a introduit de nouvelles méthodes de travail : la réorganisation de l'enseignement primaire en cycles, notamment, constitue à elle seule une véritable refonte pédagogique", souligne Mme Caumel. En outre, de nouvelles mesures ont porté sur l'éducation civique. Il ne s'agit plus des petites leçons de morale d'autrefois mais d'un apprentissage de la sociabilisation à travers des thèmes de réflexion. "Cependant, chaque établissement dispose d'une relative autonomie qui lui permet de définir son propre projet pédagogique. Il est établi globalement au niveau de l'école puis au niveau de chaque cycle, pour être en définitive, au niveau de la classe, l'affaire du maître".

    Les maîtres ont la possibilité de travailler en commun, de partager leurs acquis, de s'échanger des enfants car les classes fonctionnent d'une manière décloisonnée. Ils ont avec les élèves un rapport de confiance, personnalisé. "Notre optique générale consiste à éveiller l'enfant, à utiliser pour ce faire des méthodes actives sur la base de documents authentiques". L'enseignement, poursuit Mme Caumel, ne saurait se confiner aux connaissances livresques, il est aussi censé développer chez l'enfant les capacités à exploiter ces dernières, ainsi que l'autonomie, l'esprit de créativité, l'aptitude au travail d'équipe. Par exemple un projet d'art plastique mené par les élèves de CE2 a permis la réalisation d'une magnifique frise, entièrement sculptée et peinte par les élèves, sur l'un des murs du couloir d'entrée de l'école. A travers cette activité les élèves ont pu aussi acquérir des connaissances sur l'art marocain.

    L'école entretient des relations régulières avec les parents d'élèves et avec les associations de parents d'élèves, par le biais des conseils d'école ainsi que de réunions chaque fois que cela s'avère nécessaire. Les élèves qui manifestent des difficultés scolaires effectuent un passage momentané d'un trimestre à une année dans une classe d'adaptation tout en suivant des cours partiellement dans la classe d'origine. Un cycle se fait normalement en 3 ans, exceptionnellement en 2 ans dans le cas d'un élève surdoué ou en 4 ans en cas de problèmes. "Cette classe supplémentaire, différente de la classe d'adaptation, ne correspond pas tout à fait à un redoublement puisque l'enfant y reçoit un enseignement tenant compte de celui acquis l'année précédente", explique Mme Caumel. Les enfants n'ont droit à ces années supplémentaires que 2 fois. "Nos élèves ne sont pratiquement jamais rejetés du système. En 3 ans de fonction, je n'ai connu qu'un seul cas d'exclusion". Le corps enseignant est composé de 25 maîtres, dont 5, détachés du Ministère marocain de l'Education nationale et recrutés par une commission franco-marocaine, sont chargés de l'enseignement de la langue arabe. Les professeurs affectés à l'enseignement en langue française, nationalité française exigée, sont redevables d'une formation dispensée par les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (qui remplacent les anciennes écoles normales), sanctionnée par un Certificat d'aptitude pédagogique, d'échelle bac+2 pour les anciennes générations, bac+3 pour les nouvelles. Environ 320 maîtres sont employés par l'ensemble des écoles. Les activités parascolaires sont organisées par une structure qui couvre l'ensemble des écoles au Maroc : l'Union Sportive des Ecoles Primaires (USEP) qui gère des compétitions sportives entre écoles, des sports qui ne peuvent être pratiqués au sein des écoles tels que l'équitation, le ski, la voile, et aussi ce qu'on appelle les "classes vertes", pour la découverte, les randonnées en montagne, la sensibilisation à l'environnement.

    B.L.

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