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International

EADS et Dassault aviation se préparent à délocaliser

Par L'Economiste | Edition N°:2665 Le 04/12/2007 | Partager

. Des sous-traitants déjà installés au Maroc, en Tunisie et au BrésilDeux fleurons de l’industrie aéronautique européenne, EADS et Dassault aviation, ont annoncé leur intention de délocaliser une partie de leur production en zone dollar, un appel aux politiques pour qu’ils freinent l’irrésistible ascension de l’euro. Concernant les délocalisations en zone dollar, «je crois malheureusement qu’il ne faut plus employer le conditionnel: il ne faut pas dire il faudrait, il faut dire il faudra, parce que nous n’avons pas le choix», a déclaré le 3 décembre Louis Gallois, patron d’EADS, maison-mère de l’avionneur Airbus, sur la radio Europe 1. Ce week-end, Charles Edelstenne, président de Dassault Aviation, prévenait dans le quotidien Le Monde qu’il allait délocaliser hors de France une partie de sa production «dans des zones dollar ou à bas prix». Une annonce concernant uniquement les avions d’affaires Falcon et non la partie militaire du groupe, a précisé un porte-parole. Aucune autre industrie européenne n’est aussi fortement touchée par la montée de la monnaie unique, qui a frôlé il y a dix jours le seuil psychologique de 1,50 dollar. En effet, Airbus et Dassault Aviation vendent leurs appareils en dollars –la monnaie de référence du secteur– mais doivent supporter une grande partie de leurs coûts en euros. Dans un marché très concurrentiel, ces constructeurs ne sont jamais parvenus à convaincre leurs clients, même européens, à acheter leurs machines en euro. Et pour cause, dans le segment des avions de plus de 100 places, Airbus fait face au géant américain Boeing. Et pour les avions plus petits, destinés aux hommes d’affaires, Dassault Aviation doit affronter l’américain Gulfstream et le canadien Bombardier. Edelstenne semble avoir déjà un calendrier. «Nous sommes en train de préparer les mesures d’adaptation de la société à la nouvelle situation créée par les derniers dérapages du dollar. Elles seront annoncées au personnel dans les premiers jours de janvier», a-t-il dit. Pour Airbus, l’impact «ne sera pas sensible immédiatement sur les usines en Europe», cela se fera «progressivement sur la prochaine décennie», a assuré Gallois. Si les deux constructeurs veulent garder en France et en Europe la plupart des chaînes d’assemblage et la conception des avions, tout le reste pourrait être produit à l’étranger. «Nous allons être obligés de faire fabriquer des pièces d’avion, des portes, des éléments de fuselage, des éléments d’aile, à l’extérieur de l’Europe», a expliqué Gallois. La délocalisation concerne aussi les sous-traitants et fournisseurs «puisque dans les coûts directs d’un avion, Airbus fait directement 16% et les fournisseurs nous apportent 84%». Gallois a donné l’exemple du français Latécoère, un de ses grands sous-traitants «qui commence à s’installer au Maroc, en Tunisie et au Brésil». Synthèse l’Economiste

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